Un homme tué dans un meurtre passionnel à Kayes, le couple interpellé

KAYES, 5 fév (AMAP) – Un homme a été poignardé à mort lundi dans la chambre conjugale de son amante à Soutoucoulé, un quartier de Kayes N’Di, à la suite d’un piège tendu par le mari après des soupçons d’adultère de longue date. Le suspect, D.D., et son épouse, A., ont été interpellés par la police du 2ème arrondissement de Kayes après que D.D. a infligé quatre coups de couteau à l’amant de sa femme, D.S., provoquant son décès. Le drame s’est produit dans la nuit du 2 février 2026, au domicile conjugal du couple marié depuis 17 ans. L’époux, qui travaille dans un village distant de 115 km, avait concocté un stratagème pour confirmer ses soupçons d’infidélité, entretenus depuis trois ans selon des voisins. Il a annoncé à son épouse une date de retour à Kayes, mais est arrivé en avance dans la nuit pour la surprendre. Après avoir découvert une moto inconnue dans sa cour et entendu des voix dans sa chambre, D.D. a engagé une vive altercation avec son épouse. L’amant, présent dans la pièce, est alors intervenu. « L’amant tenta de défendre la pauvre dame, en prenant son mari à travers le caftan de son boubou. Après s’être fait trimballer, D.D. parvient à reprendre l’équilibre, se sert de son couteau et assène 4 coups à son agresseur, dont le décès sera constaté à l’hôpital », rapporte l’AMAP sur place. Les éléments du commissariat de police de Kayes N’Di, dirigé par le commissaire Mamoutou Koné, ont procédé à l’interpellation du couple pour les besoins de l’enquête. Les circonstances précises de l’intervention de l’amant, cherchant à défendre sa maîtresse ou à s’enfuir, restent à déterminer. BMS/OS(AMAP)
À l’heure du Mali : Face aux forces du mal, un rugissement confédéral à Niamey

Bamako, 03 fév (AMAP) – La Confédération des États de l’AES reste dans l’œil du cyclone terroriste, projet de sponsors étatiques sans foi ni loi, décidés à imposer la barbarie comme mode de domination. L’attaque contre la base 101 de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, visait le cœur de la souveraineté du Niger et, au-delà, celui de la Confédération. Le communiqué signé par le Président de la Confédération, le Capitaine Ibrahim Traoré, en donne une analyse juste : « une attaque préméditée, coordonnée et aveugle, ayant visé à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, mettant gravement en danger des populations innocentes ainsi que des biens à usage civil ». Le mot « aveugle » pèse lourd : l’ennemi frappe sans discernement, feignant d’ignorer la notion de civil, mû par la seule volonté de tuer. Depuis que les trois États se sont unis, avec le soutien de leurs populations, la Confédération s’est préparée à parer à toute attaque, en maîtrisant la nature de l’ennemi, ses modes opératoires, le profil de ses agents et de leurs sponsors étatiques. Il n’était donc pas surprenant d’entendre, dès le lendemain, le Président Abdourahamane Tiani citer nommément des Chefs d’État de la sous-région et d’Europe. À leur endroit, le général d’armée, en chef de guerre, lança un message retentissant : « Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu’ils s’apprêtent eux aussi à nous écouter rugir. » Ce rugissement annoncé trouve sa trame dans le communiqué du Président de la Confédération : « Les auteurs de ces violences, ainsi que tous ceux qui les financent, les arment, les renseignent ou leur offrent des soutiens politiques, répondront de leurs actes. Les États membres de la Confédération demeurent unis, vigilants et résolument engagés dans une lutte coordonnée, souveraine et déterminée contre le terrorisme et ses soutiens, quels qu’ils soient. » La rapidité avec laquelle les forces nigériennes, confédérales et alliées russes ont enrayé l’attaque (20 minutes selon le Président Tiani) démontre une préparation permanente. Un rugissement létal qui a réduit à néant un projet obscurantiste. La Confédération est désormais rompue aux attaques « spectaculaires », souvent planifiées dans les capitales pour frapper les centres de décision et tirer des dividendes médiatiques auprès de masses manipulées. On se souvient de l’attaque de l’aéroport et de la gendarmerie de Bamako le 17 septembre 2024, ou encore des tentatives de déstabilisation au Burkina Faso le 3 janvier dernier. Quel que soit le mode opératoire, la Confédération dispose des armes pour y parer, devenant chaque jour une école d’excellence en lutte antiterroriste, enviée dans le monde. Presque au lendemain de l’attaque de Niamey, les forces maliennes traquaient les groupes armés terroristes à Mourdiah, tandis que les forces aériennes confédérales menaient des opérations de précision dans la zone d’Akabar, au sud de Ménaka, le long de la frontière nigérienne. Ces événements du début 2026 semblent prémonitoires de ce que le Président Traoré du Burkina Faso a nommé « l’hiver noir », lors de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État, le 23 décembre dernier. « Ma conviction est claire : quelque chose se prépare en Afrique de l’Ouest. Je l’ai appelé l’hiver noir. L’hiver noir arrive. Ce sera un hiver très froid. Un hiver sanglant. Un hiver meurtrier », disait-il au moment de succéder à son homologue du Mali, le Général d’armée Assimi Goïta. L’assistance, avertie, comprit qu’il annonçait une escalade sécuritaire de grande amplitude, nourrie par des attaques terroristes et des tentatives de déstabilisation orchestrées par des acteurs extérieurs, avides de « terres rares » et autres ressources. L’évocation de cet « hiver noir » rappelle aussitôt les ravages du printemps arabe : États disloqués, valeurs de civilisation avilies pour des décennies. Le Président de la Confédération appelle les masses africaines, et particulièrement celles du Sahel, à se préparer mentalement pour contrer de tels projets cyniques. Cette anticipation est déjà une preuve de la capacité de réflexion stratégique et prospective de la Confédération. L’acquisition continue de moyens d’action, notamment dans le domaine sécuritaire, renforce sa faculté d’anticiper et de prévenir les offensives ennemies. La riposte de Niamey, cette nuit du 28 au 29 janvier 2026, est un signal clair aux officines du mal : la Confédération, ses leaders, ses forces armées et ses populations sauront se muer en esquimaux pour affronter l’hiver annoncé, sous leurs acacias et leurs baobabs, prêts à attendre l’ennemi et à le mettre en déroute. Alassane SOULEYMANE
Fin du Symposium sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Anticipation et intégration dans les projets d’investissement public et privé
Bamako, le 17 déc (AMAP) Le Symposium national sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali a clos ses travaux, mercredi, après-midi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB, en formulant une quinzaine de recommandations sur le développement des capacités d’anticipation et d’intégration de l’emploi dans les projets et programmes d’investissement public et privé ainsi que les chaines de planification stratégique. Après trois journées d’échanges, de réflexions et de propositions, les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle ont posé dégagé des orientations claires pour répondre durablement au défi de l’emploi au Mali dont l’élaboration de diagnostics actualisés et co-construits de l’écosystème emploi-formation au niveau sectoriel, régional et communal. Le ministre de l’Entreprenariat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, qui a présidé la clôture, entend aussi « transformer les solutions innovantes en véritables leviers d’emplois, stimuler l’offre de compétences à partir des besoins réels du marché du travail et co-construire des référentiels et curricula de formation pour les métiers émergents et porteur ». Ce, en facilitant l’accès des jeunes et des femmes aux actifs productifs au niveau territorial ou communal. Oumou Sall Seck a indiqué que ce symposium a servi d’espace « pour des convergences entre expertise académique et réalité du terrain. » Selon Mme Sall, le Mali a besoin de compétences opérationnelles mobilisables et non de diplômés sans perspectives. « A ce égard, a-t-elle ajouté, la réforme de la formation professionnelle doit être accélérée avec un accent sur les filières porteuses telles que l’agro-industrie, le numérique, les énergies renouvelables et les métiers de l’artisanat modernisés. » « L’entrepreneuriat est l’axe stratégique majeur de notre Politique de l’emploi. Il nous faut, donc, un véritable changement de paradigme en passant de la culture du chercheur d’emploi à celle du créateur d’emplois» a-t-elle affirmé. Et de souligner que son département a mis en évidence l’impératif de la formalisation de l’économie, la prédominance du secteur informel et l’accès limité à la protection sociale. « Nous sortons de ce symposium avec une feuille de route claire et un calendrier d’actions précis. L’urgence est à l’action. Chaque institution et partenaire est donc appelé à intégrer l’objectif de l’emploi au cœur de ses interventions », a conclu le ministre. BT/MD (AMAP)
Ségou : Saisie de 250 briques de cannabis d’une valeur marchande de 75 000 000 de Fcfa
Ségou, 1er déc (AMAP) Les éléments de la Brigade de recherches du Commissariat de police du 2e arrondissement de Ségou (Centre) ont interpellé, dimanche, trois individus transportant un camion-remorque contenant 250 briques de cannabis, d’une valeur marchande de 75 000 000 de Fcfa, dissimulées sous des marchandises au quartier Pelengana non loin de l’échangeur multiple. Selon le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly, c’est sur la base de renseignements judicieusement exploités que le véhicule suspect, en provenance d’un pays voisin, a été soumis à des fouilles qui ont permis de découvrir des sacs de cannabis de 125 kg. Les trois personnes suspectes interpellées sont Adama Traoré (35 ans) chauffeur, Sidiki Coulibaly (31 ans) également chauffeur et l’apprenti chauffeur Idrissa Mariko (16 ans). « Après la saisie de ces produits prohibés, nous avons immédiatement procédé à l’interpellation des trois individus suspects, tous de nationalité malienne. Informé, le Procureur près le Tribunal de Grande instance de Ségou nous a ordonné de continuer l’enquête. Ils (les suspects) seront conduits aujourd’hui (Nldr, lundi) devant le Procureur près le Tribunal de Grande instance de Ségou pour répondre de leur acte », a fait savoir le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly. Présent, le directeur régional de la police nationale de Ségou, le contrôleur principal de police Abdoulaye Coulibaly a salué l’exploit réalisé par le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly et son équipe. Il a invité la population « à davantage de collaborations avec nos forces de défense et de sécurité afin de mieux contrer le trafic de cannabis et assurer la protection » les citoyens. Et de rappeler qu’« il y a eu plusieurs campagnes de sensibilisation sur les méfaits de la consommation des stupéfiants sur la santé de la population, notamment chez les jeunes en milieu universitaire. » « Cette action vise justement à protéger leur santé », a dit le contrôleur principal de police Abdoulaye Coulibaly. MS/MD (AMAP)
Gualoukoné, dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest) : Une pirogue surchargée coule, emportant 6 élèves dont 5 filles et 1 garçon
Bafoulabé, 28 nov (AMAP) Quelque 6 élèves dont 5 filles et 1 garçon sont morts par noyade lorsque la pirogue transportant 36 élèves (18 garçons et 18 filles), plus le piroguier, a chaviré, ce vendredi, 28 novembre 2025, aux environs de 7 heures du matin, sur la rive gauche du fleuve « Bakoye », a appris l’AMAP de sources locales. Les jeunes victimes sont des classes de 4e et 5e année de l’Ecole fondamentale de Kalé. L’embarcation de 9 m, qui transportait bien au-delà de sa capacité, effectuait la liaison quotidienne entre le village de Gualoukoné, localité de départ, et Kalé, était, selon une source locale, « excessivement chargée. » Selon notre source, « la pirogue a rapidement pris l’eau, semant la panique parmi les passagers. » D’où ce lourd bilan et l’émoi dans la communauté . Grâce à l’intervention rapide de la dame Kankou Sissoko, qui faisait la lessive au bord du fleuve et celle de la population locale, 30 élèves dont 17 garçons et 13 filles ont pu être secourus, selon la même source. Les corps des enfants et adolescents, sans vie, ont été repêchés et remis à la population de Galoukoné par la gendarmerie où ils ont été enterrés vers 11 heures le même jour. Informé du drame, le préfet du Cercle, Siaka Souleymane Sanogo, a dépêché une mission composée de la gendarmerie, d’élus de la collectivité de Mahina et de la direction du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bafoulabé (Ouest) pour apporter à la famille des victimes, la compassion des autorités. La quiétude de la ville de Gualoukoné, située dans le cercle de Bafoulabé, à une vingtaine de kilomètres de son Chef-lieu de commune (Mahina), a été brutalement interrompue. Cette tragédie a plongé toute la communauté de Bafoulabé et les villages environnants dans une profonde consternation. Les parents, les enseignants et les autorités locales sont sous le choc, face à cette perte tragique de jeunes vies promises à un avenir meilleur. Cet accident tragique met, une fois de plus, en lumière les dangers de la surcharge et le manque de sécurité dans le transport fluvial de la localité. Le drame ravive les préoccupations de sécurité liées au transport fluvial à Bafoulabé où de tels accidents, souvent dus à la surcharge et au non-respect des règles de navigation, surviennent régulièrement. Des voix s’élèvent pour exhorter les acteurs locaux compétents à sensibiliser davantage, afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir. La population locale demande, également, un meilleur accès aux infrastructures routières pour réduire la dépendance au transport par pirogue, souvent risqué, surtout en période de crue. BM/MD (AMAP)
Région de Kayes : Huit camions interceptés à Kéniéba pour livraison illégale d’hydrocarbures
Kayes, 18 nov (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Kayes (Ouest) a intercepté, du 15 au 16 novembre 2025, dans la ville de Kéniéba au moins huit camions citernes de gas-oil détournées au profit des ressortissants étrangers. Le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, et son équipe ont déjoué cette tentative de détournement de carburant destiné à des stations-service du Cercle de Kéniéba, dans la partie australe de la 1ère région administrative du Mali. Les camions citernes se dirigeraient vers les sites d’orpaillage où opèrent des étrangers. « Il ne s’agit pas d’interdire la vente des produits pétroliers aux sociétés formellement installées. Mais, les entreprises qui évoluent dans l’informel doivent se conformer aux dispositions légales en la matière. Le souci est de satisfaire la population d’abord », a précisé Robo Bayo. Selon lui, certaines bennes ont été transformées en citernes, souvent d’une capacité de 35 000 litres, pour l’acheminement des hydrocarbures vers les zones d’accès difficile. Dans le cadre du suivi de l’approvisionnement du marché en hydrocarbures, la direction régionale a, d’après M. Bayo, reçu des recommandations de sa hiérarchie pour le suivi des prix, de la disponibilité du stock et le respect des formalités administratives par rapport aux citernes qui transportent des hydrocarbures. « Nous avons mis en place des brigades à Kéniéba et à Kayes pour mener des missions sur le terrain. Ces missions ont constaté que des transporteurs livrent du carburant à des personnes étrangères dans le Cercle de Kéniéba », a souligné le DRCCC. « Le propriétaire de la station n’était même pas au courant de cette transaction commerciale », explique Robo Bayo. Quand l’opérateur économique a eu vent de la nouvelle, il a aussitôt ordonné aux autres citernes d’approvisionner la station-service. Des actes de cette nature alimente la spéculation sur les prix, voire créer une rupture de stock, dans cette partie ouest du Mali. Comme c’est le cas dans le Cercle de Kéniéba où le le gas-oil est cher. Alors que cette zone accueille les plus grandes mines d’or du pays. BMS/MD (AMAP)
Kangaba : un camion tombe du bac et s’enfonce dans le fleuve avec son chauffeur
Kangaba, 04 nov (AMAP) Un accident a fait un disparu, lundi, au petit soir, quand un camion sur le bac assurant la traversée des véhicules lourds et légers et des personnes est tombé dans le fleuve Niger, à Samaya, dans la Commune rurale de Nouga (Ouest). Après avoir envoyé les forces de l’ordre et la protection civile pour les premiers secours, le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao s’est rendu sur les lieux, tôt ce mardi matin. Le premier constat est que le camion est toujours sous les eaux et le conducteur qui était seul à bord demeure introuvable. Une défaillance technique serait à l’origine de l’accident. Selon les conducteurs du bac, les freins du camion ont lâché et le véhicule a continué pour tomber dans le fleuve. Le préfet a présenté, au nom des autorités, les condoléances les plus attristées au grand frère du défunt. Il a invité les populations riveraines à tout mettre en œuvre pour sortir le camion et retrouver le corps. Entre le moment de l’accident et l’arrivée du préfet, plusieurs véhicules attendent de traverser. Pendant que les recherches se poursuivent, le préfet a donné l’ordre de reprendre vite la traversée avec le bac. Il a également prodigué des conseils aux transporteurs en les invitant à respecter scrupuleusement les visites techniques des véhicules pour éviter de tels incidents. SD/MD (AMAP)
Faits divers : Un vol de moto avorté dans une station service à Ouélessébougou
Ouélessébougou 04 nov (AMAP) La pénurie de carburant qui frappe le pays crée un terrain propice aux malfaiteurs. Une station-service a été le théâtre d’un vol de moto de marque Djakarta, ce mardi, aux environs de 08 h à Ouélessébougou, près de Bamako. Alors que le propriétaire de l’engin patientait dans la longue file d’attente pour s’approvisionner, s’est absenté brièvement pour une course, à son retour, sa moto avait tout simplement disparu. Le voleur, après s’être enfui avec le deux-roues, s’est rendu compte que le réservoir était presque vide. Ne pouvant plus aller loin, au risque d’être appréhendé, il a abandonné le deux-roues dans une maison inachevée, à proximité de la station. Heureusement, le propriétaire a pu retrouver sa moto intacte, après quelques heures de recherches mais vidée du peu d’essence qu’elle contenait. Cet incident, heureusement résolu, est un sérieux avertissement et un appel à la plus grande vigilance des populations. Il est donc fortement recommandé de ne jamais quitter son véhicule des yeux, même pour un court instant, et de s’assurer qu’il est correctement verrouillé en cas d’absence. AC/MD (AMAP)
Bamba : Incendie sur le quai, pas de victimes humaines
Bamba, 31 vendredi (AMAP) Un incendie s’est déclaré, vendredi, dans la ville de Bamba (Nord) quand des fûts de carburant entreposées sur le quai ont pris feu dont l’origine n’est pas encore connue, a constaté l’AMAP. Selon les populations, si personne ne peut expliquer la cause du sinistre, tout le monde s’attendait à un incendie en ces lieux, au regard au nombre important de barils d’essence et gaz oil entassés sur le pont. Le site du sinistre est l’endroit où accostaient les bateaux mais présentement réservé aux pinasses. L’incendie a été maîtrisé car plusieurs fûts ont brûlé dans le fleuve et non sur terre. Des enquêtes sont en cours malgré l’absence de l’armée à Bamba où le réseau de téléphonie mobile a été saccagé depuis les attaques de la ville, le 7 septembre 2023. TT/MD (AMAP)
Kéniéba : Arrestation de six braqueurs présumés avec un important butin
Kéniéba, 13 sept (AMAP) La Brigade territoriale de gendarmerie de Kéniéba (Ouest) a saisi, dans la nuit du 4 au 5 septembre, vingt-quatre millions six cent cinquante mille Francs CFA des armes, des munitions, des motos et douze téléphones Androïd et accessoires sur six braqueurs arrêtés à Mankouké, dans la Commune rurale de Dabia, a appris l’AMAP de sources proches de l’enquête. Cette arrestation est intervenue dans le cadre de la sécurisation de la circonscription administrative et de la protection de ses populations et de leurs biens, à travers des patrouilles diurnes et nocturnes, menées par le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Kéniéba, Falaye Fodé Keïta, son adjoint Mamadou B, Diallo et leurs hommes, Les suspects sont tous de nationalité étrangère, qui, soumis à des interrogatoires ont tout nié. Continuant leurs recherches, les gendarmes, à leur tête leur commandant, ont découvert, la nuit du Maouloud, dans une grotte, un arsenal comprenant un PM, un PA artisanal, des munitions (balles et cartouches de fusil de chasse), douze téléphones Androïd, un Power bank, des motos et la somme de vingt-quatre millions six cent cinquante mille, qui serait le fruit de la vente de l’or volé sur différents sites d’orpaillage appartenant à de ressortissants chinois, leurs zones de prédilection pour opérer. De sources sécuritaires, le chef présumé du gang est ressortissant d’un pays francophone où il aurait purgé cinq ans de prison pour, ensuite, se retrouver dans un pays francophone limitrophe du Mali. Les cinq autres sont, également, originaires de notre sous-région. Ils ont reconnu, devant les enquêteurs, être au Mali, depuis deux ans. Leurs théâtres d’opérations sont Sitakily, Tabacoto et Mankouké, précisément sur des sites d’orpaillage de Chinois qu’ils connaissent parfaitement. Leur dernière opération a eu lieu à Taya, dans la Commune rurale de Faléa. Les six hommes ont été présentés au Tribunal d’instance de Kéniéba. Le commandant de la Brigade territoriale, Falaye Fodé Keïta, au nom de tous ses agents, a remercié « sincèrement toute la population du Cercle, en particulier les chasseurs et toutes les bonnes volontés dont la parfaite collaboration, à travers la fourniture d’informations crédibles et l’appui logistique », leur ont permis de réaliser cette arrestation. Il a souhaité que ces « devoirs citoyens continuent pour mettre hors d’état de nuire, les malfrats et redonner confiance et quiétude aux paisibles populations. » MFS/MD (AMAP)

