Mopti : Tenue de la Session extraordinaire du CROCSAD

Mopti, 28 mars (AMAP) Le Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD) de Mopti a tenu, le mercredi 27 mars dernier dans la salle de conférence du Gouvernorat de Mopti, une session extraordinaire consacré à la validation du rapport régional d’évaluation de performances des Communes d’intervention du Projet de Déploiement des Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services et la riposte locale à la COVID-19 (PDREAS), a constaté l’AMAP.

Au cours de cette session, les membres du comité se sont familiarisés avec les principes d’intervention du projet PDREAS dont le mécanisme d’évaluation de performance des communes décrit dans le manuel de dotation conditionnelle.

Ils ont aussi examiné et validé les rapports d’évaluation de performance des 9 Communes bénéficiaires de la région. Les documents soumis à l’approbation du comité concernent 9 collectivités communes de la région de Mopti, sur les 102 au niveau national bénéficiaires du PDREAS. Il s’agit des Communes urbaines de Mopti, Djenné, Tenenkou et les communes rurales de : Derrary, Fakala, Pondori, Femaye, Ouro-Ali dans le Cercle de Djenné et Konna dans le Cercle de Mopti.

L’objectif de cette Dotation de Performance qui s’articule autour des axes de la gouvernance interne ; la maitrise d’ouvrage ; la Transparence, Redevabilité et Participation citoyenne et le rôle de la Commune dans la qualité des services de l’éducation et de la santé, est d’inciter les communes à améliorer leurs performances notamment dans les domaines considérés actuellement comme cruciaux pour leur bon fonctionnement.

La cérémonie d’ouverture de la session était présidée par le Gouverneur de région, le Colonel-major Abass Dembélé. C’était en présence du représentant du Conseil régional, des préfets des Cercles, les élus des collectivités concernés et les services techniques membres du comité.

Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur a d’abord rappelé l’importance et la nécessité de l’implication de tous les acteurs pour une parfaite animation du CROCSAD qui se veut un cadre d’échange qui permet d’établir une cohérence dans les interventions. En remerciant le PDREAS et à la DGCT pour leur appui technique et financier aux collectivités, il a exhorté les participants à plus d’assiduité aux travaux.

A sa suite, le directeur régional de la planification de Mopti, Amadou Niaré a présenté les critères de l’évaluation des Communes qui tournent autour de 10 indicateurs de performance inclus dans les 4 grands axes que sont la gouvernance interne ; la maîtrise d’ouvrage ; la transparence, redevabilité et participation citoyenne ; qualité de la fourniture des services et le renseignement des Conditions Minimum Obligatoire CMO.

Les collectivités bénéficiaires ont eu connaissance de leur score de notation en vue de formuler des réserves ou réclamations par rapport à une formulation qu’elles supposent incompatible.

A l’issue de l’analyse des CMO et de l’évaluation des indicateurs de performance, la session du CROCSAD a validé le rapport et formulé entre autres recommandations, le respect du manuel de procédure du projet, son extension aux autres collectivités communes et revoir la stratégie de couverture et d’accompagnement du projet en tenant compte du nouveau découpage territorial.

Pour rappel, le PDREAS est un projet multi bailleurs dont le lead est assuré par le groupe de la Banque Mondiale. Il est financé à hauteur d’environ 29,2 milliards de francs CFA par la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement avec un financement additionnel de 31,7 milliards de francs CFA par l’ambassade des Pays-Bas et de la Coopération Suisse pour une durée de 5 ans (2020 – 2025).

Mise en œuvre dans 102 Communes de 10 régions administratives du Mali, son objectif est d’augmenter les ressources mises à la disposition des collectivités pour fournir des services et à renforcer les mécanismes décentralisés, y compris l’implication des bénéficiaires et les utilisateurs des services.

DC/KM (AMAP)

 

Ramadan Tour du Mouvement « An-Biko » : Plus de 25 000 kits alimentaires seront distribués à travers le Mali

« Il ne peut y avoir de plus grand cadeau que celui de donner son temps et son énergie pour aider les autres sans rien attendre en retour ». Cette citation de feu l’ancien président Sud-Africain, Nelson Mandela décrit parfaitement le personnage de la vice-présidente du Mouvement politique et Citoyen pour l’épanouissement des femmes et des jeunes An-Biko, Mme Touré Binta Niane, qui représente sa sœur Mme Fatoumata Niane Batouly. Une dame qui apporte en permanence son aide et soutien humanitaire aux personnes en besoin ou en situation difficile à travers le pays.

Ainsi, fidèle à sa tradition, la présidente du Mouvement Politique et Citoyen pour l’épanouissement des femmes et des jeunes An-Biko, Mme Fatoumata Niane Batouly s’engage, durant ce mois de ramadan, à distribuer plus de 25. 000 kits alimentaires composés de riz, de sucre et d’huile, à travers le pays, dans le cadre de son programme « Ramadan Tour ou Opération Suna-Kanari », 3ème édition, 2024.

Le lancement des activités de distribution de ce programme a eu lieu, mardi dernier, dans le Cercle de Kati, dont 150 kits alimentaires ont été donnés aux veuves, orphelins et blessés de guerre des FAMAS.

Ce lancement consacre ainsi une série de remise de dons et de kits alimentaires dans plusieurs localités de notre pays. Juste après ce lancement, une délégation du Mouvement An-Biko, conduite par la vice- présidente de l’organisation politique, Mme Touré Binta Niane, a procédé à la remise des vivres aux parents de quintuplés, dans la famille Cissé de Kati Malibougou.

La cérémonie de lancement était présidée par le Chef de cabinet du ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Djibril Sissoko, en présence de la vice-présidente du Mouvement An-Biko, Mme Touré Binta Niane et du représentant du directeur du Service social des Armées, le Comandant Souleymane Sidibé. Celui-ci  a évoqué que cet acte envers les blessés de guerre, des veuves et des orphelins des FAMa est plein de sens et démontre que le bien- être des militaires blessés et décédés en service commandé s’inscrit parmi les priorités du Mouvement An-Biko.

Cette donation permettra d’alléger les charges des bénéficiaires pendant ce mois de Ramadan,  a également, évoqué le Commandant Sidibé. Avant d’exprimer sa gratitude et assurer que ces dons feront l’objet d’une répartition judicieuse.

La vice- présidente du Mouvement An-Biko a, pour sa part rappelé que l’année dernière, son organisation politique a distribué plus de 10. 000 kits alimentaires. « Mais, cette année, concernera plus de 25. 000 kits alimentaires, a-t- elle dit.

Selon elle, l’objectif de ce programme consiste à aider et à soutenir les couches les plus démunies, des Imams, des chefs de quartier et villages, des structures en charge des enfants en situation difficile, des veuves, orphelins et blessés de guerre des Forces Armées et de Sécurité (FAMa). Elle a fait savoir que l’opération va se poursuivre, tout au long de ce mois de Ramadan, de Kayes à Kidal et de Diboli à Tessalit, a -t-elle précisé.

Pour sa part, le Chef de Cabinet du ministère des Affaires religieuse, du Culte et des Coutumes, a indiqué que ce qui a été fait cette année est beaucoup plus nombreux que celle de l’année dernière. Ce qui montre que ce que le mouvement est en train de faire est un travail de Dieu, a évoqué Djibril Sissoko.

Pour lui, tout ce dont on fait à cause va prospérer. « On demande au tout puissant de prospérer la présidente du mouvement An-Biko et l’ensemble des membres de son mouvement. Le fait d’organiser ce lancement ici au camp des armées est assez symbolique. Cette donation a été faite pas parce que elle a des moyens mais elle a envoyé comme ça le message à chacun des Maliens. Ce message veut dire qu’il ne faut attendre d’avoir les moyens pour faire de geste à quelqu’un. C’est une grande leçon que chacun de nous doit retenir et garde en tête», a expliqué Djibril Sissoko. Avant de remercier Mme Fatoumata Niane Batouly pour ses multiples services de la bonne cause pour le Mali, les Maliennes et Maliens.

Le lancement a, ainsi, ouvert à des séries de remise de kits alimentaires dans les six Communes du district de Bamako, pendant six jours, en raison de 100 kits alimentaires par commune. Ce n’est pas tout, ces remises de kits alimentaires se passent également dans plusieurs localités du Mali.

Ces gestes ont été hautement appréciés par les bénéficiaires. « Qui dit mois de Ramadan dit mois de partage », a souligné Souleymane Coulibaly, Chef de quartier du Sans-fil, en Commune II du district de Bamako.

«  À travers ce geste, le Mouvement An-Biko soulage la souffrance des populations et des veuves pendant ce mois sacré ». Au nom des 13 chefs de quartier et le chef de coordination des chefs de quartier  de la Commune, il a remercié les responsables du Mouvement An-Biko pour ces précieux gestes de générosité qui va contribuer à soutenir les fidèles musulmans et des personnes vulnérables pendant ce mois béni de Dieu. Il a prié pour la prospérité de l’organisation politique An Biko.

Siné S. TRAORÉ

Ségou : Le respect des règles générales de construction au cœur d’une rencontre avec les légitimités traditionnelles

Le rôle des légitimités, en tant que garant des valeurs sociales ,est plus que déterminant dans la résolution de ce problème. «

Ségou 28 mar (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, a présidé mercredi, la rencontre trimestrielle avec les légitimités traditionnelles de la ville de Ségou, dans le Centre du Mali.

Cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, avait pour thème “le respect des règles générales de construction”.

La terre est devenue un enjeu capital au Mali. Son accès fait l’objet de compétition sans précédent créant ainsi des spéculations et des pratiques anormales de tout genre.

Le gouverneur a rappelé que la ville de Ségou et ses environs sont dotés, depuis 1986, d’un Schéma directeur d’urbanisme qui a été révisé par le décret N° 06-128/P-RM du 20 mars 2006. Malgré ce texte, le phénomène de l’occupation anarchique de l’espace se poursuit dans la ville de Ségou et ses environs. Il se manifeste par un développement spatial de la ville avec la prolifération de quartiers spontanés.

La prolifération de constructions irrégulières dans la ville de Ségou entraine la désurbanisation avec comme conséquences, des problèmes d’inondation, de salubrité, d’aération et même de perte de l’esthétique.

« Face à ce constat moins réjouissant, nous avons jugé utile au cours de la rencontre de ce trimestre avec les légitimités traditionnelles, d’échanger sur le respect des règles de construction afin que chacun à son niveau s’engage dans la sensibilisation des populations et des usagers sur le bon respect des règles et des procédures en matière de construction d’habitation”, a dit le Gouverneur.

Le Contrôleur général de Police a souligné le rôle plus que déterminant des légitimités dans la résolution ce problème. « En tant que garant des valeurs sociales qui guident la vie dans nos communautés, vous représentez pour les populations des repères et pour l’administration, vous constituez le premier maillon de contact et d’échanges avec les populations », a-t-il indique

Selon lui, c’est à juste titre qu’à l’occasion de cette rencontre, « nous vous mettions solennellement en mission auprès de vos concitoyens afin de les sensibiliser sans relâche sur le respect des règles de construction et l’amélioration du cadre de vie dans la ville de Ségou. »

Le gouverneur Alassane Traoré s’est réjoui de l’organisation de cette rencontre avec les légitimités traditionnelles et souhaité l’implication de toutes et tous dans la recherche de solution.

A sa suite, le directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat de Ségou, Ousmane Baby, a dit que cette rencontre offre l’opportunité d’informer et de sensibiliser les légitimités traditionnelles qui, désormais, seront des ambassadeurs du ministère chargé de l’Urbanisme, à travers sa direction régionale à Ségou.

Ses éclaircissements ont porté sur les règles générales de la construction ainsi que certaines normes spécifiques en ce qui concerne la construction des équipements publics urbains ; le rôle des spécialistes dans la construction ; la procédure à suivre depuis le choix du site jusqu’à la réception des travaux, l’occupation du terrain.

Les échanges ont également porté sur le permis de construire les modalités de délivrance, les modes d’attributions des parcelles ; la régularisation des lotissements illicites et les processus à suivre dans le cadre des opérations d’urbanisme.

ADS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 27 mars 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 mars 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté des projets de texte ; procédé à des nominations et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations. L’association est la convention par laquelle plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que de partager les bénéfices. Elle est régie, quant à sa validité, par les principes généraux du droit applicables aux contrats et obligations.

La Loi n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations dispose que les associations de personnes pourront se former librement sans autorisation ni déclaration préalable, mais elles ne jouiront de la capacité juridique que si elles sont rendues publiques par les soins de ses fondateurs.

Dans la pratique, la non déclaration de certaines associations est source de prolifération d’associations de toute nature, sans le moindre contrôle de l’Etat, rendant très difficile l’application de la loi. Le projet d’ordonnance adopté permettra de soumettre toutes les associations à la formalité administrative d’autorisation et de déclaration préalable et de faciliter l’exercice du contrôle nécessaire de l’Etat. Sa mise en œuvre ne porte pas atteinte à la libre formation des associations prévue par la Constitution.

2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant nomination aux fonctions de notaire. Le notaire est un officier public institué pour assurer le service public de la preuve.

L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des notaires, les projets de décret adoptés, nomment en qualité de notaires, les aspirants notaires dont les noms suivent :

– Madame Aïssata SIDIBE et Monsieur Mohamed KOUMARE, avec résidence à Bamako ;

– Madame Fatoumata COULIBALY, avec résidence à Bamako ;- Monsieur Bakary Simbon KEÏTA, avec résidence à Bamako ;

– Monsieur Lamine Bassirou DIOP, avec résidence à Bamako ;

– Monsieur Issa SY, avec résidence à Bamako.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE

– Conseiller technique : Colonel Sapeur-pompier Fatoumata Bakoroba COULIBALY.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

– Chef de Cabinet : Monsieur Ahmadou FANE, Professeur de l’Enseignement supérieur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE– Conseiller technique : Monsieur Brahima KONATE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION

– Directeur Général des Domaines et du Cadastre : Monsieur Youssouf COULIBALY, Ingénieur des Constructions civiles.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des Ministres de l’abrogation de décrets relatifs à l’architecture institutionnelle mise en place pour promouvoir la Paix et la Réconciliation nationale dans le cadre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Les textes concernés par cette abrogation sont :

– les textes de création, d’organisation et de fonctionnement et ceux fixant les avantages accordés aux membres des organes du cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité et du Secrétariat permanent du cadre de Gestion de la Crise au Centre ;

– les décrets de nomination au sein du Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité. Cette abrogation est proposée à la suite de la décision du Gouvernement de mettre fin à l’Accord avec effet immédiat.2. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres :

a. de la participation du Mali à la 33ème Session ministérielle de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique, prévue du 18 au 20 avril 2024 à Rabat au Maroc. La Direction Générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture organise la 33ème Session de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique sous le thème : « Systèmes agroalimentaires résilients et transformation rurale inclusive ».

La rencontre est ouverte à tous les Etats membres de la FAO de la Région Afrique, aux représentants des organisations et institutions spécialisées des nations Unies, ainsi qu’aux observateurs. La participation du Mali à cet important évènement sera une véritable opportunité d`échange d`expériences et de partenariat, avec des partenaires au développement et des entreprises multinationales, pour la mise en œuvre de Programmes et Projets visant à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires et de soutien au développement rural.

b. de l’Organisation de la 14ème Session du Conseil Supérieur de l’Agriculture.

Les Départements de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et le Commissariat à la Sécurité alimentaire élaborent annuellement, conformément aux dispositions de la Loi d’Orientation Agricole, le document de Plan de campagne Agricole harmonisé et consolidé. Ce document élaboré de façon participative, porte sur le bilan de la campagne Agricole 2023 et le plan triennal de la campagne Agricole 2024-2026. Il définit un ensemble d’objectifs, d’activités, de stratégies cohérentes, d’indicateurs de mesure des résultats et de ressources financières destinées à promouvoir les activités Agricoles.

Le Plan de Campagne Agricole sera soumis à la 14ème Session du Conseil supérieur de l’Agriculture. Sa mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs liés à la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à l’amélioration des revenus des exploitants Agricoles et à la réduction de la pauvreté.

3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres :

a. du déroulé de la cérémonie de célébration du 08 mars, Journée Internationale de la Femme, édition 2024. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée internationale de la Femme, sous le double thème, international « Investir en faveur des femmes, accélérer le rythme » et national « Représentativité des Femmes à la vie publique et politique : Défis, Enjeux et perspectives ».

Tenue le 8 mars 2024, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba et présidée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, la cérémonie nationale a été marquée par des discours des autorités politiques et administratives, des organisations de la Société civile et des Partenaires techniques et financiers ainsi que le défilé des représentantes des femmes des dix (19) régions du pays et du district de Bamako.

b. de la participation du Mali à la 68ème Session de la Conférence statutaire de la Commission de la Condition de la Femme du Conseil Economique et Social des Nations Unies. La 68ème session de la Conférence statutaire de la Commission de la condition de la femme du Conseil économique et social des Nations-Unies s’est tenue du 11 au 22 mars 2024, à New York au siège des Nations-unies.

Les travaux de cette session ont principalement porté sur le thème « Accélérer la réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et filles en luttant contre la pauvreté et en renforçant les institutions et le financement dans une perspective de genre ».

Le Mali a fait une participation active dont les points saillants sont les suivants :- la Déclaration du Mali sur le thème principal ;- la production et la présentation d’un rapport sur le thème d’évaluation à savoir « systèmes de protection sociale, accès aux services publics et infrastructures durables pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles » ;

– l’organisation et la participation à des panels ;- la tenue des rencontres bilatérales et multilatérales avec les pays amis et partenaires du Mali.

4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.

b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 27 mars 2024

Le Secrétaire Général du Gouvernement,Birama COULIBALY

Aménagement des berges du fleuve Niger : les ambitions peinent à se concrétiser

Les berges de ce cours d’eau peuvent offrir mieux, s’ils sont bien aménagés

Par Fatoumata M. SIDIBE

Bamako, 27 mar (AMAP) Le fleuve Niger, appelé Djoliba dans son tronçon à Bamako, constitue un élément important du paysage dans la capitale malienne. Trois ponts (pont des Martyrs, pont Fahd, pont de l’amitié Sino-malienne) l’enjambent dans sa traversée de la capitale. Son lit et ses berges sont exploités par de nombreux citadins pratiquant des activités génératrices de revenus : pêche, maraîchage, extraction du sable. Ce qui fait du Djoliba une source de revenus pour des habitants de Bamako.

Les berges de ce cours d’eau peuvent offrir mieux, si elles sont bien aménagées. En la matière, les initiatives ont de la peine à prospérer, laissant ainsi les déchets régner en maître et engloutir les opportunités pour ceux qui ont le sens des affaires.

En effet, l’aménagement des berges du Niger ne peut-être qu’une aubaine non seulement pour l’économie de la capitale, mais aussi pour le bien être des humains et de la faune aquatique. Le cadre est idéal pour l’implantation de restaurants et autres lieux de distraction.

Aujourd’hui, les actions anthropiques ont érodé la beauté naturelle du fleuve. Lundi 18 mars, Zan Diarra arrose ses plantes sur les berges, près de la Place cinquantenaire. Il remplit directement son arrosoir dans le fleuve et vient humidifier ses planches de patate. Le passionné du maraîchage a vu les déchets coloniser les berges, année après année. Des aménagements auraient pu, à son avis, arrêter ce désastre. « De belles constructions sur les berges seraient rentables pour le fleuve et pour l’Etat », dit-il. Non loin de lui, un visiteur, qui a souhaité garder l’anonymat, contemple le fleuve. Le souhait de ce riverain est de voir l’Etat aménager, comme c’est le cas dans certains pays, des espaces verts pour la détente. « La proximité avec le fleuve procure un micro climat agréable dont raffole les clients », renchérit un chef cuisinier que nous avons rencontré dans son restaurant, construit sous forme de bateau sur les berges.

Le long du fleuve est un espace regorgeant d’énormes potentialités, mais il est délabré en plusieurs endroits de la ville. Selon l’ancien ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville et ancien Premier ministre, Moussa Mara, les berges du fleuve doivent être utilisées pour plusieurs activités au lieu de les laisser à l’état sauvage. Moussa Mara précise que notre fleuve est comme un fossé laissant passer l’eau, les gens y jettent des ordures et il accueille les eaux usées. Alors qu’il peut être un espace de loisirs et de bien-être pour les citadins. « Quand j’étais ministre, nous avions un vieux projet d’aménagement du lit du fleuve en perspective pour le rétrécir et le rendre plus profond et plus navigable. Ce projet envisageait l’aménagement des berges par la construction d’immeubles pour rendre la ville de Bamako attrayante», se souvient l’ancien chef du gouvernement.

Il a vu un projet similaire au cours d’une mission au Maroc et souhaitait voir la même chose à Bamako. Les Marocains lui avaient d’ailleurs signifié leur disponibilité à aider à la réalisation de son souhait.

 

1 500 MILLIARDS DE REVENUS – De retour au pays, l’ancien ministre de l’Urbanisme et de la Politique des villes n’avait pas tardé à engager des études pour enfin monter un avant-projet dont le coût était évalué à 1.000 milliards de Fcfa. « Jamais dans l’histoire du Mali, on a eu un projet de cette taille. Il allait générer 1 500 milliards de revenus », précise M. Mara.

Selon lui, en remblayant le fleuve, le lit se rétrécit, ce qui le rend plus joli, plus profond et rempli. Des voies de la circulation routière étaient prévues sur le long des deux rives, de Sébénikoro à Moribabougou et de Kalaban-coro à Missabougou. Des espaces de loisirs comme un parc d’attraction et des espaces verts y seraient aussi construits.

e projet pouvait, en outre, s’élargir sur le recyclage des déchets liquides et l’aménagement des dépôts de déchets solides. Moussa Mara regrette de voir ce projet rangé dans les tiroirs alors qu’il l’avait présenté au président de la République d’alors. Celui-ci avait même souhaité que la présidence prenne le dossier en charge, en raison de son importance.

L’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) a pour missions principales la sauvegarde du fleuve Niger, la protection des berges contre la dégradation, la dépollution des lits de ses affluents et de son cours d’eau principal. Le directeur général adjoint de cette Agence, Moussa Diamoye, rappelle qu’ils mettent en place un mécanisme financier de perception de redevances auprès des organismes préleveurs et pollueurs du fleuve Niger.

En d’autres termes, il s’agit de mettre à contribution ceux qui polluent ou qui utilisent le fleuve à des fins commerciales.

Le Dga de l’ABFN fait savoir qu’ils ont porté en 2019 un projet d’aménagement des berges du fleuve dans les zones urbanisées de Bamako qui faisait 22 km, de Kalanbabougou à Sotuba. Il s’agissait de réduire la section du fleuve Niger dans le District, parce qu’il y a beaucoup de constructions dans les servitudes. « Les gens qui ont des maisons dans cet espace sont dans le cadre de l’agression du fleuve», dénonce-il au passage.

« L’Agence a eu des partenaires pour réaliser le projet mais l’accompagnement que le partenaire a souhaité de l’État pour prendre certaines préoccupations n’a pas été pris en compte », regrette-t-il.

« Un projet similaire était porté par l’Agence de cessions immobilières (ACI) et la direction nationale de l’urbanisme. Quand Mohamed Aly Bathily est devenu ministre des Domaines et des Affaires foncières, il a essayé de mettre ces trois projets ensemble pour n’en faire qu’un et depuis lors, c’est son département qui s’en occupait », nous apprend M. Diamoye.

Et de souligner que le dernier acte concret qui a été posé dans le cadre de ce projet remonte à 2019. Un communiqué du Conseil des ministres a évoqué la durée du projet, soulignant qu’il allait contribuer à protéger le fleuve et donner un nouveau visage à la capitale.

En effet, il était prévu la construction de boutiques à usage commercial de grand standing et la création d’activités touristiques avec des bateaux pour générer des ressources. « À ce jour, précise Moussa Diamoye, l’Agence a pu réaliser quelques kilomètres d’aménagements mécaniques et biologiques des berges dans quelques régions. » « Depuis un certain temps, poursuit-il, l’Agence se bat pour que toute attribution de concession de parcelles qui devrait être faite dans les abords du fleuve requiert l’avis de l’ABFN pour voir son l’impact sur l’eau et sur les riverains. » Mais dans son action contre ceux qui occupent les servitudes du fleuve, elle est limitée «car en général, ce sont des personnes qui détiennent des titres fonciers délivrés par des administrations du pays.»

FMS/MD (AMAP)

Entreprenariat des jeunes ruraux : Le projet FIER II va créer 5 000 micro-entreprises individuelles

La population malienne est majoritairement rurale et jeune, près de 77% des Maliens vivent en milieu rural.

Sikasso, 27 mar (AMAP) Le deuxième projet de Formation professionnelle, insertion et appui à l’entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II), d’un coût de 59,5 milliards de Fcfa, cible 60.000 jeunes ruraux qui bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur, a été lancé, vendredi, à Sikasso (Sud) par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.

FIER II est une initiative de l’État malien qui bénéficie du soutien technique et financier du Fonds international de développement agricole (FIDA). D’un coût de 59,5 milliards de Fcfa, ce projet cible les jeunes ruraux femmes et hommes âgés de 15 à 40 ans. À terme, 60.000 jeunes ruraux bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur. Le projet couvrira les Régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou. 12 cercles seront retenus dans des zones de concentration. Il sera étendu aux bassins de production dans les Régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Le projet sera ensuite étendu à l’ensemble des régions du Mali.

« En ratissant aussi large, les autorités de la Transition tiennent à réaffirmer leur engagement en faveur des actions concrètes visant l’amélioration des conditions de vie de nos populations, a souligné le colonel Abdoulaye Maïga, qui représentait le chef de l’État.

L’ambitionne en la matière est, selon lui, de consolider les acquis de la première génération du projet FIER; exécuté de 2014 à 2022 et qui «a donné un espoir en apportant des solutions adaptées au bien-être des jeunes et des communautés». Il importe, pour ce faire, d’intensifier les actions de terrain en mettant l’accent sur la productivité.

Pour y arriver, « un Fonds de garantie financière durable et un fonds de refinancement des Systèmes financiers décentralisés sont mis en place », a assuré la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré.

Elle a ajouté que 12 000 Activités génératrices de revenus (AGR) et 5 000 micro-entreprises rurales individuelles sont promues et financées. S’y ajoutent, selon elle, la création de 40 000 emplois directs et l’installation d’infrastructures économiques agrégatives. Elle a invité les jeunes ruraux à en tirer le maximum de profil.

Le représentant du FIDA, Oumarou Mazou, a qualifié ce lancement qu’il de « début d’un voyage passionnant vers l’acquisition de compétence et de développement personnel, la transformation professionnelle chez les jeunes ruraux dans des métiers agricoles. »

Le secteur agricole est un pilier important du développement du Mali. Premier pourvoyeur d’emplois avec près de 80% de la population active, il contribue à hauteur de plus de 36% à la formation du Produit intérieur brut (PIB).

Les autorités de la Transition entendent poursuivre la promotion de l’esprit d’entreprise en milieu rural, tout en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeurs agricoles et les métiers non agricoles.

La population malienne est majoritairement rurale et jeune, près de 77% des Maliens vivent en milieu rural. Potentiel inestimable dont il faut profiter en résolvant les défis liés à l’équipement agricole et à l’accès au financement auxquels ces jeunes sont confrontés. Surtout de qualification pour permettre à cette jeunesse de jouer sa partition dans un monde très compétitif et très ouvert.

La cérémonie de lancement a enregistré la présence des représentants du Conseil national de Transition (CNT), des autorités locales et régionales de Sikasso, Bougouni, Koutiala, Segou, Koulikoro et Kayes ainsi que des fédérations nationales des organisations des femmes et des jeunes ruraux.

FD/MD (AMAP)      

Bla : Formation des acteurs scolaires sur la gestion de l’école en mode décentralisé

Bla, 26 mars (AMAP) Le préfet du cercle de Bla madame Fanta Samaké a procédé ce lundi 25 mars 2024 dans la salle de réunion du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla à l’ouverture d’un atelier de Formation des acteurs scolaires de l’Académie d’enseignement de San sur la gestion de l’école en mode décentralisé et la prise en compte de la dimension genre dans le cadre d’une éducation de qualité et inclusive organisé par le Projet SCOFI, a constaté l’AMAP.

C’était en présence du Directeur de l’Académie d’enseignement de San, des sous-préfets des arrondissements de Bla et Yangasso, les maires des communes d’interventions du projet SCOFI, les conseillers SCOFI des CAP de Bla et Yangasso, les présidents des Comités de Gestion Scolaire, les présidentes d’Associations des Mères d’Enfants, le personnel administratif du lycée public et de l’Institut de Formation Professionnel (IFP) de Bla.

L’objectif général de cette session de formation  de deux jours est de s’approprier des contenus des textes juridiques et institutionnel de l’école à mode décentralisé.

Quant aux objectifs spécifiques, il s’agit là d’établir le lien entre fondement juridique et fondement institutionnel en mode décentralisé ; citer les supports juridiques et institutionnel de l’école en mode décentralisé ; expliquer les fondements juridiques et institutionnel de l’école en mode décentralisé

A l’ouverture de l’atelier, le 2ème adjoint au maire de la Commune de Bla, représentant le maire, a salué tous les acteurs impliqués pour le choix porté sur Bla pour l’organisation de cette importante rencontre.

Pour le préfet du Cercle de Bla, Mme Fanta SAMAKE, ce cadre qui est une occasion de se réunir autour de certaines préoccupations de l’école, intervient dans un contexte marqué entre autres, par la crise sécuritaire, avec comme conséquence des contraintes budgétaires au niveau de l’Etat et des collectivités, la diminution des revenus des ménages, le déplacement massif des populations, etc. ; une insuffisance de coordination entre l’ensemble des acteurs scolaires pour une meilleure préservation des droits des enfants en général et des filles en particulier dans le contexte de crise.

Pour appuyer l’idée de l’ONG SCOFI pour l’organisation de ce cadre de concertation, le préfet a fait un rappel de la partie éducation du rapport de suivi -évaluation des indicateurs du document cadre de la politique nationale de la décentralisation (DCPND) du Cercle de Bla qui donne un chiffre de 61,82 % comme taux brut de scolarisation pour une valeur cible de 99,98 %.

La même source nous révèle que le taux de scolarisation des filles dans le premier cycle de l’enseignement fondamental est de 56 % pour une valeur cible de 70,5 %. Ces données réclament plus d’efforts et montrent la nécessité d’une synergie d’action de l’ensemble des acteurs pour réaliser changement profond du système éducatif.

Selon le coordinateur régional du projet Yacouba TOGOLA, le projet SCOFI intervient dans les 90 écoles des Académies d’enseignement de Ségou et de San plus précisément dans les CAP de Ségou, Barouéli et Sanando AE de Ségou ; CAP de Bla et Yangasso dans l’académie de San.

 MO/KM (AMAP)

Mopti : Deux policiers tués, un autre blessé dans une attaque terroriste

Mopti, 25 mars (AMAP) Deux policiers ont été tués et un autre blessé dans une attaque terroriste contre le poste de contrôle de la rentrée de la ville Mopti le lundi 25 mars 2024, dans la matinée aux environx de 10 heures, a appris l’AMAP de source locale.

Notre source précise que les deux assaillants, sur une moto Jakarta, se sont arrêtés au niveau des agents avant d’ouvrir le feu sur les occupants des lieux, qui a causé leur mort et blessé un autre.

Les assaillants ont ensuite abandonné leur engin pour tenter de fuir avec les motos des agents victimes. Avec la ruée populaire et la promptitude du secours qui a suivi leur acte ignoble, les fugitifs ont fuient pour se confondre à la population du quartier appelé bas-fond, a déclaré notre source. Qui a précisé que l’intervention rapide des Forces de Défense et Sécurité a permis d’interpeller une vingtaine de présumés., et que le blessé dont la vie n’est pas en danger suit les soins médicaux.

Enfin notre source précise que les recherches sont en cours pour établir et situer les responsabilités en lien avec l’acte terroriste. Malgré l’accalmie relative, la vigilance doit rester de mise.

 DC/KM (AMAP)

Ramadan et canicule : Difficile à concilier

Par Fatoumata NAPHO

Certains jeûneurs n’hésitent pas un seul instant à se mouiller le corps lors des ablutions

Bamako, 25 mar (AMAP) Seule la foi peut aider les jeûneurs à tenir pendant cette forte poussée de chaleur. Pour ceux qui ne se ménagent pas sous le soleil, il y a un gros risque de déshydratation qui peut avoir de graves conséquences.

Selon les exégètes, le musulman est paré de nombreuses vertus dont la patience et l’endurance susceptibles de l’aider à affronter les peines et les difficultés mais, aussi, à consentir des sacrifices pour se rapprocher d’Allah, le Clément et Miséricordieux. C’est donc une épreuve difficile pour le musulman de jeûner dans des conditions caniculaires.

« Pas du tout facile ce mois de Ramadan », lance le cordonnier Sékou Sylla tout en secouant la tête. Il confesse être simplement aidé par la foi pour continuer à observer le jeûne, sinon il aurait renoncé. Comme lui, de nombreux fidèles confirment toutes les difficultés à jeûner pendant cette poussée de chaleur. Le soleil ne facilite aucunement la tâche. Et « le délestage chronique » n’est pas fait non plus pour arranger la situation des jeûneurs.

Concilier le jeûne et le travail relève de l’ordre normal des choses. Mais, certains semblent avoir des difficultés à concilier les deux ou, du moins, à pouvoir travailler sous la forte chaleur surtout avec de longues séquences de coupure d’électricité un peu partout au Mali. Adama Coulibaly, mécanicien de son état et chef de garage soutient la thèse. Il dit franchement avoir des difficultés à travailler pendant la canicule encore plus dans les conditions actuelles. « Le jeûne lors de ces deux dernières années se fait dans des conditions difficiles », explique le mécanicien. Pour se couvrir des rayons solaires, il porte une casquette noire qu’il plonge dans de l’eau de temps en temps avant de la remettre. Il répète à satiété cette gymnastique ou essaie de trouver le réconfort dans des ablutions faites avec de l’eau fraiche. « Je fais tout cela pour tenir parce qu’un vent chaud et sec souffle », souligne-t-il. Il explique boire suffisamment à la rupture du jeûne pour étancher sa soif mais, aussi, éviter d’être déshydraté.

Non loin du garage d’automobiles de notre mécanicien se trouvent des cambistes reconnaissables avec les liasses de billets de banque qu’ils agitent au nez et à la barbe des usagers de la voie publique. Ceux-ci confirment aussi avoir des difficultés à concilier le Ramadan et la canicule. Tous les moyens sont bons pour se préserver d’un coup de chaleur. Oumar Samaké, casquette sur la tête se verse à intervalle régulier un sachet d’eau. Il fait des émules puisqu’un collègue, Bourama Camara, accomplit le même rituel. Il explique avoir du mal à s’éloigner de son bidon d’eau à la rupture.

Sur ces entrefaites, Oumar Ouattara arrive sur sa moto. Il enroule autour de son cou une serviette mouillée pour se rafraichir. « Le soleil est vraiment brûlant.  C’est ma manière d’y faire face », explique-t-il sur le ton de la plaisanterie. Il explique utiliser cette petite serviette depuis le deuxième jour du Ramadan.

Seydou Guindo est un agent de sécurité qui assure la garde 12h sur 24H (6h à 18h) sur son lieu de travail.  « En cette période de forte chaleur, ce n’est pas facile de travailler à jeûn », dit-il. Pour souffler un peu, il ne se gêne pas souvent de s’asseoir à l’ombre d’un mur.

Quant à Kadiatou Diallo, vendeuse de sachets d’eau, elle confirme se frotter les mains dans la vente de glaces en ce mois de Ramadan. Et d’expliquer écouler souvent 15 paquets de sachets d’eau et réalise sur chaque paquet un bénéfice de 250 Fcfa.

Non loin d’elle se trouve un vendeur de dattes, Issouf Dicko. Pour qui le mois de Ramadan est rentable sur le plan financier. Il vend sa denrée alimentaire sous un arbre pour être à l’abri du soleil, parce que ce n’est jamais facile de concilier le travail avec le jeûne. Il ne sort sa tête que pour prendre des ablutions.

A côté de lui, Fatoumata Traoré propose des poissons à la clientèle. Elle révèle la timidité du marché en ce mois de Ramadan alors qu’à la même période l’année dernière, c’était encore beaucoup mieux.  La canicule y est peut-être pour quelque chose. « Je peux acheter plus de 5 000 Fcfa de glace par jour » pour conserver les poissons.  Elle, au moins, est sous un hangar pour se protéger du soleil.

Boukary Karambé, qui entretient aussi les véhicules, se dit apte à travailler même sous une forte chaleur. « Je ne me verse pas d’eau, encore moins me mettre une petite serviette mouillée sur la tête », soutient-il.

Mohamed Guindo vendeur de cartes de recharge a sa serviette toute trempée au cou lorsque nous l’avons rencontré. Il avoue faire ses ablutions avec de l’eau fraiche.

Des environs du ministère de l’Education nationale jusqu’au « Rail da », presque tous les marchands ambulants avaient un sachet d’eau en main. Certains se mouillaient uniquement la tête tandis que d’autres se le versaiten sur tout le corps. Les femmes ne sont pas en reste. La plupart de celles dont nous avons croisé le chemin, avaient de gros glaçons posés sur la tête ou sur le corps.

Les ménagères ont également des difficultés à faire la cuisine le soir parce qu’elles suffoquent sous la chaleur. C’est le cas de Mme Diallo Néné qui avoue avoir eu du mal à faire la cuisine, les deux premiers jours du Ramadan. Finalement, elle a abandonné le jeûne.

Pendant le Ramadan, les jeuneurs se bousculent dans les mosquées bien climatisées. Ils y restent avant et après les horaires de prière. On observe le même spectacle dans l’enceinte des banques. Certains clients ne boudent pas leur plaisir d’y profiter de l’air conditionné.

A la maison, tout le monde se retrouve, surtout le week-end, sous les arbres. Et ceux qui ont des climatiseurs ne sortent pas de leur chambre. C’est le cas de la vieille Mariam Dembélé qui a même prévenu son fils de s’attendre à une facture d’électricité assez relevée à la fin de ce mois.

Pour mieux gérer ce mois, les spécialistes de la santé recommandent de beaucoup boire et surtout de se protéger du soleil. Dr Ousmane Touré, médecin généraliste à l’hôpital Gabriel Touré, conseille à la population, en général, de boire beaucoup d’eau et de privilégier les aliments légers lors des repas.

Il est donc très important de se protéger au maximum de la chaleur, en passant plusieurs heures par jour dans un endroit frais ou climatisé et en se mouillant régulièrement le corps pour abaisser la température corporelle.

Le médecin conseille le port de chapeaux ou de casquettes qui contribuent à diminuer la température sur la tête. Il indique que la forte chaleur peut provoquer une déshydratation, de la fièvre, des maux tête et des complications de certaines maladies chroniques.

Concernant l’attitude de ces jeûneurs qui s’aspergent d’eau fraiche ou y trempent leurs pieds, le prêcheur Ahmadou Diallo déclare que ceci ne compromet en rien leur jeûne. Il a souligné que ces jeuneurs agissent ainsi par ce qu’il fait très chaud et que c’est pour se soulager.

Par contre, prévient-il, en voulant se soulager si l’eau pénètre par la bouche, le nez ou les oreilles, le jeûne est rompu à ce moment. Il a tenu à ajouter qu’il y a 7 catégories de personnes qui ont le droit de rompre leur jeûne. Ce qui veut dire que le jeûne n’est pas une exigence pour ces personnes, notamment celles qui sont dans une situation de voyage, les femmes enceintes, les malades et les allaitantes.

Enfin, il y a les personnes âgées mais, aussi, celles qui ne supportent pas la faim ou la soif.

FN/MD (AMAP)

Journée mondiale de l’eau : Les bons indicateurs du Mali

Un bémol, les ressources en eau se dégradent du fait du changement climatique et des pratiques humaines

Bamako, 25 mar (AMAP) En 2024, le taux d’accès au service de l’eau potable au Mali est de 83,2% en milieu urbain et semi-urbain et 67,3% en milieu rural, avec une moyenne nationale de 71,9%, a annoncé, vendredi, le ministre en charge de l’Agriculture Lassine Dembélé, représentant sa collègue de l’Energie et de l’Eau.

M. Dembélé, qui s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars sous le thème : « L’eau pour la paix » a ajouté que des projets structurants en cours permettront d’améliorer l’approvisionnement. Il s’agit, entre autres, de la poursuite des travaux de renforcement et d’extension du service d’eau potable, de la réalisation attendue en 2024 de plus de 3 450 nouveaux points d’eau modernes et le renforcement de plus de 620 ouvrages existants dans le périmètre hors concession.

« Malheureusement, a regretté M. Dembélé, les ressources en eau continuent de se dégrader au regard non seulement de l’impact du changement climatique et surtout à cause des actions et pratiques humaines : gaspillage d’eau sous toutes ses formes, exploitation anarchique des berges des cours d’eau, activités anarchiques d’orpaillage, rejet des ordures et autres substances nocives dans les cours d’eau. »

Au Mali, le clou de cette 32è édition a été une rencontre, organisée, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Cette journée met l’accent sur l’importance de l’eau et plaide pour sa gestion durable afin de lutter contre la crise mondiale de l’eau et favoriser l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD n°6).

Cette édition, selon le ministre Lassine Dembélé, est commémorée dans un contexte mondial particulier marqué par l’aggravation des effets du changement climatique, la croissance démographique et la multiplication des conflits liés à l’eau. « Ces phénomènes constituent des menaces réelles pour la protection et la conservation de notre ressource tant précieuse qu’est l’eau. »

Le thème est assez révélateur des défis du Mali, en matière d’accès à l’eau potable. Le pays fait partie de ceux en situation de stress hydrique, avec moins de 1 000 m3 d’eau par habitant et par an.

Pire, depuis la grande sécheresse des années 70, l’on assiste à une diminution progressive et une dégradation continue de la qualité des ressources en eau de au Mali.

Pour la représentante de la société civile du secteur de l’eau et l’assainissement (CN-CIEPA), Selly Ouane, cette journée est un moment de plaidoyer de la société civile en faveur de l’accès de tous à l’eau potable d’ici 2030.

« Dans notre pays, environ 30% de la population manquent d’eau potable avec des disparités entre les milieux, rural, semi-urbain et urbain. En plus, la croissance démographique signifie que de plus en plus d’individus et de secteurs économiques se disputent l’accès à l’eau », a-t-elle analysé.

Quant à l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, elle a, au nom des Partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur l’eau et l’assainissement, expliqué que cette Journée rappelle, chaque année, l’importance fondamentale de l’eau pour maintenir la vie, favoriser le développement et promouvoir la paix.

«Au cours des dix dernières années, les PTF ont contribué à hauteur de plus 352 milliards de Fcfa d’aide au développement et aux besoins humanitaires. Cet appui a permis d’accroître l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement améliorés dans les zones rurales et urbaines, mettre en œuvre des systèmes d’irrigation innovants pour une agriculture durable et renforcer les capacités techniques et financières des institutions locales», a révélé Rachna Korhonen.

FMS/MD (AMAP)

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