Bamako, 7 mai (AMAP) L’UNICEF a remis jeudi un lot d’intrants d’urgence d’une valeur estimée à 420 millions de FCFA à la Direction nationale du développement social (DNDS), afin de renforcer les capacités de préparation et de réponse humanitaire au Mali, dans un contexte marqué par les crises sécuritaires et les risques d’inondations, a constaté l’AMAP.
La cérémonie, organisée dans les locaux de la DNDS à Bamako, s’est tenue sous la co-présidence de Sayon Doumbia, Conseiller technique au ministère de la Santé et du Développement social, et de Fosca Giulidori, Représentante adjointe de l’UNICEF au Mali.
Le don est composé notamment de bâches, nattes, couvertures, de kits WASH, de kits de santé et médicaments. Selon les responsables, ces intrants permettront de couvrir les besoins immédiats d’environ 200.000 personnes.
Prenant la parole, Sayon Doumbia a salué « le rapport exemplaire de coopération entre le Gouvernement du Mali et l’UNICEF », tout en remerciant l’organisation onusienne pour « sa constance, sa capacité d’anticipation et sa réactivité pour amoindrir la souffrance des femmes et des enfants pris dans des circonstances difficiles ».
Il a indiqué que cette donation renforcera « les capacités opérationnelles de la DNDS et des directions régionales dans la mise à disposition à temps de stocks », estimant qu’il s’agit d’« un gage du succès de la réponse humanitaire ».
De son côté, Fosca Giulidori a rappelé que les récentes attaques survenues le 25 avril 2026 à Bamako, Mopti, Gao, Kati et Kidal montrent que « les enfants sont les premières victimes des crises ».
« Chaque enfant au Mali doit être protégé de toute forme de violence », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’UNICEF demeure « pleinement mobilisé aux côtés des enfants, des familles et des services pour répondre à l’évolution rapide de la situation humanitaire ».
La Représentante adjointe de l’UNICEF a expliqué que cette remise d’intrants s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre le gouvernement malien et l’UNICEF, axé sur l’anticipation des chocs, la réduction des vulnérabilités et le renforcement des capacités nationales de préparation aux urgences.
Selon elle, l’intensification des effets du changement climatique, notamment les inondations récurrentes, ainsi que les conflits et autres risques, imposent un changement d’approche fondé sur l’anticipation afin de limiter les impacts humains, sociaux et économiques des crises.
Elle a précisé que les intrants ont été prépositionnés de manière stratégique pour permettre des interventions rapides dès les premières alertes et réduire les délais de réponse humanitaire, en particulier au profit des enfants et des femmes.
Le Mali fait face depuis plusieurs années à une situation humanitaire complexe marquée par l’insécurité, les déplacements de populations, les catastrophes naturelles et les besoins croissants des populations vulnérables. Dans ce contexte, l’UNICEF et les autorités maliennes multiplient les initiatives de préparation et de réponse d’urgence à travers des mécanismes de prépositionnement d’intrants et de renforcement des capacités des structures nationales.
OS/KM(AMAP)


