Kangaba : La construction de l’hôpital du district accuse un léger retard

Kangaba, 13 mai (AMAP) – La 2è réunion mensuelle du projet de construction de l’hôpital du district de Kangaba s’est tenue, mardi, sur le chantier sous la présidence du préfet du cercle, Abou Dao. Organisée par la mission de suivi-contrôle, la rencontre a permis aux participants d’effectuer une visite de terrain, d’évaluer l’état d’avancement des travaux et d’examiner les recommandations issues de la précédente session. Au cours de la réunion technique, l’ingénieur de contrôle, Soumaïla Kanandjigui, a présenté l’évolution des différents blocs. Les travaux de fondation du bloc pédiatrie sont réalisés à 90% contre 40% pour les élévations. Le bloc de consultation externe affiche 80% pour les fondations et 30% pour les élévations. Les fondations de la maternité sont exécutées à 80%, contre 25% pour le bloc opératoire et 20% pour le bloc urgence-réanimation. Le bloc des bureaux des rentrées présente un taux d’exécution de 50% pour les fondations et 5% pour les élévations. La mosquée et le parc auto sont réalisés à 10%, tandis que la cuisine et l’incinérateur sont à 5%. Selon les responsables techniques, les travaux enregistrent un léger retard en raison de l’insuffisance du personnel sur le chantier. Les participants ont toutefois salué les progrès réalisés dans la sécurisation du chantier, la gestion des déchets et le port obligatoire des équipements de protection individuelle. À l’issue des échanges, ils ont recommandé de renforcer considérablement les effectifs sur le site afin d’accélérer le rythme des travaux et respecter les délais d’exécution du projet. SD/CMT (AMAP)

Ministère des Transports et des Infrastructures : 51e réunion annuelle des services des routes

Bamako, 9 déc (AMAP) La 51e édition de la réunion annuelle des services des routes, qui se déroule les 9 et 10 décembre, s’est ouverte, mardi, à la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), sous le thème : « Des infrastructures routières résilientes pour soutenir le développement et promouvoir la mobilité. » Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Abdoulaye Imirane Touré qui assurait l’intérim de son collègue des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, en mission à l’étranger, a indiqué que le thème reflète les préoccupations actuelles pour la sauvegarde et la durabilité du patrimoine routier. Il a ajouté que cette réunion, inscrite définitivement dans le calendrier institutionnel. « représente un moment privilégié d’échange, d’évaluation et de projection pour l’ensemble des acteurs engagés dans la construction, l’entretien, la modernisation et la préservation du réseau routier. » La réunion « permet à la grande famille des Travaux publics de dresser le bilan des activités de l’année écoulée, de relever et d’analyser les difficultés soulevées et de proposer pour l’année prochaine des solutions aux problèmes rencontrés », a également précisé Abdoulaye Imirane Touré. Le ministre a énuméré des travaux de construction, sur financement national, avec le  concours des institutions financières africaines et internationales, dont l’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati de la RR9, de la bretelle d’accès au point G, de voirie à Kati et de la section Rond-point-GMS-Samé-Kati, la réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord, ; Et aussi l’aménagement en 2×2 voies de la section Sévaré-Mopti de la RN6, l’aménagement de la voirie à Mopti et à Sévaré, ainsi que la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo, l’aménagement et l’élargissement du tronçon urbain de la Route nationale n°27 (Bamako-Koulikoro) à Bamako. Il a. cependant, signalé la suspension, pour cause d’insécurité, des travaux de construction et de bitumage de la route Kwala-Mourdiah-Nara, Section 1 : Kwala-Wolokoro-Kaloumba et Section 2  : Kaloumba-Nara, de la route Macina-Diafarabé-Tenenkou : Lot 1 Macina-Diafarabé, la construction et le bitumage de la route Banankoro-Dioro. En matière d’entretien périodique et d’entretien courant des routes, « les programmes en cours de réalisation sont : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Nioro, Kita, Dioila, Bougouni, Koutiala, San, Bandiagara, sur un linéaire total de 2 370 km de routes revêtues, pour un montant de 3 000 000 000 Fcfa, et des travaux d’urgence dans le District de Bamako, pour un montant de 3 500 000 000 Fcfa, sur financement du Fonds d’entretien routier du Mali », a souligné l’intérimaire du ministre des Transports et des Infrastructures. A propos du Programme des travaux d’urgence sur les infrastructures routières endommagées par les inondations de 2024 de la composante 6, Intervention d’urgence contingente s’élève à un montant de 9 163 444 605 Fcfa financé par la Banque mondiale, a également souligné le ministre Touré. En perspectives, a-t-il dit, le département des Transports et des Infrastructures s’inscrit, pour l’année 2026, dans la réhabilitation de 137, 668 km de la section Diéma-Sandaré du corridor Bamako-Dakar par le Nord, y compris la traversée en 2x2z voies de Diéma et Sandaré, l’aménagement de 11 km de voirie urbaine dans les villes de Diéma et Sandaré, le démarrage des travaux d’aménagement de 200 km de pistes rurales assorti de réalisations connexes, l’exécution du Programme de corridor routier économique régional Bamako-Dakar par le Nord, phase 1 (PCRER-BDN1), réhabilitation de la section Didiéni-Diéma (180 km), la poursuite des travaux et les interventions d’urgence dans les zones d’insécurité et notamment à Sandaré-Kayes, avec le concours des forces armées maliennes. Le Ministère des Transports et des Infrastructures se réjouit l’accompagnement de la Banque africaine de Développement et de la Banque mondiale, et se félicite de la qualité de la solidarité gouvernementale.  Il a espéré que les recommandations de la rencontre inspireront des décisions de gestion et de politiques publiques. Une minute de silence a été observée en mémoire des chauffeurs et conducteurs de véhicules de transport d’hydrocarbures et victimes civiles et militaires qui ont consenti le sacrifice ultime pour Mali. ST/MD (AMAP)    

Bamako : Concertations sur la sécurisé des espaces publics

Bamako, 16 oct (AMAP) « Il est inquiétant de constater que l’atout potentiel énorme que constituent les espaces publics maliens est mal connu et souvent exploité sans prendre en compte les intérêts des populations urbaines, des collectivités territoriales et de l’Etat », s’est alarmé, jeudi, le ministre malien de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, M. Touré, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux de la Journée de concertation sur la sécurisation des espaces publics dans le District de Bamako et certaines localités de la Région de Koulikoro, à la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, a réitéré le constat longtemps établi que « nos villes sont confrontées à de nombreux défis en matière de développement urbain, parmi lesquels l’offre de services urbains efficaces aux citadins. » « Ces services sont offerts à travers des espaces qui leur sont destinés dans différentes opérations d’urbanisme publiques ou privées. Malheureusement, plusieurs espaces, notamment ceux destinés à l’amélioration du cadre de vie sont détournés de leur vocation au profit d’usages privés », a expliqué Imirane Abdoulaye Touré. « Pour la sécurisation des espaces publics, mon département a entrepris plusieurs initiatives dont, entre autres, la communication et la sensibilisation sur leurs utilités, la mobilisation sociale pour veiller sur eux et la mise en route du numéro téléphonique 80 00 11 78 au niveau de la PONAV », a-t-il fait savoir. Le ministre Touré, dont le département a organisé cette journée dans le cadre de la célébration du mois d’octobre urbain, édition 2025, a rappelé que le gouvernement a adopté, le 26 février 2014, la Politique nationale de la ville (PONAV), « permettant d’aborder un tournant décisif dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et d’assurer un développement durable des centres urbains. » « Nous avons réuni l’ensemble des acteurs qui sont impliqués dans la sécurisation du domaine public pour discuter et avoir une feuille de route commune », a précisé, pour sa part, le directeur national de la Cellule de suivi de la politique nationale de la ville (CS-PONAV), N’Tji Abdrahamane Diawara. Selon lui, aujourd’hui, il s’agit de faire la revue de ce qui s’est passé et de ce que nous avons retenu comme leçon et introduire les innovations, notamment celles du nouveau Code domanial et du nouveau Code de la construction au Mali « afin d’améliorer nos outils en matière de sécurisation et de la gestion des plaintes sur les espaces publics. » Il a indiqué que les localités ont été choisies suivant les plaintes reçues sur le numéro vert : 80 00 71. « Sur le numéro vert, nous recevons beaucoup de plaintes. Et nous avons remarqué que des localités sont plus concernées dans la Région de Koulikoro, notamment Kati, Kalabancoro, Sangarébougou, Moribabougou. » « La nature a horreur du vide. Si ces espaces restent vacants, nous savons très bien que ces prédateurs ne vont pas les laisser. Donc, nous les sécurisons et nous les valorisons continuellement », a dit M. Diawara. ST/MD (AMAP)

Bamako abrite les 17èmes assises de l’AGEPAR : la durabilité des infrastructures routières au cœur des débats

Bamako, 25 sept (AMAP) « La route est bien plus qu’une infrastructure physique. Elle est un vecteur essentiel de l’intégration, du désenclavement, de la croissance économique et du développement des États », a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, mercredi à Bamako, à l’ouverture des 17èmes assises de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR), constaté l’AMAP. Cette rencontre, organisée dix-neuf ans après les premières assises tenues dans la capitale malienne en 2006, coïncide avec le trentenaire de l’AGEPAR. Plus de 90 experts venus de plusieurs pays d’Afrique et du monde participent à ces assises placées sous le thème : « Durabilité des infrastructures routières en Afrique : problématique, solutions et perspectives ». Selon la ministre, malgré les défis sécuritaires, financiers et climatiques, le Mali « reste résolument engagé à moderniser son réseau routier, à améliorer son entretien et à promouvoir des infrastructures résilientes et adaptées aux exigences du développement durable ». Elle a insisté sur la nécessité de trouver des mécanismes de financement pérennes et d’intégrer les dimensions climatiques et environnementales dans la conception des projets. Cheick Oumar Diallo, directeur général des Routes du Mali et président de l’AGEPAR, a pour sa part salué « l’engagement constant des États et des partenaires en faveur du développement d’infrastructures routières modernes, durables et intégrées au service de l’Afrique ». Il a rappelé que l’association, créée en 1995 à Yamoussoukro, s’inscrit dans une vocation panafricaniste et intégrationniste héritée des pères fondateurs de l’indépendance. Durant trois jours, les participants échangeront autour de sessions plénières et d’ateliers thématiques afin de partager les bonnes pratiques, proposer des solutions innovantes et définir une feuille de route commune pour la durabilité des infrastructures routières africaines. Mme Sissoko a conclu en soulignant que ces assises constituent « une opportunité de renforcer la coopération sous-régionale et de consolider les partenariats techniques et financiers », tout en exprimant l’espoir de voir émerger des recommandations concrètes en faveur d’une Afrique « suffisamment connectée, compétitive et prospère ». OS/MD (AMAP)

La Direction nationale de l’Urbanisme lance une vaste campagne d’immatriculation des parcelles

Bamako, 29 août (AMAP) La Direction nationale de l’Urbanisme a organisé, mardi, un point de presse pour annoncer l’opérationnalisation de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain lors d’une cérémonie dirigée par le président de la Commission de l’opérationnalisation de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain, Youssouf Diallo, a constaté l’AMAP. Dans ses propos liminaires, M. Diallo a rappelé que l’immatriculation est désormais étendue à tous les quartiers du district de Bamako ainsi qu’aux capitales régionales du Mali. Afin d’assurer un meilleur encadrement de cette opération, « il a été mis en place une Commission technique de coordination de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain, conformément à la décision n°2024-00151/MUHDATP-SG du 05 août 2024. » Selon lui, cette commission est, aussi, chargée d’assurer la coordination de tous les intervenants impliqués dans l’immatriculation systématique, d’examiner les plans d’urbanisme existants afin d’identifier les parcelles non immatriculées et de prendre les mesures nécessaires pour leur intégration, de définir les modalités de paiement des géomètres-experts dans le cadre de l’opération, d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie de communication en faveur du processus, d’initier des mesures incitatives pour garantir la réussite de l’opération et enfin, de suivre l’opérationnalisation du paiement digitalisé au sein des services concernés. De son côté, le Directeur général des domaines, Hammadoun Maïga, a indiqué que la phase pilote a concerné plusieurs zones, notamment Yirimadio-ZRNY, Kalaban Coura Sud-extension, Médina Coura et Kalabancoro-Plateau. Selon lui, « le bon déroulement de cette phase-test a permis d’élargir l’opération à toutes les régions administratives du pays et à l’ensemble des quartiers du District de Bamako. » Il a ajouté que dans cette dynamique, des commissions ad hoc ont été créées au niveau de chaque région ainsi qu’au niveau du district, afin d’assurer une coordination efficace et une participation inclusive des acteurs locaux. Toujours selon Maïga, concernant l’état d’avancement des travaux, au 29 août 2025, les résultats se présentent comme suit : 4 406 copies de titres fonciers à créer ont été déposées par les géomètres-experts dans les quartiers de Yirimadio-ZRNY et Kalaban Coura sud-extension, 3 816 copies ont été validées par la Division du cadastre de la DRDC-DI, 3 262 titres fonciers ont déjà été créés, dont 1 217 pour Yirimadio-ZRNY et 2 045 pour Kalaban Coura Sud-extension. La copie du Titre foncier mère couvrant le secteur de Kalabancoro-Plateau a été transmise au Bureau des domaines et du cadastre (BDC) de Kati pour finalisation. AC/MD (AMAP)

Koulikoro : L’harmonisation des textes de l’UEMOA sur la profession d’architecte au cœur d’un atelier de l’organisation sous régionale

Koulikoro, 1 er sept (AMAP) Un atelier d’information et de sensibilisation de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), qui se déroulera du 1 er au 2 septembre sur les directives relatives à l’harmonisation des textes régissant la profession d’architecte dans les Etats membres de l’organisation, s’est ouvert, lundi, à Koulikoro, a constaté l’AMAP. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandrie Vieira, s’adressant aux participants, a indiqué que la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, tenue à Bamako, en novembre 2024, a révélé que la directive du 26 septembre n’a toujours pas été transposée dans les textes nationaux du Mali, en dépit de plusieurs tentatives. Il avait aussi été recommandé, lors de l’atelier de revue analytique du portefeuille de réformes à faibles ou moyennes performances de mise œuvre au Mali, tenu à Ségou du 8 au 10 avril 2025, d’accélérer la tenue de la rencontre entre les acteurs sur le projet de lois régissant la profession d’architectes en République du Mali. Selon M. Vieira, cet atelier « est l’occasion de trouver la solution car les enjeux et les défis du secteur de l’architecture sont nombreux. » Ces défis portent sur les questions foncières, le développement de l’habitat social, le logement abordable, les inondations urbaines et une formation de qualité, Ils devraient « susciter des échanges de qualité pour appuyer les efforts de la commission de l’UEMOA qui met en œuvre un vaste chantier dans ces domaines. » Selon lui, il conviendra, au cours de cet atelier, « d’échanger sur les diverses pratiques, de partager avec les acteurs nationaux le contenu de la directive, d’en tirer des leçons. Aussi de partager le contenu de la directive sur la libre circulation des personnes, du droit d’établissement dans l’espace UEMOA » Et aussi l’état des lieux, les défis et les perspectives avec les acteurs nationaux, d’identifier et expliquer les dispositions qui entravent la transposition de la directive dans les textes nationaux du Mali et sa mise en application effective. De sensibiliser, également, les acteurs concernés pour une appropriation des dispositions de la directive, partager l’expérience de la transposition de la directive au Burkina Faso, faire des recommandations quant à la mise œuvre effective de la directive et le suivi de son application au Mali, garantissant une harmonisation des textes régissant la profession d’architectes dans les États membres de l’UEMOA. Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar A Haïdara, qui a présidé l’ouverture de la réunion, dans la salle de conférence du gouvernorat, s’est réjoui de la tenue de l’atelier dans sa région. Et de la bonne collaboration entre la commission de l’UEMOA au Mali et les autorités nationales, Il a assurer que le gouvernement malien ne ménagera pas ses efforts pour accompagner les action de l’Organisation sous régionale. C’était en présence de la présidente de l’Ordre des architectes du Burkina Faso, Mme Ada J.N Yaya Bocoum et du secrétaire permanent de la Conférence des ordres des architectes de l’UEMOA, Fabien Ouédraogo. MLD/MD (AMAP)

Stabilisation du prix du ciment au Mali : Une réunion d’évaluation et de propositions

Bamako, 25 août (AMAP) Le gouvernement malien, a tenu, lundi, une réunion d’évaluation des mesures prises pour stabiliser les prix du ciment, conformément à la lettre de cadrage du président de la Transition visant à satisfaire les besoins fondamentaux des populations. « À l’issue de nos échanges, on a fait un diagnostic et des propositions, notamment tout ce qui concerne l’approvisionnement des usines en matières premières, le transport, ainsi que la sécurisation des unités de production », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo qui a présidé cette rencontre. Ces discussions, qui font suite à la concertation du 21 juillet 2025 avec les acteurs de la filière ciment, ont permis d’identifier les facteurs exogènes et endogènes à l’origine de la flambée des prix du ciment, notamment les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’augmentation des coûts de transport et les défis sécuritaires affectant les usines. À l’issue de cette évaluation, les prix fixés le 21 juillet ont été reconduits : 100 000 Fcfa la tonne à la sortie d’usine, 108 000 Fcfa pour les distributeurs, et 112 000 Fcfa pour les consommateurs pour le ciment local, 117 000 FCFA pour le ciment importé dans les quincailleries. « Nous avons convenu de nous rencontrer à nouveau le 25 octobre 2025 pour une troisième évaluation de l’évolution des prix sur le marché », a ajouté le ministre. La ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Sissoko, a souligné l’importance de respecter ces prix : « Nous exhortons tous nos compatriotes et revendeurs à respecter ces prix, car il s’agit du bonheur de tous les Maliens. » Lamine Traoré, représentant de l’Association des quincailleries du Mali, a, également, appelé les revendeurs à adhérer aux mesures arrêtées, insistant sur « l’effort collectif nécessaire. » Des mécanismes de contrôle seront renforcés par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC) pour garantir le respect de ces prix sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a salué l’engagement des acteurs de la filière et réaffirmé son rôle régalien dans la régulation du marché pour le bénéfice des populations maliennes. OS/MD (AMAP)

Harmonisation des pratiques et échanges d’expérience : les Agences routières de l’AES en réunion à Bamako

Bamako, 13 août (AMAP) Les responsables en charge de l’entretien routier du Mali, du Burkina Faso et du Niger se réunissent, depuis mercredi, à Bamako, la capitale malienne, pour la première rencontre des agences d’exécution et de maîtrise d’ouvrage déléguée des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP sur place. . Pendant deux jours, cette rencontre vise à partager les expériences des trois agences, analyser leurs cadres juridiques et examiner la possibilité d’harmoniser les textes et procédures pour l’entretien routier. L’objectif est, également, d’instaurer un cadre permanent de coopération, favorisant l’efficacité et la modernisation des réseaux routiers dans l’espace AES. Dans son discours, le secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, Mama Djénépo, qui a présidé par a l’ouverture de la reunion, a rappelé que les infrastructures routières sont essentielles au développement et à la sécurité des États membres. « Elles assurent l’accessibilité des populations et des localités, en milieu urbain comme en zone rurale, et sont indissociables des enjeux de défense dans nos États confrontés au péril terroriste », a-t-il souligné. Il a, également, souligné les réformes juridiques et institutionnelles mises en place pour préserver ce patrimoine, notamment la participation des usagers à l’entretien et la répartition claire des responsabilités entre les différentes structures publiques. Le secrétaire général, en présence des directeurs généraux de l’Ageroute du Mali, de l’Agetib du Burkina Faso et de l’Amoder du Niger, ainsi que d’autres personnalités, a réaffirmé l’engagement de du département chargé des Transports « à donner suite aux recommandations de cette rencontre et à soutenir toute initiative visant à renforcer la coopération et l’harmonisation au sein de l’espace confédéral. » AG/MD (AMAP)    

Mali : Le prix du ciment a pris l’ascenseur !

Par Oumar SANKARE Bamako, 13 août (AMAP) Depuis plusieurs semaines, le prix du ciment grimpe en flèche sur l’ensemble du territoire malien. Dans les dépôts de la capitale comme dans les villes de l’intérieur, le sac de 50 kg s’achète désormais à 6 500 Fcfa, 125 000 Fcfa/ tonne, contre environ 110 000 Fcfa/ tonne il y a, à peine, deux mois. « La tonne atteint parfois 135 000 Fcfa, une hausse qui met à mal chantiers, promoteurs et particuliers », explique Moussa Drabo, gérant d’une quincaillerie à Bacodjikoconi. « On ne peut plus travailler au rythme habituel, les clients repoussent leurs projets », confie Abdoulaye Coulibaly, maçon à Banankabougou, rencontré devant un chantier à l’arrêt. Les acteurs du secteur mettent, d’abord, en cause la désorganisation du transport. L’interdiction des camions hors gabarit sur les routes nationales a rallongé les délais et augmenté les coûts de livraison. Un transporteur rencontré à l’Hippodrome estime que « le prix du fret a augmenté depuis la mesure » sans donner de montant précis. « Le gouvernement malien a interdit la circulation des camions hors gabarit et en surcharge sur le réseau routier national à partir du 1er avril 2025 », selon un communiqué conjoint des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Économie et des Finances, publié le 7 mars 2025. Cette décision, validée par le Conseil des ministres, le 12 février 2025, vise à préserver les infrastructures routières des dégradations causées par ces véhicules. Une période de sensibilisation de trois mois a été accordée aux transporteurs, qui a pris fin le 31 mars 2025. LOGISTIQUE, SECURITE ET PRODUCTION – À cela, s’ajoutent des incidents sur certaines unités industrielles. « Les importations de clinker — composant clé du ciment — connaissent également des perturbations », a dit Alou Bathily, président de l’Association des importateurs de ciment. Il ajoute : « les routes d’accès au port du Sénégal, notamment la route de Kayes, sont impraticables à cause de leur état défectueux. Si un camion devait faire 2 à 3 jours, aujourd’hui, c’est pratiquement 6 jours de route. » Lors d’une rencontre entre les secteurs privé et public tenue à la Primature, Mossadeck Bally, président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a expliqué au Premier ministre que « le manque d’électricité affecte certaines cimenteries. » « Les groupes électrogènes ne peuvent pas supporter une telle charge », a-t-il fait noter. Un acteur du milieu, a confié à l’AMAP sous anonymat : « Il y a un circuit de vente parallèlement aux propriétaires de licences qui doivent nous servir directement. Il y a souvent 2 ou 3 intermédiaires entre ces derniers et nous et chacun ajoute 2 000 ou 2500f pour faire bénéfice. » A Bamako et ses périphéries, le prix du ciment varie. Mohamed Sacko, gérant de quincaillerie à Ouezzindougou, achète la tonne de ciment local à 115 000 et le revend à 122 000 Fcfa. « C’est la croix et la bannière pour trouver le ciment local », déplore le jeune homme. TOUTE LA FILIERE TOUCHEE – Pour les entrepreneurs du bâtiment, la situation devient critique. Mamadou Traoré, gérant d’une société de construction à Bamako, explique que « sur un chantier de 100 m², la hausse du ciment peut ajouter plusieurs centaines de milliers de francs Cfa au budget final ». Certains petits projets sont suspendus ou réduits. Les revendeurs, eux, naviguent entre pénurie et hausse de prix. Au marché de Djikoroni, un commerçant montre ses stocks limités : « Je reçois deux camions par semaine au lieu de quatre et je dois augmenter le prix pour couvrir mes frais. » Moussa Drabo, renchérit : « Il faut se lever à 6h pour chercher le ciment importer. Le ciment local étant devenu très difficile à trouver ». En juillet dernier, il y avait une rupture totale sur le marché. DISPARITES REGIONALES – Si Bamako subit la hausse, certaines villes de l’intérieur paient encore plus cher. A Sikasso, le sac de ciment était vendu entre 7 000 et 7 500 Fcfa il y a quelques jours. Toutefois, aujourd’hui, le sac est vendu entre 5 750 et 6 000 Fcfa. Les conséquences sont visibles : chantiers à l’arrêt, logements inachevés, artisans sans travail. Dans le quartier de la Gare à Koulikoro, Djibril Sacko, père de famille, témoigne : « J’avais prévu de construire deux pièces supplémentaires cette année. Avec ces prix, j’ai arrêté les travaux. » En effet, le sac de ciment est vendu à 5 500, 5 750 et 6 000 Fcfa et le prix de la tonne varie entre115 000 et 120 000 Fcfa, 125 000 et 130 000 Fcfa dans certaines boutiques « sans facture », témoigne un client. « L’objectif est de ne pas laisser de traçabilité pour échapper aux services de contrôle de l’Etat ». Il faut noter qu’il y a rupture de ciment actuellement à Koulikoro. A Kayes les prix sont stables depuis un an : 82 500 à 87 500 FCFA la tonne et 4 250 FCFA le sac. Les experts estiment que sans amélioration rapide du transport et de la production locale, les prix resteront élevés. « Le ciment est un produit lourd et coûteux à transporter. Toute perturbation dans la chaîne logistique se répercute immédiatement sur le prix final », analyse Oumar Diawara, économiste. À moyen terme, certains plaident pour l’augmentation de la capacité de production nationale et la diversification des sources d’importation de clinker. Mais ces projets demandent des investissements et du temps. Le ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas souhaité réagir « pour le moment » souhaitant attendre les résultats de l’évolution des dispositions prises avec les acteurs du milieu. En attendant, Alou Bathily invite la population à plus de patience. « Des rencontres avec le ministère du Commerce et de l’Industrie ont eu lieu, des accords ont été trouvés et des solutions proposées. L’amélioration se sentira dans les jours à venir », a-t-il assuré. Face à la flambée des prix, le ministère de l’Industrie et du Commerce a réuni, début juillet, les principaux producteurs et importateurs. Selon une source au ministère, l’objectif est de « sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les prix ». Les autorités envisagent un renforcement des contrôles

Point de presse sur l’occupation illicite des espaces destinés aux logements sociaux de N’Tabacoro

Bamako, 12 août (AMAP) Plus de 240 équipements publics destinés aux logements sociaux de N’Tabacoro, dans la Commune de Kalabancoro, sont occupés illicitement malgré les campagnes de sensibilisation sur ces sites réservés uniquement à des lieux publics, notamment, espaces verts, écoles, lieux de cultes comme des mosquées, des églises, des terrains de sports, a appris l’AMAP, mardi, lors d’un point de presse organisé par la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat (DNUH). L’objectif de cette rencontre conjointe avec les médias est de clarifier la situation relative à l’occupation illicite du site. Selon les directeurs de l’Urbanisme et de l’Habitat (DNUH), des Domaines et du Cadastre (DGDC) et de l’Office malien de l’Habitat (OMH), respectivement, Mahamadou Ouloguème, Mahamane Maiga et Issa Sissoko, ces occupations illicites du site destiné à la réalisation des logements sociaux de N’Tabacoro perdurent « malgré la mise en place d’une équipe de brigade pour empêcher des constructions et occupations illicite. » Mahamadou Ouologuème de la DNUH a expliqué ce point de presse est axé sur la libération des sites publics programmés dans le plan d’aménagement des logements sociaux à N’Tabacoro.  Il s’agit « des espaces réservés pour accompagner les bénéficiaires de ce site ». « Parce que, on ne pas faire un projet de lotissement sans prévoir des places publiques, notamment, des espaces verts, des écoles, des lieux de culte comme des mosquées, des églises, des terrains de sports », a précisé le directeur de l’Urbanisme et de l’Habitat. « Les terrains concernés, qui constituent une superficie d’environ 1 000 ha 07a 11ca, ont été officiellement identifiés, réservés et affectés par les autorités de l’État, à travers une série de décrets clairs et contraignants, notamment la Déclaration d’utilité publique et les autorisations d’aménagement », a fait savoir Issa Sissoko, directeur de l’OMH. Il a ajouté : « Malheureusement, en dépit de ces cadres légaux rigoureux, des occupations illicites ont été constatées sur ces parcelles. Face à cette situation, les autorités ont été contraintes de prendre leurs responsabilités, en conformité avec la loi. » « Je précise que ces démolitions ne sont pas une fin en soi mais un moyen nécessaire pour: rétablir la légalité, permettre la poursuite des projets de logements sociaux, libérer les voies et équipements de proximité pour les bénéficiaires des logements sociaux, garantir la sécurité et la salubrité de nos aménagements, et protéger les investissements publics au bénéfice des populations réellement éligibles », a expliqué M. Sissoko. Pour sa part, le DGDC, Amadoun Maiga, a indiqué que « certains ont occupé ce site avant la Déclaration d’utilité publique, vers l’année 2009. » « Et, il y a eu d’abord, le décret de Déclaration d’utilité publique du site en 2009, ensuite en 2011. Malgré, ces deux décrets, les gens continuaient à l’occuper, jusqu’à atteindre 30% du site, aujourd’hui », a-t-il poursuivi. Selon lui maintenant « l’Etat est en passe de libérer ces lieux publics destinés aux populations, notamment les voiries et les servitudes, conformément au plan d’aménagement. » ST/MD (AMAP)