L’Armée malienne neutralise 56 terroristes au cours de plusieurs opérations (état-major général des armées)

Bamako, 07 mai (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé au moins 56 terroristes et interpelé une dizaine de suspects, au cours d’opérations menées sur les deux dernières semaines, indique l’état-major général des armées. Dans un communiqué, publié vendredi soir,  l’état-major général des armées soutient que sous la pression des FAMa, les groupes terroristes sont « de plus en plus réduits dans leurs tentatives désespérées de réorganisation se soldant par des attaques kamikazes ». L’Armée signale que dans les Régions de Koutiala, Bougouni et Sikasso (Sud), les priorités opérationnelles ont porté sur la précision des renseignements et les recherches des terroristes auteurs de l’incendie des infrastructures étatiques de Molobala. « Ces groupes sont à l’origine de l’attaque qui a coûté la vie à un agent de la douane et de deux bénévoles à Bougoula-Sikasso et de celle contre le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kléla », selon l’Armée. Des reconnaissances offensives sont menées dans les régions de Nara (vers la frontière mauritanienne) et de Koulikoro, dans les secteurs de Dalibougou, Kamissara, Borom et Madina Sacko. « Les tirs d’artillerie suivis de fouilles dans la forêt de Troungalé et les collines de Tola ont fait un bilan de 16 terroristes neutralisés et huit interpellés », précise l’état-major des armées. Ces opérations ont permis la destruction de motos, d’engins de fabrication d’EEI (Engin explosif improvisé), d’armes et munitions et récupération d’arme en bon état. La même source indique que des opérations de sécurisation se sont poursuivies dans la Région de Ménaka (Nord-Est).  « Des frappes d’opportunités ont dispersé une vingtaine de terroristes en mouvement dans le secteur de N’Dacki avec la destruction d’un Pick-up et la neutralisation de huit terroristes », indique le communiqué de l’Armées. « Une opération aéroportée sur les lieux des frappes de destruction d’un important plot logistique opérationnel du 24 avril 2022 dans le secteur de Niasso-Sebe et Sossobe- Togoro a permis de recueillir d’importants renseignements », rapporte le document.  On y apprend, également, qu’une patrouille FAMa, sur l’axe Bankass-Bandiagara (Centre), a récupéré une citerne volée à l’Energie du Mali (EDM). Dans le secteur de Douentza (Centre), poursuit le même communiqué, « une patrouille FAMa sur la route Mondoro-Boni a réagi à une embuscade. Cette attaque a coûté la vie à deux militaires, faisant 10 blessés et deux engins endommagés. Quelque 22 terroristes ont été neutralisés, un véhicule équipé de mitrailleuse 14 ,5 mm, divers armements et munitions récupérés, un véhicule équipé de mitrailleuse 12,7mm ont été détruits, selon le bilan de l’Armée. Dans la Région de Ségou (Centre), l’exploitation des renseignements a permis de cibler les réseaux de renseignements terroristes avec un engin de l’Armée légèrement endommagé par un EEI. Les FAMa ont neutralisé, dans ce secteur, dix terroristes et arrêtes huit suspects. Deux AK 47, cinq chargeurs, deux radio TYT, treize téléphones portable, vingt-deux motos récupérés, trois EEI détruits, un otage civil a été libérés. « En réaction à des tirs de harcèlement au niveau de Moussa Wère sur la route Markala-Niono (Centre) », les FAMa ont détruit deux EEI, un pont de fortune en bois, interpellé quatre suspects et récupéré quatre motos, fait savoir la même source.  Elle souligne des frappes aériennes qui ont ciblé et incendié un plot logistique terroriste dans la Région de Bandiagara, toujours dans le Centre.  Cette opération menée sur la base de renseignements a détruit quatre motosdans une forêt à 07 km au nord Est de la localité de Baye. L’état-major général des armées rappelle que le respect des Droits de l’Homme (DH) de même que le Droit International humanitaire (DIH) « reste une priorité dans la conduite des opérations des FAMa ». Il appelle à la « vigilance contre les nombreuses manœuvres en cours visant à diviser les populations et les communautés au moment où l’union des Maliens émerge ». MT/MD (AMAP) 

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 06 mai 2022

Bamako, 07 mai (AMAP) Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 06 mai 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications.  AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant création du Fonds d’Entretien routier du Mali ; b. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds d’Entretien routier du Mali ; c. un projet de décret fixant les modalités d’exécution des travaux éligibles et les frais de fonctionnement et d’investissement du Fonds d’Entretien Routier du Mali. L’Autorité routière a été créée par la Loi n°00-051 du 04 août 2000 avec pour mission d’administrer les fonds destinés à l’entretien du réseau routier. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixés par le Décret n°01-283/P-RM du 03 juillet 2001. L’application de ces textes a relevé des insuffisances, notamment : – la non prise en compte de certaines ressources innovantes ; – le manque de précision sur le financement des prestations de maîtrise d’ouvrage et de maître d’œuvre ; – la nécessité de prendre en compte certains travaux, la perception de frais ainsi que certaines dépenses pour se conformer à la réalité actuelle. En outre, à la suite de la transposition de la directive relative à la stratégie d’entretien routier par le Décret n°2020-0197/PT-RM du 03 avril 2020, il est apparu nécessaire d’adapter l’organisation de l’organisme en charge du financement de l’entretien routier aux dispositions communautaires. L’adoption des présents projets de texte permettra entre autres : – d’adapter l’appellation de l’organisme de financement de l’entretien routier aux dispositions communautaires ; – de préciser la répartition des membres du Conseil d’administration et le mode de désignation de son président ; – de préciser le mode de recrutement du personnel ; – d’étendre les ressources du fonds d’entretien routier à d’autres ressources innovantes ; – de définir le cadre de l’exécution de certains travaux. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE, CHARGE DE L’ACCORD POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE : – Président de la Commission Nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) Colonel-major Faguimba Ibrahima KANSAYE. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2023-2025. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet au Gouvernement d’informer l’Assemblée Nationale sur l’évolution des finances publiques et de partager les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2023-2025 s’appuie sur les orientations stratégiques définies dans le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement durable, les actions contenues dans le Programme d’Actions du Gouvernement de Transition adopté par le Conseil national de Transition et les recommandations des Assises Nationales de la Refondation. Il est établi sur la base d’une prévision de croissance réelle de 5,3% en moyenne entre 2023 et 2025 et un taux de pression fiscale en moyenne de 16,6%. Sur la période 2023-2025, la politique budgétaire sera soumise à des contraintes multiples, notamment la nécessité de se conformer aux critères de convergence communautaire de l’UEMOA et de la CEDEAO ainsi que la mise en œuvre des engagements pris avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du Mémorandum de Politiques Economiques et Financières. Les dépenses seront orientées vers la prise en charge des engagements du Gouvernement pour lesquels la priorité sera accordée, en termes d’allocations budgétaires, tels que : – la poursuite du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ; – l’organisation des élections générales ; – le renforcement du système judiciaire ; – le maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement ; – le renforcement des dépenses sociales et de développement prioritaire ; – l’amélioration des conditions de vie des travailleurs ; – l’opérationnalisation des nouveaux services publics issus des nouvelles régions ; – la contribution budgétaire de l’Etat à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. – l’amélioration de la déconcentration et de la décentralisation budgétaire. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 06 mai 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Kidal : Les donateurs du Fonds fiduciaire des Nations Unies venus constater des réalisations dans la Région

Kidal, 06 mai (AMAP) Une délégation de pays contributeurs au Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la paix et la sécurité au Mali, a effectué pour la toute première fois, une mission de trois jours à Kidal (dans le  Nord du Mali), du 25 au 27 avril 2022. Les représentants de l’Allemagne, du Canada et du Royaume-Uni étaient venus constater la concrétisation de différents projets qu’ils ont financée dans la région à travers ce Fonds. Une visite qui survient en prélude à la Journée internationale des Casques bleus célébrée tous les 29 mai et dont le thème de l’édition 2022 est «Le partenariat, clef du progrès». «C’est la première fois que nous conduisons une mission avec les bailleurs du Fonds fiduciaires à Kidal. Les donateurs ont pu voir les réalisations et échanger directement avec les autorités locales et les bénéficiaires. C’était aussi une excellente occasion pour nous-mêmes et nos partenaires de comprendre les défis et les opportunités sur place», a expliqué Loubna Benhayoune, la Directrice de la section chargée de la stabilisation et du relèvement à la Minusma, qui a coordonné ce «déplacement inédit des donateurs» vers la capitale de l’Adrar des Ifoghas.  «Nos échanges ont porté sur des préoccupations concernant la précarité dans plusieurs domaines et dans cette région en particulier. Il était question du retour des déplacés qui reviennent, partis à cause des conflits, et du retour des services sociaux de base et de la réhabilitation des services techniques pour que les fonctionnaires qui arrivent soient dans de bonnes conditions de travail», a indiqué Colonel Fodé Malick Sissoko, gouverneur de Kidal, après avoir rencontré la délégation. «Parmi les points sensibles pour Kidal cette année, il y a les déplacés qui sont venus de Ménaka et la sécheresse qui frappe la région», a complété Hassane Ag Fagaga, président de l’autorité intérimaire à Kidal. Après avoir échangé avec la coordination de la société civile, les trois bailleurs se sont rendus sur le chantier de la piste d’atterrissage et ont fait l’état des lieux des travaux, tout en rappelant l’importance de ce projet pour le désenclavement de la région. «C’est une bonne opportunité de rencontrer les populations de Kidal, de visiter les projets que nous avons appuyé au travers du Fonds fiduciaire et d’apprécier le travail de la Minusma dans la région. Nous avons eu des échanges fructueux avec les autorités locales. La rencontre avec la société civile était une bonne opportunité pour comprendre comment travailler ensemble», a expliqué Julien Brisson, second secrétaire politique à l’ambassade du Canada au Mali. Les donateurs du Fonds fiduciaire ont également visité le barrage d’Iklahine, (à 15 km au sud-est de la ville). Sur place, représentants de la communauté et l’ONG locale Aford, ont présenté cet ouvrage de 43m de long. « Nous sommes très heureux de cette réalisation qui va alimenter la nappe phréatique et nos puisards. Ce barrage va alléger le fardeau de ces communautés nomades et d’éleveurs qui ne vont plus se déplacer pour chercher de l’eau dans les autres sites», a témoigné Souleymane Ag Ahmed, chef du secteur (subdivision d’un quartier) d’Iklahine.  Avec une capacité de retenue d’environ 22 000 litres d’eau, ce barrage peut alimenter en eau quelque 2 500 personnes et leurs cheptels et ce, jusqu’à six mois après l’hivernage. Une réalisation rendue possible grâce à un financement du Royaume-Uni de plus de 53 millions de Fcfa. « À côté du déploiement de nos militaires au sein de la Minusma, nous finançons des projets à travers le Fonds fiduciaire pour soutenir la stabilisation du Mali. Les représentants de la société civile de Kidal ont évoqué la nécessité de la maitrise de l’eau dans la région. Le gouvernement du Royaume-Uni a pu aider à ce niveau avec la construction de ce barrage souterrain pour que l’eau puisse stagner et bénéficier à la population locale», a expliqué Fraser Campbell, représentant de l’Ambassade du Royaume-Uni au Mali lors de cette première visite à Kidal. Un autre financement du Royaume-Uni a permis d’installer 105 lampadaires solaires dans les 11 quartiers de Kidal dont la remise officielle aux autorités a coïncidé avec la visite de la délégation des bailleurs, le 26 avril. Il s’agit de la seconde étape d’un projet d’installation de 200 lampadaires solaires dans la ville financée par le Royaume-Uni. La première a été réalisée grâce à une contribution du Danemark par le biais du au Fonds de consolidation de la paix. La délégation a aussi visité les trois radiers, points de passage dans les quartiers d’Aliou et de Tazargaf, financés par le Canada. La matinée s’est terminée au camp du 72 Régiment d’infanterie motorisée des FAMa à Kidal. Une rencontre a eu lieu avec les officiers du bataillon, en plus d’une visite guidée des bâtiments rénovés grâce au financement de l’Allemagne. La délégation a également parcouru l’infirmerie construite et équipée grâce à un projet à impact rapide de la Minusma et qui a été complété à travers des ressources du Fonds fiduciaire. Avant leur retour à Bamako, les donateurs ont rencontré les responsables de la Force et de la Police des Nations Unies dans la région, tout comme les équipes civiles de la Mission pour aborder, entre autres, le rôle de la Minusma dans la protection des civils. AMAP avec la MINUSMA 

14è édition de la Rentrée littéraire du Mali : Du beau monde attendu du 10 au 14 mai à Bamako

Bamako, 06 mai (AMAP) La 14è édition de la Rentrée  littéraire du Mali se déroulera du 10 au 14 mai à Bamako, Sikasso (Sud), Djenné (Centre) et Tombouctou (Nord0 sous le thème : «Territoire et imaginaires», ont annoncé, jeudi, le directeur exécutif du Fonds des prix littéraires du Mali, Ibrahima Aya, et le responsable technique de l’événement, Sékou Fofana. Lors d’une conférence de presse, les initiateurs de ce rendez-vous littéraire international ont indiqué vouloir  mettre à contribution les écrivains en vue de répondre à certaines interrogations d’un monde interdépendant.   Il est aussi prévu une participation massive d’écrivaines. En présence des représentants de l’Union européenne (UE), de l’Institut français du Mali (IFM), mais aussi d’autres partenaires financiers et techniques et d’une compagnie de téléphonie, sponsor de l’évènement,  M. Aya  a justifié le thème. «Nous vivons dans un monde d’interdépendance. Rêver, penser, construire … ne peut se faire seul. Les auteurs sont invités à travailler sur cette thématique qui aborde les temps violents que nous vivons.  Ils sont conviés  à  se poser des questions relatives à cette thématique à savoir : Comment habiter ces espaces et être habillés par eux, comment entretenir l’équilibre avec les autres qui y vivent ? Que signifie un territoire pour ceux qui l’habitent et comment imaginer ?», a-t-il. Les auteurs des cinq continents doivent, ainsi, donner des  réponses à ces interrogations et partager leurs expériences avec leurs collègues maliens.  L’écrivain Ibrahima Aya a aussi exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette 14è édition qui a connu un report. Il a salué la fidélité et l’accompagnement des partenaires stratégiques pour leur attachement à la littérature et à la promotion des écrivains.  «La Rentrée littéraire a permis de créer un engouement autour du livre mais, aussi, de l’écriture»,  s’est réjouit Ibrahima Aya. Et d’ajouter que d’année en année, le nombre d’écrivains maliens augmente.   Quant à Sékou Fofana, il a souligné que l’édition de cette année, dont la particularité sera la participation considérable d’écrivaines, a été élargie à plusieurs jeunes nouveaux talents.  «Nous travaillons pour atteindre toutes les capitales régionales en vue d’élargir nos programmes», a-t-il souligné. Malgré les difficultés que traverse le secteur du livre, l’événement a permis aux jeunes de s’orienter vers l’écriture selon M. Fofana. Il a aussi annoncé la programmation qui commence à partir du 10 mai prochain.  «Les sites retenus pour cette édition dans le District de Bamako sont l’Institut de formation des maitres (IFM), les lycées partenaires, le Centre international de conférences de Bamako (CICB), les universités maliennes et la gare ferroviaire.  Il est également prévu des hommages à des auteurs dans les universités et centres scolaires. Tout comme une conférence inaugurale qui se déroulera mardi prochain au CICB. Elle sera animée par des experts du domaine. On peut aussi retenir des conférences-débats, ateliers d’éditeurs, de livre numérique, des  rencontres professionnelles, les cafés littéraires et des journées de lecture.  L’un des temps forts de cette édition sera la remise des prix. Cette année, un prix a été institué pour rendre hommage à l’écrivain, chercheur malien Moussa Sow.  Le représentant de l’UE, Ivan Bertoux, a expliqué la pertinence de l’événement dans le développement socio-économique. Il a également exprimé l’engagement de son institution à soutenir l’initiative.  La Rentrée littéraire reste l’un des rares événements d’envergure internationale au Mali qui continue de résister à l’épreuve des crises socio-politique et sanitaire. Après un premier report, les initiateurs avaient tenu à exprimer l’impératif du maintien de ce rendez-vous littéraire pour la promotion du secteur et des écrivains africains. AS/MD (AMAP)

Trois nouveaux ambassadeurs accrédités au Mali 

Bamako, 06 mai (AMAP) Trois nouveaux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires ont, successivement, présenté, jeudi, au Palais de Koulouba, leurs lettres de créance au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.  Il s’agit des ambassadeurs du Royaume du Maroc, Driss Isbayene, de la République arabe d’Egypte, Tarek Abdelhamid Noureldin et du Japon, Hideki Uezono.  Premier à présenter ses lettres de créance au chef de l’Etat, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume du Maroc est né le 28 mai 1963 à Afourer. Driss Isbayene a obtenu le Diplôme d’études approfondies (DEA) en sciences politiques à l’université Paris 4, panthéon Sorbonne, en 1998. Entre 2016 et 2021, il fut ambassadeur de sa Majesté le roi en Républiques de Guinée, Sierra Leone et Libéria. Auparavant, Driss Isbayene était conseiller diplomatique au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. De mai 2011 à août 2012, il fut chargé d’affaires en pied du Royaume du Maroc en Afrique du Sud. Il a, également, été ministre conseiller, chef-adjoint de mission à l’ambassade du Maroc en Ethiopie. Driss Isbayene est marié et père de deux enfants.      Après le diplomate marocain, c’était au tour de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République arabe d’Egypte de présenter ses lettres de créance au président de la Transition.  Né en août 1964, Tarek Abdelhamid Noureldin a obtenu la licence en linguistique dans le département allemand en 1985. Il était le directeur du département-Palestine des Affaires étrangères jusqu’à sa récente nomination.  De 2019 à 2021, Tarek Abdelhamid Noureldin fut sous-ministre adjoint aux relations culturelles internationales.  Auparavant, il était le 1er secrétaire au cabinet du ministre adjoint chargé des Affaires européennes. Tarek Abdelhamid Noureldin a également été le 2è secrétaire aux Affaires centrafricaines et sous-ministre aux Affaires africaines.  De 2004 à 2008, il fut conseiller à l’ambassade de la République arabe d’Egypte à Varsovie. Tarek Abdelhamid Noureldin parle l’anglais et l’allemand comme langues étrangères.  Enfin, c’est l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon qui a fermé le ban en présentant ses lettres de créance au chef de l’Etat. Né en février 1963, Hideki Uezono est diplômé de l’université de Keio à la Faculté d’économie. Il a d’abord travaillé au ministère des Affaires étrangères, avant de devenir plus tard le 1er secrétaire à l’ambassade du Japon en Côte d’Ivoire. En 2020, Hideki Uezono a été le directeur de la coopération scientifique internationale à la direction générale du désarmement, de la non-prolifération et des affaires scientifiques. Outre sa langue maternelle, il parle le français et l’anglais.   Les cérémonies de présentation ont enregistré la présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. BD/MD (AMAP) 

Mise en œuvre de l’Accord pour la paix : Le Centre Carter apprécie l’engagement des autorités maliennes 

Bamako, 06 mai (AMAP) Le président du conseil d’administration du Centre Carter, Jason Carter, a été recru en audience, jeudi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour des échanges  sur l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, a a constaté l’AMAP .  À sa sortie d’audience, M. Carter a confié : «Nous partons avec la forte impression de l’engagement ferme de ce gouvernement à mettre en œuvre l’Accord que nous croyons être un élément important de la réussite de la Transition. Nous partons également encouragés par l’affirmation de cet engagement». Le petit fils de l’ancien président américain, Jimmy Carter, a déclaré que son Centre est ravi d’avoir entendu une « affirmation totale et sans condition à la mise en œuvre de l’Accord ». « Cela, a-t-il dit, permettra de soutenir un avenir en paix pour le peuple malien ». Il a ajouté que son organisation attend « avec beaucoup d’espoir les prochaines actions du gouvernement pour démontrer au monde, aux Maliens et aux parties prenantes que l’Accord pour la paix porte ses fruits ». Jason Carter s’est dit  très conscient de la situation et du contexte actuels du Mali. « C’est pourquoi, a-t-il indiqué, son Centre veut donner l’appui qu’il peut ». «Nous attendons avec beaucoup d’impatience des actions concrètes pour réaliser les actions de paix», a encore dit le président du conseil d’administration du Centre Carter.  Présent au Mali depuis trois décennies, le Centre Carter lutte contre le ver de Guinée. Depuis quatre ans, il est l’observateur indépendant de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.  MDD/MD (AMAP)

Un guide forestier tué à Diaramana, dans le Cercle de Bla (Centre) 

Bla, 05 mai (AMAP) Un guide forestier des Eaux et forêts du poste de Diaramana (dans le Cercle de Bla) a été tué par balle, samedi (veille de la fête de Ramadan), par des individus armés non identifiés.  La victime, qui répondait au nom de Mamadou Coulibaly, était âgé de 45 ans, marié et père de quatre enfants. Il ressort des témoignages recueillis auprès d’Oumar Koïta, cultivateur dans la localité, que les assaillants étaient au nombre de trois, tous armés. Selon cette source, l’un d’eux rodait dans les environs avec une arme à la main et les deux autres se terraient dans les bois.  Le chef du poste forestier de Diaramana,  Bréhima Traoré dit Rougeot, explique, aussi, avoir reçu un appel téléphonique d’une connaissance pour dissuader son collègue de se rendre au poste ou à la foire hebdomadaire parce que des «djihadistes opéreraient sur les lieux», notamment entre Tounto et Diaramana.  Après cet appel téléphonique, lui-même  a tenté de joindre, en vain, le défunt. Ses multiples appels sont restés invariablement sans suite. C’est après que le maire de la Commune rurale de Diaramana, Kassoum Sogoba, a été informé, au téléphone, par un témoin oculaire de la barbarie des trois hommes armés.  Avant l’arrivée des éléments des Forces de sécurité de Bla, une équipe de patrouille sectorielle des Forces de défense et de sécurité de Koutiala est vite intervenue pour contrarier la progression de ces individus sans foi ni loi vers les grandes agglomérations de la localité, Cette équipe a retrouvé la victime sans vie, allongée par terre.  Les agresseurs qui ont commis cet acte auraient emporté la moto et l’arme de la victime.  Mamadou Coulibaly était en partance pour la foire hebdomadaire tournante de Tounto, un village de la Commune de Diaramana.  Un second motocycliste présent sur les lieux de l’attaque a aussi reçu des balles. Mais sa vie ne serait pas en danger. Saisis par la mairie de Diaramana, les éléments de la protection civile de Koutiala sont venus enlever le cadavre. Informés de la situation par le chef de cantonnement forestier de Bla, les parents de la victime ont récupéré le corps  et organisé les funérailles, le lendemain, à Dougabougou, arrondissement de Markala, en présence d’une foule nombreuse de parents, amis et collègues de Bla et San (Centre). Aux dernières nouvelles, trois individus armés en motos auraient été aperçus à Ouontosso, un village limitrophe de Diaramana.  MO/MD (AMAP)

Recherche sur le paludisme : Des résultats probants

Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 05 mai (AMAP) Les nombreuses recherches sur le paludisme déjà réalisées ou celles en cours ont permis de donner une nouvelle tonalité à la lutte contre cette maladie très répandue dans les pays africains, y compris le Mali. Certaines de ces recherches ont porté sur les moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée, la pharmacovigilance, sur un nouveau vaccin contre le paludisme et celle sur les moustiques génétiquement modifiés.  Pour partager les résultats de ces études, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a initié, vendredi dernier à l’Institut national de santé publique (INSP), une rencontre avec la communauté scientifique du pays.  C’était à la faveur de la traditionnelle Journée scientifique qu’elle organise dans le sillage de la Semaine nationale de lutte contre le paludisme. La cérémonie était présidée par la directrice générale du PNLP, le lieutenant-colonel Aïssata Koné.   En matière de recherches sur le paludisme, le Mali figure parmi les premiers de la classe. Les exploits des éminents chercheurs comme le prestigieux parasitologue, feu  le Pr  Ogobara Doumbo, et le Pr Abdoulaye Djimdé (l’un des plus brillants disciples du grand maître) en attestent.  La directrice générale du PNLP, qui a qualifié la rencontre d’aubaine, a rappelé les exploits réalisés, d’année en année par le Mali. Et de poursuivre que l’implémentation de stratégies efficaces ont inspiré des résultats de recherche sur le paludisme. Ceux-ci ont été « engrangés au prix d’énormes sacrifices consentis par les structures de recherche, regorgeant de chercheurs d’une expertise avérée et qui sont des références en Afrique ». Par ailleurs, le lieutenant-colonel Aïssata Koné a indiqué que cette journée permet une large diffusion des exploits de la recherche. «On ne dira jamais assez le rôle et la place prépondérants de la recherche dans notre croisade commune, en faveur de l’accélération du contrôle voire l’élimination du paludisme», a-t-elle souligné. Et de préciser que la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le stipule. La directrice du PNLP a rappelé que la lutte contre le paludisme est l’une des priorités de la politique de santé du ministère de la Santé et du Développement social. La recherche en est un des piliers centraux, car elle est au cœur des interventions majeures du Plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2018-2022, révisé et étendu à 2024, a-t-elle indiqué. Pour elle, la recherche est le socle de l’innovation en matière de lutte contre le paludisme. Et d’ajouter qu’elle est en train d’engranger incontestablement des résultats probants sous l’impulsion et l’accompagnement sans faille des partenaires techniques et financiers.  Le lieutenant-colonel Aïssata Koné a, aussi, estimé que les changements intervenus dans les stratégies de lutte ont eu pour socle l’utilisation des résultats de recherche. Fort de cette évidence, le PNLP fonde un grand espoir sur la recherche pour innover la lutte contre le paludisme au Mali, afin de maximiser l’impact sur la morbidité et la mortalité.  «Ainsi, les résultats de vos différentes recherches en cours et à venir seront déterminants pour la prise de décision», a lancé la directrice générale du PNLP à l’endroit des participants. Elle a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur soutien incommensurable dans le domaine de la recherche sur le paludisme au Mali.  Particulièrement à l’endroit de l’ONG  «Muso» et la Société Vestergard pour leurs appuis financiers à l’organisation de cette rencontre scientifique. Rappelons que le thème retenu pour l’édition 2022 de la Journée mondiale/Semaine nationale de lutte contre le paludisme est : «Innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies». MDD/MD (AMAP)

Hospitalisation au Mali : A flux tendu

Par Bréhima DOUMBIA  Bamako, 05 mai (AMAP) La situation des hôpitaux maliens, en terme de capacités d’accueil est, parfois, à l’origine de frustration chez les malades et leurs accompagnants. Ce qui vaut au personnel soignant, très souvent à tort ou à raison, des récriminations et des critiques d’inhumanité. Être amené à consulter dans les établissements hospitaliers et autres structures de soins en situation d’urgence est source d’angoisse au Mali. Être accompagnant de malade n’est pas non plus enviable. Il faut bien se frotter les yeux pour croire qu’on ne rêve pas à la vue du spectacle «dramatique», souvent, dans nos établissements de soins. «Il n’y a pas de place. Il faut l’amener dans un autre établissement». C’est «la formule inlassable et absolument fautive» qui est, très souvent, servie aux accompagnants de malades, sans la moindre dose d’humanité lorsque ceux-ci se présentent avec leurs malades. Le décès d’une femme récemment rapporté sur les réseaux sociaux a fait enfler la polémique.  Cette dame aurait été référée de la maternité d’Hamdallaye (quartier de Bamako) vers un établissement hospitalier de la capitale d’où elle aurait été aussi «renvoyée» vers une autre structure située sur les hauteurs de la ville, avant de rendre l’âme, sans être prise en charge. Son décès aurait été constaté à l’arrivée.  Sans condamner à l’extrême, cette pratique de référence d’un malade qui vient en urgence vers un autre établissement du fait de la problématique de places d’hospitalisation n’est pas anecdotique.  Elle une navrante réalité qui fait grincer des dents. Elle est, surtout, à l’origine de récriminations et de critiques  à l’encontre des soignants.  Pourtant, il ne faut pas mettre en cause les médecins dans tous les cas. Parce que ceux-ci s’emploient, parfois, dans des conditions difficiles à soulager les malades. Ce fut le cas, cette veille de fête d’Aïd el-Fitr au service de gynécologie/obstétrique du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré.  Dans cette unité de consultations et de soins, les 46 lits d’hospitalisation sont tous occupés par des patientes. D’autres moins heureuses sont couchées sur des nattes voire des pagnes étalés à même le sol parce que la capacité d’accueil du service a été dépassée. C’est une réalité qui asphyxie le service de gynécologie/obstétrique de Gabriel Touré et requiert un effort de l’administration hospitalière voire de la tutelle (le ministère de la Santé et du Développement social) pour au moins améliorer la situation. À MÊME LE SOL – Dans ce service, notre reporter a pu poser un regard de profane sur la problématique. Dans une salle d’hospitalisation de 10 lits, les médecins ont été contraints d’admettre deux patientes en surplus. Chacune d’elle était couchée sur une natte à même le sol. Le même constat peut être dressé dans une autre salle d’hospitalisation de 12 lits. Cette fois-ci, la pléthore peut choquer surtout à la vue d’un accouchement gémellaire. La parturiente est avec ses jumeaux sur un pagne qui leur sert de couchette.  On sent la résignation chez elle à passer des moments d’observation, après la délivrance, dans ces difficiles conditions avec un regard inquisiteur sur tout visiteur qui rentre dans la salle. Idem dans une autre salle de 12 lits où des femmes admises en hospitalisation sont également couchées sur des nattes. Une patiente abandonne son lit brinquebalant pour se coucher par terre.  Les salles d’hospitalisation du rez-de-chaussée ou salles RDC (trois salles de deux lits et deux salles de trois lits), offrent un peu plus de confort. Mais toutes ces pièces aussi repoussent les limites de leurs capacités. Mais dans toutes les salles d’hospitalisation de ce service, les médecins essaient de soulager les patientes. Ils apportent toute l’attention requise aux patientes, administrent des soins. Le chef du département de gynécologie obstétrique, le Pr Niani Mounkoro, explique que son équipe et lui travaillent à sauver des vies. «Il faut toujours un accompagnement pour améliorer les conditions d’accueil», défend-il. La problématique de places d’hospitalisation est une réalité qui va demeurer tant qu’on ne verra pas grand dans la réalisation de nos établissements de santé.  En attendant, le personnel soignant doit faire montre de chaleur humaine dans les cas de référence pour au moins apaiser malades et accompagnants. BD (AMAP)

Mali : Vaste opération de récupération des logements administratifs occupés illégalement

Par Baba B. COULIBALY Bamako, 05 mai (AMAP) Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a initié une vaste opération visant la «rationalisation de la gestion des logements administratifs» sur l’ensemble du territoire national. Les enquêtes menées à Bamako la capitale, ont concerné 142 logements administratifs. Au nombre desquels 36 sont occupés de façon illégale. Un délai de six mois a été donné aux occupants irréguliers pour libérer les lieux sous peine d’être expulsés.  Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Bréhima Kaména a, par lettre n° 690/MUHDATP-SG du 02 novembre 2021, instruit la Direction générale de l’administration des biens de l’État (DGABE) de lui faire le point actualisé de l’occupation des logements administratifs dans le District de Bamako, première phase de l’opération.  Initiée à cet effet, la mission a porté sur 142 logements administratifs : logements du reliquat et ceux d’astreinte situés en dehors des cours des services.  Le ministre Kaména précise que les occupants en avaient été informés à travers un communiqué diffusé le 2 décembre 2021.  Ainsi, les données recueillies par la DGABE font état de 36 logements occupés par des personnes ne disposant pas de décisions d’affectation ou dont les décisions sont expirées. Parmi elles, figurent deux anciens ministres, neuf retraités et un ancien chargé de mission (non fonctionnaire).  Ils continuent tous d’occuper leurs logements de fonction. Par exemple, sans titre ni droit, une dame occupe une maison administrative. En outre, les familles de huit occupants décédés utilisent encore les résidences affectées à leurs défunts parents, constate la note d’explication que L’Essor a pu consulter.  Toujours au titre des logements illégalement occupés, deux villas du domaine universitaire, sis sur la colline de Badalabougou, ont été affectées au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique suivant la décision n° 217-/MLAFU-SG du 01 août 2003. Elles sont occupées par des professeurs à la retraite. Quatre autres logements sont occupés par d’autres personnes sous le couvert des bénéficiaires. S’y ajoutent « neuf occupants dont les décisions sont arrivées à expiration au terme des cinq ans réglementaires », relève le chef du département en charge des Logements.  La DGABE a, par contre, « recensé 52 logements dont les situations sont jugées légales », explique le ministre Kaména. À ce niveau, 33 logements sont occupés par des fonctionnaires dont les décisions sont conformes à la réglementation, 7 logements sont libres (appartements des immeubles Marabout et Bloc des fonctionnaires), 12 sont affectés au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAMM/BFK), dans le cadre de la coopération Mali-Cuba. Cela au profit des professeurs cubains qui sont rentrés depuis l’éclatement de la crise de 2012.   ULTIMATUM – Selon le ministre en charge de l’Habitat et des Domaines, les investigations sont en cours auprès des occupants concernant 54 logements. Parmi ces habitations, 3 logements à Badalabougou Sema sont affectés à la mairie du District de Bamako pour servir de bureaux. Ils sont utilisés comme logements dont un en location.  Deux autres logements sont occupés par des personnes liées à l’Office malien de l’habitat (OMH) par des contrats. Cependant, 49 occupants ont été incapables de fournir l’ensemble des documents demandés par la mission, en général le personnel de défense et de sécurité.  Certains de ces logements ont fait l’objet d’immatriculation propre de l’armée (Code : EMGA), précise le ministre Kaména. La lettre confidentielle n° 0126/MUHDATP-SG du 14 avril 2022 a été adressée à son collègue de la Défense et des Anciens combattants et à celui de la Sécurité et de la Protection civile pour clarifier la situation des personnes concernées.  «Mon département a entrepris l’élaboration de trois projets d’arrêtés», révèle le ministre en charge de l’Habitat. « Ces arrêtés sont prévus par le décret fixant les modalités d’attribution et d’occupation des logements administratifs », précise-t-il. Leur élaboration contribuera, selon lui, à la rationalisation de la gestion des bâtiments publics de l’État.  Pour ce faire, insiste le ministre Caméra, les actions envisagées consisteront à notifier, par voie d’huissier, aux occupants irréguliers un délai de six mois pour libérer les logements administratifs au-delà duquel les contrevenants seront expulsés.  «La réalisation de ces actions va permettre de rationaliser la gestion des logements administratifs», assure le ministre de l’Habitat, qui précise que l’investigation entamée par la Direction générale de l’administration des biens de l’État s’étendra à toutes les régions administratives du Mali. BC (AMAP)