Groupe de supporters maliens lors d’un match de l’équipe nationale du Mali, les Aigles (Archives)

Par Ladji M. DIABY

Habibou KOUYATE

Envoyéz spéciaux

Korhogo, 29janv (AMAP) La tension a monté d’un cran avec les supporters ivoiriens et maliens depuis le match nul des Aigles contre les Brave Warriors de Namibie, mercredi dernier, au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. En effet, une victoire du Mali devant la Namibie et conjugué avec un match nul entre la Tunisie et l’Afrique permettait à la Côte d’Ivoire, battue par la Guinée équatoriale (4-0), lors de la 3è journée, de se qualifier pour les huitièmes de finale en tant que meilleure troisième.

Les Aigles ont fait match nul et les supporters ivoiriens ne digèrent pas ce match nul, estimant les Aigles ont refusé de gagner pour éliminer la Côte d’Ivoire, oubliant que la Namibie a tout donné pour obtenir ce match qui lui a permis de passer le premier tour, pour la première fois de son histoire, que les premiers coupables sont les Éléphants qui n’ont pu gagner qu’un de leur trois matches de poule.

Dans cette CAN, chaque équipe défend son drapeau. On ne doit pas lier son destin à celle d’une autre équipe.

Pourtant en conférence de presse d’avant-match, le défenseur central des Aigles, Sikou Niakaté a été bien clair : « La position des Ivoiriens ne nous regarde pas trop, On a un Drapeau à défendre, on se concentre sur nous. On va tout donner pour gagner et obtenir la première place ».

Depuis ce match nul, les Maliens sont indexés en Côte d’Ivoire et certains membres de la délégation malienne ont été agressé verbalement par les supporters ivoiriens.

La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a publié un communiqué pour envoyer un message de paix, d’entente aux passionnés du football, supporters maliens et ivoiriens, indiquant que les récents incidents regrettables ne reflètent pas les valeurs du football, ni celles qui font la richesse de nos cultures communes.

La FEMAFOOT a, aussi, condamné toutes forme de violence physique et les atteintes aux biens matériels des supporters maliens. « Le sport est un terrain d’unité, de respect et de fair-play. En cette période cruciale, faisons preuve de solidarité et de fraternité, et rejetons toute forme de division », a écrit la FEMAFOOT.

Il faut conseiller à certains supporters maliens, des Maliens qui résident en Côte d’Ivoire, d’éviter la provocation, en n’applaudissant pas une défaite du pays hôte.

Des confrères ivoiriens appellent les autorités des deux pays à travailler pour faire baisser la tension. « Depuis un certain temps, la tension est palpable entre les Ivoiriens et les Maliens. Si les autorités n’appellent pas au calme et ne travaillent pas à baisser la tension, cela peut dégénère un jour alors qu’il y a des millions de Maliens qui vivent en Côte d’Ivoire. Que Dieu nous en garde », dii un journaliste d’une radio privée de San-Pedro.

LMD/MD (AMAP)