Réaction du département de la Fonction publique suite à la grève de l’UNTM

Par lettre N° 339/BE- UNTM du 19 décembre 2018, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a déposé auprès du ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des relations avec les Institutions, un préavis de grève de 72 heures allant du 09 au 11 janvier 2019.
Le préavis de grève comporte 12 points dont le premier à lui seul comprend 08 sous-points.
Ces points sont les suivants:
-1  L’extinction du protocole d’accord de 2014 qui comprend les 6 sous-points suivants:
      ° Les droits des compressés, les droits des partants volontaires, les droits des syndicalistes lésés, l’intégration des contractuels dans la fonction publique, la relecture des conventions collectives, la relecture des conventions minières, l’UMPP, la transposition de la valeur indiciaire de 2014 en termes de pourcentage d’augmentation de salaire dans le secteur privé pour ceux qui n’en ont pas encore bénéficié.
– 2  Ce point était relatif à la cherté de la vie.
-3   L’octroi d’une nouvelle grille indiciaire dans la fonction publique.
-4   L’amélioration des grilles salariales appliquées dans le secteur privé conformément aux pourcentages obtenus dans la nouvelle grille des fonctionnaires .
– 5   L’établissement de l’égalité des âges de départ  à la retraite dans la fonction publique et le secteur privé, et ce, à partir de janvier 2018.
-6    L’assistance à la Société malienne de transmission et de diffusion.
-7    La violation de la liberté syndicale dans les deux secteurs, public et privé.
-8    l’établissement des passerelles- fonction publique de d’Etat-fonction publique des collectivités et dans le sens inverse.
-9    L’adoption d’une politique véritable assurant la garantie des emplois,notamment lors des recrutements par les bureaux de placement d’une part et d’autre part par la protection des productions de nos unités industrielles.
– 10  La relance du chemin de fer.
– 11  L’extension de la prime de zone à de nouvelles zones à risque.
– 12  L’adoption d’une politique de recrutement massif des jeunes.
Dans le cadre de la gestion du préavis de grève, des correspondances ont été envoyées au Conseil national du patronat et aux départements concernés pour les éléments de réponses, de même qu’à l’Union nationale des travailleurs du Mali pour son mémoire en défense et ses propositions de conciliateurs.
Ces propositions de conciliateurs indispensables pour l’élaboration de l’arrêté mettant en place la commission  de conciliation ont été reçues au ministère de Travail et de la Fonction publique,respectivement le 31 décembre 2018 et le 07 janvier 2019.
Selon la loi N° 87- 47/ANRM du 10 août 1987, les conflits collectifs dans les services publics font obligatoirement l’objet de négociation dans le délai de 15 jours, séparant la date de dépôt de préavis de grève et celle de son déclenchement.
C’est ainsi que les négociations ont commencé le lundi 07 janvier 2019 à 15 heures pour se poursuivre jusqu’à aujourd’hui mardi
La première séance a permis de discuter et d’arrêter des décisions sur le point contenant 08 sous-points,qui a fait l’objet d’un accord partiel.
Au point 2, relatif à la cherté de la vie, après discussions, ce point n’a pu connaître son épilogue.
Il faut rappeler que concernant ce point, le gouvernement  a fait des efforts en matière de maîtrise des prix,notamment, des denrées de première nécessité depuis 2013, le maintien des tarifs de l’électricité et de l’eau à leur niveau de 2013.
Aussi, les augmentations des salaires et accessoires de salaire durant la même période ont été parmi les plus importantes.
Ces efforts ont été  reconnus et salués par l’UNTM lors des négociations.
Toujours dans le cadre des efforts contre la cherté de la vie, le gouvernement s’est engagé à rendre disponible sur toute l’étendue du territoire,les denrées et les produits de première nécessité ,à savoir, les céréales, notamment le riz.
Le deuxième point n’a pu être terminé du fait du retrait des représentants de l’UNTM de la salle des négociations au motif qu’ils doivent aller préparer leur base pour la tenue de la grève, alors que les négociations n’étaient pas terminées,toute chose contraire aux textes relatifs aux négociations collectives.
Ce retrait est assimilable à un refus de dialogue car les parties ont l’obligation,conformément à la législation en la matière , de négocier jusqu’au déclenchement de la grève.
Le  gouvernement,en toute bonne foi s’est engagé malgré la rupture de dialogue du fait de l’UNTM à mettre en application les accords intervenus au cours de la discussion dans les meilleurs délais.
Le gouvernement du Mali soucieux de la stabilité sociale et du respect strict des textes régissant le dialogue sociale,rassure l’opinion nationale et internationale, qu’il reste toujours ouvert au dialogue.
Par ailleurs ,le gouvernement rappelle les dispositions législatives et réglementaires applicables en cas de grève, notamment le service minimum et la retenue des salaires.
Merci de votre aimable attention.

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