Éditorial: le Président Keïta fin prêt pour le job

La cérémonie solennelle d’investiture du président élu se déroule aujourd’hui au Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, retenu pour cause de travaux en cours au Centre international de conférence de Bamako, CICB. En présence des neuf juges de la Cour suprême. Cette cérémonie met le point final au processus électoral de 2018 pour l’élection du président de la République

Au moment où le président Ibrahim Boubacar Kéita se prépare à prêter serment devant la Cour suprême pour la seconde fois, il y a fort à parier qu’il est fin prêt. A l’entame de ce deuxième mandat, le président sait toute l’attente de son peuple qui lui a renouvelé sa confiance en lui donnant dès le premier tour une confortable avance sur tous ses challengers. Confiance à nouveau exprimée à travers le score sans appel qui fut le sien au terme du processus. Aussi le président IBK n’aura-t-il pas attendu cet instant où il doit solennellement renouveler le contrat de confiance avec les Maliens, pour déjà clairement annoncer les priorités d’un mandat qui s’annonce nettement comme celui de tous les défis.

L’investiture du président élu intervient quelques jours à peine après la publication du rapport des Nations unies pointant les graves entraves à l’application des mesures convenues dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. En pointant du doigt au passage des acteurs qui ne sont pas des moindres, le rapport révèle ce qui, incontestablement, constitue un tournant dans le processus. C’est aussi, pour le président, un rappel de l’urgence à conjuguer toutes les énergies pour la mise en œuvre de l’Accord. Mais ce défi- là, le président IBK ne l’a jamais perdu de vue, lui dont un des principaux slogans de campagne a été l’appel à consolider la paix.

Cependant, pour essentielle qu’elle soit, la mise en œuvre de l’Accord d’Alger ne constitue pas l’unique priorité de ce mandat. Dans une allocution à son QG de campagne,  le président IBK en a lucidement fait l’inventaire. Déclarant qu’il a pleinement conscience que « l’unité est la plus grande urgence de ce moment, le président a littéralement scandé les mots « union » et « unité » vingt fois au moins mettant ainsi de façon insistante en garde contre la tentation de la division réveillée par une joute électorale qui fut rude, bien que globalement courtoise.

L’appel direct lancé à son challenger au second tour, est la parfaite illustration de la volonté du président de tourner la page de la confrontation électorale, pour ensemble œuvrer à relever notre pays. Se disant par ailleurs président élu de tous les Maliens, IBK qui dit avoir pris la  juste mesure des espoirs et des attentes de tous, veut rassembler et canaliser les énergies pour relever les défis auxquels doit faire face notre Nation.

Le président IBK a, de façon tout aussi claire, dit sa volonté de dédier son mandat à la jeunesse malienne. Prenant solennellement l’engagement d’œuvrer à l’épanouissement de la jeunesse, à sa formation et à son émancipation, IBK se dit conscient de ce que le Mali doit à sa jeunesse. Aussi, et pour que demain le Mali soit repositionné dans le monde, il nous faut nous mobiliser et unir les efforts autour de la jeunesse pour en faire des entrepreneurs et des bâtisseurs du Mali de demain.

IBK est sans conteste prêt. Prêt pour accomplir la mission à lui confiée pour cinq ans. Une mission dont il connaît à la fois l’honneur et la gravité. IBK est prêt « pour faire le job », en ayant pleine conscience des enjeux de ce second mandat.

A chacune et à chacun d’entre nous de faire sa part de chemin et de répondre à son appel, pour l’accompagner. Dans l’union des cœurs et des esprits, mais également dans la vérité. Pour un Mali debout,

Bonne chance, Monsieur
le président !

Abdoulaye TRAORÉ

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