Le Musée national : un haut lieu de la diversité culturelle et de savoirs au Mali

Bamako, 16 octobre (AMAP) Après avoir effectué de nombreux dossiers sur plusieurs sites emblématiques de notre pays, l’Agence Nationale de Presse du Mali, s’intéresse aujourd’hui au Musée National du Mali, un haut lieu de la diversité culturelle et de savoirs de notre pays. Le Musée national du Mali, gardien d’une mémoire plurielle, célèbre une histoire qui remonte à l’ouverture du « musée soudanais » le 14 février 1953. Créé par l’archéologue franco-polonais Georges Dzymowski, alors responsable d’une antenne de l’IFAN, ce premier noyau de collections a servi de base au futur musée national. À l’indépendance, en 1960, le musée soudanais devient officiellement le Musée national du Mali. Pendant de longues années, il fonctionnera sans siège permanent, installé provisoirement entre l’École nationale d’ingénieurs (ENI-ABT) et l’Institut national des arts (INA), ce qui compliquait la conservation et la gestion des collections. Construction de la 1ère partie du site actuel en 1976 Ce n’est qu’en 1976 qu’un financement international permet la construction de la première partie du site actuel, l’inauguration de ce premier bâtiment a eu lieu au début des années 1980. Un nouveau financement obtenu en 2000 a ensuite permis d’agrandir l’établissement pour lui donner l’importance qu’il a aujourd’hui, qui est bâti sur une superficie de quatre (4) hectares d’environ. Le musée offre désormais une salle d’exposition permanente de 1 700 m², une salle multifonctionnelle de 600 m², ainsi que des locaux administratifs, une bibliothèque, une cafétéria et une galerie thématique aménagée pour illustrer l’évolution de l’espèce humaine. Plus de 40.000 objets conservés Avec plus de 40 000 objets conservés, le Musée national du Mali documente la richesse et la diversité des cultures maliennes, de la préhistoire à l’époque contemporaine. Sa mission est simple et essentielle : collecter, conserver et diffuser le patrimoine culturel malien pour les générations présentes et futures. Pour mieux comprendre ce rôle, nous avons interrogé Daouda Keita, directeur général du musée et archéologue. Il rappelle l’objectif premier de l’institution : « Le Musée national du Mali a pour objectif principal la collecte, la conservation et la diffusion du patrimoine culturel sur l’ensemble du territoire national ; nos objets proviennent de toutes les régions du Mali », précise le directeur général du musée national du Mali. Il revient également sur les origines du musée et sur les difficultés rencontrées pendant les années sans site propre : « Le musée soudanais était hébergé dans les locaux de l’actuel ENI ; après l’indépendance, le Musée national manquait d’un siège unique et de personnel spécialisé, ce qui nuisait à la conservation des biens culturels », dit-il. Le directeur rappelle l’importance des financements qui ont permis la construction puis l’extension du site. Il détaille les équipements actuels du musée et insiste sur la volonté d’ouvrir davantage l’institution aux Maliens : « Notre ambition, c’est que les Maliens s’approprient leur musée. C’est cela, la souveraineté culturelle ». Selon le directeur Keita « le musée a développé des partenariats avec des écoles et des universités et multiplie les actions de sensibilisation pour attirer des visiteurs qui, parfois, passent des années devant le bâtiment sans y entrer ». Conservation des objets matériels et le patrimoine immatériel Les collections ne se limitent pas aux objets matériels. Le musée conserve aussi du patrimoine immatériel : musiques, films documentaires, photographies, plus de 30 000 images ainsi que des archives sonores et audiovisuelles . « On trouve ici des objets très anciens, parfois antérieurs à l’ère chrétienne, jusqu’à nos jours. L’objectif est de conserver ces témoignages et de les transmettre à la jeune génération pour qu’elle puisse s’en inspirer », explique Daouda Keita. L’accroissement des collections continue L’accroissement des collections continue : « Nous avons reçu plus de 900 objets des États‑Unis et, entre 2021 et 2022, plus de 1 000 objets supplémentaires ont intégré les réserves », précise le directeur. Il évoque aussi des apports liés à des recherches doctorales menées par des partenaires étrangers. Le Musée national du Mali fait face à des défis, au premier rang desquels l’insuffisance de personnel qualifié. Daouda Keita appelle à la création de filières de formation locales pour les métiers du patrimoine : scénographie, médiation, conservation, afin de constituer un vivier de compétences adapté aux besoins nationaux. Il explique par ailleurs que le musée travaille à des partenariats public-privé et à une politique de revitalisation visant à enrichir les collections et les activités. Intensification des actions de sensibilisation pour attirer davantage de Maliens Sur la fréquentation, le directeur note une baisse depuis la crise de 2012, qui a réduit l’afflux de visiteurs étrangers. Pour y remédier, le musée intensifie les actions de sensibilisation afin d’attirer davantage de Maliens. « Le musée doit permettre de comprendre notre passé, nos coutumes et nos savoir-faire. On ne peut se développer durablement sans être enraciné dans sa culture », affirme-t-il. Enfin, le musée mise sur les expositions temporaires pour établir un dialogue entre passé et présent et intéresser la jeunesse. Parmi les manifestations récentes figurent « Tékènon », « Jeu du trésor » et « L’âge d’or du Mali », conçues pour valoriser la richesse historique du pays à travers ses objets et ses symboles. Le Musée national du Mali demeure ainsi un lieu d’apprentissage et de rassemblement : un espace où s’expose la diversité des identités maliennes et où se façonne la conscience collective nécessaire pour imaginer l’avenir. ST/KM (AMAP)
Université de Gao : les cours démarreront en janvier 2027

Gao, 14 octobre (AMAP)– L’Université de Gao ouvrira ses portes en janvier 2027 avec des formations en élevage, en pêche et en agriculture, a annoncé mardi son recteur par intérim, le Pr Moussa Touré. L’annonce a été faite en présence du gouverneur de la région de Gao, le Général de division Moussa Moriba Traoré, du deuxième adjoint au maire de la commune urbaine de Gao, Yacouba Maïga, du président de la Coordination des légitimités traditionnelles et du préfet du cercle de Gao, Benena Mounkoro. Selon le recteur par intérim, les cours débuteront dans les trois filières dès janvier 2027. L’ancien siège du conseil de cercle de Gao a été désigné par les autorités régionales pour abriter le rectorat de cette première université de la région. Accompagné d’une délégation composée de responsables administratifs, militaires, communaux et coutumiers, le gouverneur de Gao a salué l’ouverture prochaine de l’établissement. Le Général de division Moussa Moriba Traoré a souligné qu’elle permettra aux étudiants du Nord de poursuivre leurs études dans leur région, sans avoir à supporter les difficultés liées au logement et aux frais de déplacement. AT/CMT (AMAP)
Mali : le Forum de Bamako appelle à une gouvernance numérique inclusive pour préserver la cohésion sociale au Sahel

Bamako, 13 octobre (AMAP) La rencontre annuelle du Forum de Bamako sur le Numérique et la Cohésion Sociale s’est tenue mardi dans la capitale malienne, réunissant représentants d’institutions, professionnels des médias et partenaires techniques autour des enjeux de la gouvernance du numérique et de la cohésion sociale dans l’espace sahélien sous l’égide de Gaoussou Coulibaly, Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Mali, a constaté l’AMAP. Organisée par Search for Common Ground, cette édition est placée sous le thème «Enjeux de la gouvernance du numérique et cohésion sociale : regards du Sahel et d’ailleurs sur les avancées, les défis et les perspectives». Elle a permis d’engager une réflexion collective sur le rôle des plateformes numériques dans la circulation de l’information, la construction des narratifs et les risques de fragmentation sociale dans un contexte sahélien marqué par l’insécurité et la défiance envers les institutions. Les échanges ont mis en lumière les responsabilités des différents acteurs — État, médias, société civile, plateformes technologiques — dans la régulation et l’usage des espaces numériques. La nécessité de construire des politiques de gouvernance numérique adaptées aux réalités locales, tenant compte des spécificités linguistiques, culturelles et sécuritaires du Sahel, a été soulignée par les participants. Search for Common Ground, porteur de l’initiative, œuvre à travers ce forum à renforcer les capacités des acteurs locaux à produire et diffuser des contenus favorisant le dialogue et la cohésion sociale dans une région où les discours de haine et la désinformation constituent des menaces documentées. KD/CMT (AMAP)
GAYA : Lancement de la première biennale internationale de la danse au Mali

Bamako, 11 octobre (AMAP) La première édition de GAYA, la Biennale internationale de la danse au Mali, a été officiellement lancée le samedi au Siège de I DANCE’O à Sabalibougou Courani, a constaté l’AMAP . La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, représenté par son chargé de mission, Attaher Maïga. Elle a enregistré la présence de la représentante du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Touré, de la présidente de l’association IDANCE’O, Bibata Ibrahim Maïga, ainsi que des artistes, créateurs, professionnels de la culture et représentants du corps diplomatique. Portée par l’association IDENCE’O, cette initiative vise de faire de la danse un espace de transmission du patrimoine, de création contemporaine et de rencontre entre les artistes et le public. Dans son allocution, le représentant du ministre de la Culture, Attaher Maïga, a salué une initiative qui place la danse au cœur de la valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que les danses, les gestes, les rythmes et les pratiques artistiques du Mali sont les dépositaires d’une mémoire, de savoirs et d’une vision du monde qui méritent d’être transmis et reconnus. Selon lui, la transmission du patrimoine ne signifie pas son immobilisation. Un patrimoine vivant doit continuer à se pratiquer, à se renouveler et à dialoguer avec les générations présentes et futures. À travers GAYA, le Mali entend ainsi renforcer sa place sur la scène chorégraphique africaine et internationale, tout en offrant une meilleure visibilité à la richesse de son patrimoine et à la créativité de ses artistes. Attaher Maïga a également parlé de l’importance de la formation et de l’accompagnement des jeunes talents. Il a cité le parcours de Bibata Ibrahim Maïga, initiatrice de la biennale, qui a bénéficié du programme d’incubation de talents Mali (ITM), mis en place par le département chargé de la Culture. Il a félicité les initiateurs, les artistes et les partenaires engagés, souhaitant que cette première édition soit un moment d’inspiration, de transmission et de création. Au nom du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Touré a, pour sa part, insisté sur la dimension économique et professionnelle de la culture. Elle a rappelé que les arts vivants mobilisent plusieurs métiers, notamment les artistes-interprètes, les chorégraphes, les techniciens, les administrateurs, les producteurs, les communicants et les formateurs. Pour elle, le développement de ce secteur nécessite le renforcement des compétences et la création de conditions favorables à la professionnalisation. Elle a salué l’approche de GAYA, qui articule transmission, recherche artistique, création et diffusion dans un cycle biennal. Cette démarche, a-t-elle expliqué, permet de relier l’apprentissage à la recherche, puis à la création et à la rencontre avec le public. Elle a enfin souhaité que la biennale favorise de nouvelles perspectives professionnelles et entrepreneuriales pour les acteurs culturels maliens. Prenant la parole, Bibata Ibrahim Maïga a présenté GAYA comme le résultat d’une réflexion, d’un parcours et d’une conviction transformés en action. Elle a précisé que le projet repose sur trois dimensions essentielles : la transmission, la création et la diffusion. Le cycle biennal 2026-2028 vise à favoriser la formation, la recherche artistique, les cocréations et les échanges avec le public. L’initiatrice a particulièrement insisté sur les cocréations, qui doivent permettre à des artistes aux parcours, aux sensibilités et aux langages différents de se rencontrer et d’imaginer des propositions originales. Elle a également soulevé la question de la place du public et de la nécessité de faire des arts vivants un véritable espace de dialogue avec les populations. Tout en remerciant son équipe, les artistes, les formateurs et les partenaires, Bibata Ibrahim Maïga a rendu hommage aux artistes et formateurs disparus, en demandant une minute de silence en leur mémoire. Gaoussou TANGARA (AMAP)
Culture : Bamako Fashion Week 2026, un espace d’expression pour les talents locaux

Bamako, 10 octobre (AMAP) La cérémonie d’ouverture officielle de la Bamako Fashion Week 2026 s’est tenue le jeudi dernier au Mémorial Modibo Kéïta, sous la présidence de Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représenté par le Secrétaire général, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, accompagné des membres du Cabinet et du Secrétariat général, en présence du ministre de la Refondation de l’État Chargé des Relations avec les Institutions Dr. Yaya Gologo, de représentants du corps diplomatique et consulaire, ainsi que de créateurs, stylistes, designers et amoureux de la mode. Organisée du 8 au 10 octobre par les maisons Mariah Bocoum, Makhossi et la Mali Mode Association, cette 3ème édition se tient sous le thème « Créer, c’est oser ». Elle contribue de promouvoir les savoir-faire locaux, de stimuler la professionnalisation du secteur et de faire émerger de nouveaux talents. Le représentant du ministre, Mahamadou dit Koumboun Diarra a rappelé que la mode dépasse le cadre du simple spectacle. Selon lui, elle est création, identité, mémoire, savoir-faire, innovation et économie. D’après le secrétaire général, le patrimoine culturel malien constitue une source inépuisable d’inspiration qu’il convient de transformer en opportunités socio-économiques durables pour la jeunesse. S ‘adressant directement aux jeunes créateurs, il ajoutera que le talent doit être soutenu par la formation, la discipline et l’entrepreneuriat. Il a également salué les initiatives clés du programme, telles que le projet « Localement Vôtre » et le Prix Chris Seydou, qui incarnent cette volonté de transmission. Enfin, il a insisté sur l’enjeu de la mode responsable et la valorisation du « Made in Mali », affirmant l’ambition de faire de Bamako une plateforme de référence sur le continent. Le chargé d’affaires de l’Union européenne, Francesco Ronchi, a réaffirmé l’engagement de l’institution aux côtés de la création malienne. Tout en rappelant le rôle majeur de l’Europe dans la mode mondiale. Il a exprimé le souhait de partager cette expertise avec le Mali, pays doté d’un patrimoine textile exceptionnel (coton, bogolan, indigo, pagne tissé). Le représentant de l’Union européenne a articulé le soutien européen autour de trois axes prioritaires : l’autonomisation des jeunes et des femmes, la promotion du « Made in Mali » à l’international, et la transition de l’artisanat vers une véritable industrie de la mode. La fondatrice de l’événement, Mariah Boucoum a retracé le parcours initié en 2011 avec la Chris Seydou Fashion Week, devenue aujourd’hui la Bamako Fashion Week. Remerciant les autorités et les partenaires financiers et techniques (UE, Orange Mali, Canal+, MAKHOSSI, Mali Mode Association, ICAM), elle a rappelé que le Mali possède tous les atouts pour rayonner. « Nous avons les matières, nous avons les savoir-faire, nous avons les talents. Ensemble, donnons à la mode malienne la place qu’elle mérite en Afrique et dans le monde », a-t-elle déclaré, tout en saluant la présence de créateurs venus du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de France et de la diaspora. À l’issue des allocutions, un grand défilé de mode a dévoilé les créations de stylistes nationaux et internationaux. L’événement propose un programme dense : 35 designers nationaux et internationaux présentés ; 20 jeunes créateurs accompagnés via « Localement Vôtre » et le Prix Chris Seydou ; 250 participants aux formations, masterclasses et au Forum de la Mode ; 40 stands au Marché des Créateurs et une Exposition Éphémère de Mode Responsable. GT/KM (AMAP)
Koulikoro : les avantages de la convention collective expliqués aux professionnels des médias.

Koulikoro, 8 octobre 2026 (AMAP) La coordination régionale de l’Union des journalistes reporters du Mali (UJRM) a organisé, jeudi après-midi à Koulikoro, une journée d’échange consacrée à la convention collective de la presse et aux mécanismes de protection sociale des professionnels des médias. a constaté l’AMAP. La rencontre, présidée par le coordinateur régional de l’UJRM, Djibril Fofana, a réuni des journalistes et reporters ainsi que des représentants des faîtières de la presse, notamment l’URTL, l’AJRESMA et APPEL-Mali. Le directeur régional de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Ismaël Manby Diabaté, et le directeur de la radio Jamana, Youssoufa Maïga, ancien coordinateur de l’URTL, ont également pris part aux échanges. Les participants ont été sensibilisés sur les principales dispositions de la convention collective de la presse, notamment celles relatives aux droits et obligations des journalistes ainsi qu’aux conditions d’exercice de la profession. Les échanges ont également porté sur la protection sociale. Le directeur régional de l’INPS a présenté aux professionnels des médias l’importance de la couverture sociale ainsi que les conditions et modalités d’adhésion à l’institution. Cette journée visait à renforcer la connaissance des journalistes sur leurs droits professionnels et les dispositifs de protection sociale, afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de travail. ALD/CMT (AMAP)
Rentrée académique 2026-2027 : l’ESJSC place l’année sous le signe de l’éthique et de l’excellence

Bamako, 6 octobre (AMAP) L’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC) a lancé lundi ses activités académiques au titre de l’année 2026-2027, lors d’une cérémonie placée sous le signe de l’éthique professionnelle, de la prévention des stupéfiants et de l’excellence académique, a constaté l’AMAP. Le directeur général de l’ESJSC, Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a invité les nouveaux étudiants à placer la curiosité, l’objectivité et la quête de la vérité au cœur de leur formation. Il a également insisté sur la nécessité de cultiver une saine émulation et de développer des relations solides entre étudiants. La cérémonie a été marquée par une intervention de l’Office central des stupéfiants (OCS). Le contrôleur principal Abou Coulibaly a présenté les missions de l’Office, notamment en matière de prévention, de contrôle, de répression et de coordination opérationnelle. Il a ensuite animé une séance de sensibilisation sur les drogues, la dépendance et leurs conséquences sanitaires et sociales. Le directeur des études, Mohamed Diarra, a présenté le fonctionnement de l’établissement et les principaux repères du parcours universitaire. Le secrétaire général, Dr Kali Keïta, a, pour sa part, rappelé les dispositions du règlement intérieur ainsi que les droits et devoirs des étudiants. La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations de mérite aux meilleurs enseignants et étudiants de l’année écoulée. KD/CMT (AMAP)
Mali : Le rapport préparatoire de l’Année de l’éducation et de la culture remis au gouvernement

Bamako, 6 octobre (AMAP) Le rapport du Comité préparatoire de l’Année de l’éducation et de la culture 2026-2027 a été officiellement remis mardi au ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, en présence de son collègue en charge l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au cours d’une cérémonie tenue à l’Inspection générale de l’Education nationale, a constaté l’AMAP. Le document, élaboré à la suite du décret n°2026-0067/PT-RM du 13 février 2026, décline les activités, la planification et le budget proposés pour la mise en œuvre de cette initiative. La vice-présidente du comité préparatoire, Mme Assétou Founè Samaké, a indiqué que les travaux avaient notamment retenu le »Sigi », rite cinquantenaire, comme symbole unificateur des dimensions éducative, culturelle et scientifique de l’initiative. Trois principaux domaines d’investissement ont été identifiés : le renforcement du système éducatif et culturel, l’accès des jeunes aux connaissances scientifiques à travers notamment les langues nationales et la formation d’ingénieurs dans les différents secteurs d’activité. Le ministre de l’Éducation nationale a assuré que les départements concernés, sous la direction du Premier ministre, prendraient les dispositions nécessaires pour opérationnaliser les actions prévues dans le plan d’action. Il a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre concrète, mesurable et durable sur l’ensemble du territoire. KD/CMT (AMAP)
Gourma Rharous : les enseignants fêtent le 5 octobre

Les branches locales des syndicats de l’éducation et l’administration scolaire du cercle de Gourma Rharous ont célébré le lundi 5 octobre, la Journée internationale de l’enseignant, conformément à la tradition instituée par l’UNESCO, a cobstaté l’AMAP. La cérémonie officielle de célébration s’est tenue dans la salle de conférences de la mairie de Rharous, sous la présidence du capitaine Ousmane Coulibaly, sous-préfet central, représentant le préfet du cercle. À ses côtés, il y avait M. Souleymane Aguissa Maïga, 2e adjoint au maire de la commune de Rharous, et M. Mahamadou Yacouba Maïga, directeur de l’académie d’enseignement. La cérémonie a également enregistré la présence des autorités scolaires, des représentants locaux des syndicats de l’éducation, des différents partenaires de l’école, notamment l’ONG ADRA/MALI, et d’un important parterre d’enseignantes et d’enseignants. Trois interventions clés ont marqué la cérémonie. La première a été le mot de bienvenue du représentant du maire. Dans son propos, il a salué le courage et l’abnégation du corps enseignant, dans un contexte particulièrement difficile, singulièrement celui de Gourma Rharous. À sa suite, le porte-parole des syndicats, M..Ibrahim H. Traoré, dans une intervention forte, a rappelé les doléances du secteur, à savoir : l’amélioration des conditions de vie et de travail, la sécurité des enseignants et la revalorisation de la fonction enseignante. Dans son discours d’ouverture, le Capitaine Ousmane Coulibaly, au nom du préfet, a rendu un hommage appuyé aux enseignants. Il a ensuite réaffirmé l’engagement de l’administration à soutenir le personnel enseignant, en droite ligne avec le thème de cette année. Après le discours officiel d’ouverture, des attestations de reconnaissance ont été remises à certains enseignants et enseignantes méritants, pour services rendus à l’école. Le clou de la journée a été la conférence-débat sur le thème international de cette année 2026 : «Aux côtés du personnel enseignant : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs». La conférence a été brillamment animée par M. Mohamed Ag Mahmoud, enseignant-chercheur. Le conférencier a développé le thème en trois dimensions essentielles : symbolique (valoriser et respecter l’enseignant), professionnelle (former et soutenir l’enseignant) et matérielle (assurer un salaire digne et des conditions décentes de travail). La conférence a été suivie d’échanges fructueux avec l’assistance, permettant de contextualiser ce thème aux réalités du cercle de Gourma Rharous. La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère de convivialité et d’espoir, avec l’engagement ferme de toutes les parties de faire de l’école un pilier du développement du cercle de Gourma Rharous. MG/CMT (AMAP)
Gourma Rharous : l’école rouvre ses portes

Gourma Rharous, 1er octobre (AMAP) Après trois mois de vacances, les élèves ont retrouvé le chemin de l’école. L’année scolaire 2026-2027 a été officiellement lancée, ce jeudi 1er octobre, dans l’ensemble des établissements scolaires de la circonscription d’enseignement de Gourma Rharous. La cérémonie de lancement a eu lieu dans la cour de l’école privée «Handara», sous la présidence du Capitaine Ousmane Coulibaly, sous-préfet central, représentant le préfet du cercle. Il était accompagné du directeur d’académie d’enseignement de Gourma Rharous, Mahamadou Yacouba Maïga. Les autorités communales et scolaires, les présidents des Comités de gestion scolaire (CGS), les partenaires financiers, les représentants des syndicats ainsi que les Forces de défense et de sécurité (FDS) étaient présents. À 7 h 30, le signal a été donné avec la montée des couleurs nationales. La cérémonie s’est poursuivie par la visite du représentant de l’exécutif local et de sa délégation dans une classe de 6ᵉ année. Là ils ont encouragé les élèves et leur ont prodigué des conseils. Auparavant, la délégation avait suivi avec intérêt la traditionnelle leçon modèle, prélude aux cours proprement dits. Dispensée en sciences naturelles, elle était intitulée «Protéger sa santé», à travers le concept de «sécurité sanitaire alimentaire», en particulier dans l’espace scolaire. La visite des autorités s’est poursuivie au Lycée public de Gourma Rharous. Là aussi, la délégation a prodigué des conseils et adressé des encouragements aux élèves. À cette occasion, le proviseur, Ousmane K. Maïga, a fait part aux autorités de la principale difficulté de son établissement : le manque criant d’enseignants, dont il souffre depuis sa création. Dans les deux établissements visités, les autorités ont pris bonne note des difficultés soulevées. Quant aux élèves, confiants et enthousiastes, ils affichaient leur joie à l’occasion de ces retrouvailles et leur envie de reprendre les études. La circonscription académique de Gourma Rharous compte, pour l’année scolaire 2026-2027, 4.510 élèves répartis entre deux centres d’animation pédagogique : Gourma Rharous et Gossi. Dans celui de Gourma Rharous, on dénombre 118 structures scolaires, composées de 92 écoles publiques, six écoles privées, une école communautaire, six medersas et 13 Centres de développement de la petite enfance (CDPE). Ces statistiques comprennent 28 écoles non fonctionnelles durant l’année scolaire 2025-2026. Approché par l’AMAP après le lancement, le président du Comité de gestion du lycée public, Sidi Oumar Adiawiakoye, s’est dit «très confiant pour le déroulement d’une bonne année scolaire». Il a toutefois exprimé certaines préoccupations : «Le manque d’enseignants et l’insécurité dans certaines zones de notre aire scolaire sont très contraignants, dans la mesure où ils impactent sérieusement le fonctionnement normal de certaines écoles.» Il reste cependant optimiste : «Notre résilience et notre engagement nous permettront de transcender toutes ces difficultés. Il suffit de croire en nous-mêmes. » Notons que cette rentrée scolaire a été sécurisée avec professionnalisme par les FAMa de la place. MG/CMT (AMAP)

