CAN 2025 : à trois jours de la finale Maroc-Sénégal, 34 journalistes africains découvrent le Maroc en invités exclusifs

Envoyé Spécial : Ladji M. DIABY Rabat, 15 jan (AMAP) – À trois jours de la finale historique de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal (dimanche 18 janvier au Stade Prince Moulay Abdellah), l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) invite un troisième groupe de 34 journalistes venus de cinq pays africains (Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Tunisie, Égypte) à découvrir les infrastructures et le patrimoine du pays hôte. Ce programme exclusif vise à renforcer les liens entre médias du continent à l’occasion de l’événement sportif majeur. « Le football devient un véritable pont entre les médias africains », souligne un responsable de l’ANME. Après une étape à Casablanca, les journalistes ont rejoint Tanger à bord du TGV Al Boraq. Ils ont visité le complexe portuaire Tanger Med et le port de pêche, avant d’explorer, malgré la pluie, la forêt de Perdicaris, les Grottes d’Hercule et le Cap Spartel. Un temps fort a marqué la visite de l’espace Borj En-Naâm dédié à Ibn Battuta, qui rappelle les liens historiques entre le Maroc et l’ancien Empire du Mali sous Mansa Souleymane. « C’est une occasion unique de voir de près comment le Maroc a préparé cette CAN exceptionnelle », a confié l’un des participants maliens. Le périple se poursuit à Marrakech puis Agadir. Il s’achèvera dimanche au Stade Prince Moulay Abdellah, où les journalistes assisteront en direct à la finale Maroc-Sénégal. Cette affiche oppose les Lions de l’Atlas, pays organisateur en quête d’un deuxième sacre depuis 1976, aux Lions de la Teranga emmenés par Sadio Mané, qui dispute là sa dernière CAN et qui a déjà contribué à un record : 120 buts marqués dans le tournoi, nouveau record de l’histoire de la compétition. LMD/OS

« L’Ombre d’un soir » : Une pièce de théâtre qui appelle à la citoyenneté

Bamako, 2 juil (AMAP) La pièce ‘L’Ombre d’un soir’, montée par l’Association Notre Culture (ANC), a offert, mardi soir, au public une œuvre sensible et engagée autour de la dignité, de l’honneur et de la citoyenneté dont la représentation s’est déroulée à Kuma Sô Théâtre, au Quartier du Fleuve, devant une foule de spectateurs, dans une cour bondée. Lors du spectacle, les comédiens ont incarné avec intensité l’histoire d’un amour impossible entre une noble et un griot, empêché par le poids des castes et des traditions. Une union rejetée par les parents, dans une société où le rang social continue de peser plus lourd que les élans du cœur. Écrite par Salimata Togora et mise en scène par Mohamed Diawara, la pièce interroge les traditions et les barrières sociales, tout en prônant des valeurs telles que la dignité, l’honneur, la droiture et le respect des fondements culturels. Plus qu’un simple exercice artistique, ‘L’Ombre d’un soir’ se veut une réflexion profonde sur les effets de certaines normes sur les liens matrimoniaux. Dans un décor minimaliste de bancs, chaises en bois, nattes tressées, le public a voyagé durant 1h30mn au cœur d’une société figée dans nos réalités sociales. « On peut être griot et avoir de la dignité, comme être noble et manquer d’honneur », explique le metteur en scène pour qui la citoyenneté n’est pas un statut mais un comportement. Un message largement compris par l’assistance, captivée de bout en bout. À la sortie, les témoignages émus fusaient. « J’ai vécu la même chose », confie un spectateur, encore bouleversé. « Les parents de ma première femme ont refusé qu’elle m’épouse parce que je suis griot », se remémore-t-il, avec amertume. Le titre ‘L’Ombre du soir’, ou ‘Chou dia’, en Bambara, renvoie, selon la dramaturge, à l’instant charnière de la pièce : une escapade amoureuse surprise au crépuscule, qui révèle au grand jour une relation interdite. Selon Salimata Togora, l’idée est née d’un appel à la création lancé par le ministère de la Culture, à l’occasion de l’année de la Culture, autour du thème des valeurs citoyennes. « À travers cette pièce, on veut questionner nos traditions et faire passer un message : la citoyenneté, ce n’est pas un statut, c’est un comportement », a-t-elle souligné. TC/MD (AMAP)

Maroc : la Princesse Lalla Hasnaa préside la 1ère session du Conseil d’administration de la Fondation du théâtre royal de Rabat

Rabat, 15 mai (AMAP) Son Altesse Royale, la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation du théâtre royal de Rabat, accompagnée de Mme Brigitte Macron, a présidé, jeudi, la première session du Conseil a de ladite Fondation dans les locaux de l’institution culturelle et artistique, rapporte Mahgreb Arab Presse (MAP). « Fruit de la vision éclairée de SM le Roi, le théâtre royal de Rabat se veut une concrétisation de la Haute Sollicitude Royale sans cesse manifestée à l’égard de l’art et de la culture ?, indique MAP. Son Conseil d’administration, « formé d’éminentes personnalités issues d’horizons différents, s’attachera, dans le cadre des hautes orientations royales, à fixer et à enrichir un cadre stratégique pour cette institution ». Ce Conseil est composé de : -Cheikha Al Mayassa Bint Hamad Al-Thani, Présidente du Conseil d’administration de Qatar Museums ; -Mme Brigitte Macron, épouse du Président de la République française ; -M. Othman Benjelloun; -M. Michael Zaoui ; -M. Makhtar Diop ; -Mme Huda Alkhamis-Kanoo ; -M. Gad Elmaleh ; -M. Michel Canesi ; -Mme Hélène Mercier-Arnault ; -M. Farid Bensaïd ; -M. Mohamed Yacoubi. MD (AMAP)

Théâtre : Mystère entre la Femme et l’Homme, une création artistique à découvrir lors de la rentrée littéraire 2025

Bamako, 20 fév (AMAP) Le danseur interprète malien Antoine Rolland Rached sera au rendez-vous de la 17ème édition de la rentrée littéraire dédiée à la jeunesse avec sa création « Mystère entre la Femme et l’Homme », créée vers fin 2023. « Mystère entre la Femme et l’Homme » est une pièce où le danseur Antoine Rolland Rached (porteur du projet) et la danseuse Elène Coulibaly décrivent les pratiques du mariage traditionnel. Ainsi que le lien entre mari et épouse, à travers leurs actions, difficultés, leurs passages des moments d’incompréhensions à la compréhension. Une véritable création artistique qui invite les spectateurs à la (ré)découverte des réalités du mariage en Afrique. Très heureux d’être mis à l’honneur dans cette 17ème édition de la rentrée littéraire au Mali, Antoine Rached que nous avons approché, accueille cet évènement comme « une opportunité précieuse qui permet de mettre en lumière ses talents et de partager sa vision artistique avec un public engagé. » Toute chose, selon lui, qui contribue à la richesse culturelle du Mali. « Pour un jeune artiste, ajoute-t-il, c’est aussi une occasion de se connecter à d’autres acteurs et de s’inscrire dans un mouvement collectif visant à faire avancer la scène artistique ; un moment de partage d’idées et de découvertes pour tous les participants. » Le public de la rentrée littéraire 2025 est invité à venir voir et comprendre à quel point la danse est plus qu’un moyen de divertissement. C’est un métier qui fait vivre et revivre chaque esprit à travers sa pratique, sa révélation, son éveil de conscience, sa mission de transmission de message sans pour autant offenser ou vexer. OS/MD (AMAP)

Mali : Le théâtre à la conquête des jeunes bamakois

Par Mohamed TOURÉ Bamako, 30 nov (AMAP) Faire venir le théâtre au public. L’initiative ambitieuse est du programme KènèKan Plus porté par le consortium Association Anwa Blon et le Journal estival, un outil numérique qui promeut des initiatives culturelles au Mali. Dans le cadre de c.e programme, une pièce de théâtre agrémentée d’intermèdes musicaux notamment d’instruments traditionnels, a été présentée, samedi dernier, à l’Acropole de la Faculté des sciences et techniques de Bamako. La pièce intitulée « Champs d’oiseaux » met en scène l’histoire de deux artistes qui se retrouvent sans public lors de leur concert. Un récit haut en couleurs, plein de rebondissement et de répliques humoristiques. Le public, en majorité des étudiants du Campus universitaire, semblaient conquis. « J’ai beaucoup apprécié le spectacle. Les acteurs ont bien joué. La mise en scène et les jeux de rôles des comédiens étaient captivants. C’était super », s’exclame Salimata Koné, étudiante au Campus, à la fin du spectacle. Selon ses initiateurs, le projet est parti du constat que le public bamakois peinent à avoir accès à du contenu théâtrale de qualité. « L’idée est de proposer des représentations de théâtres de qualité avec un texte, une mise en scène, une distribution en plus des créations lumières. Sans oublier les costumes. En gros,nous touchons tous les corps de métiers du théâtre dans nos spectacles », explique Lévi Togo, directeur artistique du programme Kènèkan Plus. Ce projet propose donc de mettre les artistes sur les planches chaque mois avec deux diffusions afin de permettre au public lambda de découvrir des spectacles vivant de qualité conçus par des artistes professionnels. Kènèkan Plus a effectué sa deuxième représentation après un lancement au Palais de la Culture de Bamako en octobre dernier. Lévi Togo explique que la cible du projet est d’abord les jeunes auxquels le programme prévoit également d’offrir des initiatives d’éducation, de création et de formation théâtrale. Kènèkan Plus ambitionne aussi de promouvoir le changement social et la citoyenneté à travers la diffusion de spectacles vivants. La touche d’innovation est certainement que les spectacles sont filmés. « Au fil du temps l’ambition est de les diffuser à la télévision ou en podcast afin de faire de la promotion du théâtre », a dit Lévi Togo. Samuel Wilsi auteur et mettre en scène, qui a bien aimé la pièce Champs d’oiseaux, trouve « l’idée rafraichissante et intéressante. »  « Je trouve que cette pièce pose la vraie problématique du théâtre ici : où sont les spectateurs ? Il y a les créateurs, les artistes, les professionnels mais les spectateurs ne sont pas souvent au rendez-vous », exhorte l’auteur à la sortie de la salle, avant de montrer le défi qui se cache pour les créateurs derrière cette problématique. Selon lui, les créateurs devraient réinventer leurs productions et faire comprendre au public que le théâtre raconte tout simplement des histoires comme la musique ou les films. « Ceux qui aiment les films à la maison, qu’ils viennent au théâtre regarder un film en live, après ils pourront poser des questions aux acteurs », lance-t-il ironiquement aux jeunes spectateurs. MT/MD (AMAP)

Le conteur malien, Yaya Coulibaly, remporte le Prix international ‘il teatro nudo’, en Italie

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le conteur, chanteur et musicien malien, Yaya Coulibaly, et sa troupe de marionnette ‘Sogolon ‘ ont été récompensés, au début de ce mois de novembre 2019, par le Spazio Teatro No’hma d’Italie, lors de La 10è  édition du prix international ’IL Teatro Nudo’, à Milan, devant cinq autres troupes. Le spectacle «Le baptême du lionceau» que Yaya Coulibaly et ‘Sogolon’ ont présenté, le 29 et 30 mai 2019, a remporté, ainsi, la première place devant les troupes du Japon, classée deuxième, et d’Israël arrivée 3è. Deux autres troupes, de la Corée du Sud et du Kenya, ont obtenu des prix d’encouragement. Ces cinq troupes du palmarès auront droit à des tournées internationales. Ce prix est organisé par l’Association No’hma et la ville de Milan, sous le haut patronage du président d’Italie et avec le soutien du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le théâtre de ‘IL Teatro Nudo’ « a une philosophie qui explore l’être humain et la société, avec un regard curieux et désabusé, montrant des cultures et des réalités inhabituelles », indique-t-on. Le prix est dédié à la mémoire de Teresa Pomodoroqui a, d’abord, conçu et donné vie à l’idée d’un théâtre ouvert à tous les croisements artistiques et qui peut supprimer toutes les barrières sociales et économiques. Pour ces raisons, l’ entrée est gratuite à tous les événements de ce théâtre. Au mois de février 2010, Yaya Coulibaly a présenté, à Magnambougou, la première de « Le baptême du lionceau ». Une œuvre bien connue dans les contes populaires du Mali. L’œuvre raconte un concours de danse organisé par le roi de la forêt pour célébrer la naissance de son enfant. Les animaux de la forêt (l’hyène, l’antilope, le singe) et domestiques (le cheval, le mouton et autres) ont tous pris part à la compétition. Les personnages humains sont, aussi, de cette fête, car un baptême est aussi une fête. Les humains sont représentés par les marionnettes de la gracieuse (Yayoroba), Yankadi (le symbole de la beauté), Mousokoroni (la vieille dame), Flanin (la jumelle), etc. C’est, au total, dix masques et marionnettes que « Sogolon » montre à l’occasion de cette prestation. Conteur, chanteur et musicien, Yaya Coulibalya le don de tirer les ficelles.Très habile, ce marionnettiste de génie excelle dans l’art de faire passer des messages, à travers le jeu de ses marionnettes, inspiré de nos contes et légendes. Il parcourt le monde avec ses spectacles, en mettant en avant des valeurs comme le courage, l’amour et la prospérité. Yaya Coulibaly est à la fois marionnettiste, auteur, metteur en scène, conteur, danseur, chanteur et sculpteur. Avec « Sogolon », il a fait le tour du monde, plusieurs fois, pour des expositions et des représentations sur scène. Il s’est, notamment, produit dans le réseau des Centres culturels français sur tout le continent africain. Ces nombreux périples à travers le monde ont commencé, en réalité, en Inde en 1990. Ils l’ont conduit sur tous les continents : l’Asie, l’Amérique, l’Europe et l’Afrique. YD/MD (AMAP)