Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 21 février 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 février 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Institut des Sciences humaines.
L’Institut des Sciences humaines a été créé en 1962 pour aider à faire face aux multiples défis qui se posaient au jeune Etat indépendant à travers la formation d’un citoyen nouveau, conscient de son appartenance à la nation, à la collectivité, à la famille et surtout à la sauvegarde des valeurs cardinales de la société.
Il a été érigé en Etablissement Public à caractère Scientifique et Culturel par l’Ordonnance n°02-057/P-RM du 05 juin 2002 avec pour mission de développer la recherche dans le domaine des sciences humaines et sociales, notamment en matière de connaissance des sociétés et des cultures maliennes. Le Décret n°06-477/P-RM du 09 novembre 2006 fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement.
Grâce à ses activités scientifiques, l’Institut des Sciences humaines a favorisé un engouement pour la recherche et une prise de conscience de l’intérêt des sciences humaines et sociales dans le développement des sociétés maliennes.
Cependant, l’évolution de l’environnement scientifique, juridique et institutionnel a révélé certaines insuffisances dans le fonctionnement et l’organisation de l’institut.
Les projets de texte adoptés visent à corriger ces insuffisances à travers entre autres :
– la création d’un Comité d’Ethique et de Déontologie ;
– la prise en compte de certaines institutions d’enseignement supérieur et de Recherche au sein des organes délibérants et consultatifs ;
– l’élargissement du Conseil d’Administration et du Conseil scientifique et culturel au secteur privé et à la société civile.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Chargés de Mission :
Monsieur Mahamadou Zibo MAIGA, Economiste ;
Monsieur Sidiki Loki DIALLO, Economiste.
– Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine :
Madame MAIGA Fadimata DIENTA, Inspecteur des Services Economiques.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de l’Organisation du test de sélection pour l’entrée au Centre de Formation Professionnelle des Avocats du Mali.
L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a adopté de multiples textes qui apportent de véritables mutations dans la profession d’Avocat au sein de l’Union. Aussi, le Règlement d’exécution relatif au Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA) qui régit désormais l’accès à la profession consacre de nouvelles règles instituant une formation préparatoire préalable dispensée par un centre de formation administré par chaque Barreau national, avant l’examen du CAPA.
Les Barreaux, en relation avec les Ministères chargés de la justice sont donc désormais, principalement responsables de l’organisation du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat.
En application de ces textes communautaires qui précisent les modalités de délivrance du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat, le Barreau du Mali se propose d’organiser un examen de sélection qui permettra l’accès des admis à son centre de formation et à terme, à travers un autre examen, l’obtention dudit certificat.
La date d’ouverture des inscriptions pour cet examen de sélection est fixée au 05 mars 2024 et de clôture au 24 avril 2024.
Cette sélection est ouverte à tous les ressortissants d’un Etat membre de l’UEMOA, jouissant de ses droits civiques et d’une bonne moralité. Seront déclarés, par le jury de l’examen, admis au Centre de Formation Professionnelle des Avocats les candidats ayant obtenu une moyenne générale au moins égale à douze sur vingt (12/20).
Ce recrutement permettra de combler, en partie, le déficit d’Avocats et d’améliorer la gouvernance au sein de la justice et l’accessibilité de la justice pour tous.
2. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des Conclusions de la réunion des Ministres de l’Alliance des Etats du Sahel, tenue à Ouagadougou, le 15 février 2024.
Une délégation malienne conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a pris part à la réunion des ministres de l’Alliance des Etats du Sahel.
A l’issue des travaux, les ministres ont approuvé l’avant-projet de Traité portant création de la
Confédération « Alliance des Etats du Sahel ».
L’architecture institutionnelle de cette Confédération reposerait sur le Collège des Chefs d’Etat, complétée par des sessions du Conseil des Ministres et des sessions confédérales des
Parlements.
A terme, cette architecture serait complétée par une Agence de développement ou d’exécution, issue de la transformation du Secrétariat exécutif de l’Autorité pour le Développement intégré du Liptako Gourma.
Les Ministres ont approuvé par la même occasion l’élargissement des objectifs de l’Alliance des Etats du Sahel aux domaines de la coordination diplomatique et aux questions de développement économique.
Ils ont par ailleurs préparé les projets de documents relatifs au premier Sommet de l’Alliance des Etats du Sahel et adopté une Motion spéciale en soutien à la République du Niger.
La réalisation de la Charte graphique et la coordination des activités liées à l’organisation de la communication de l’Alliance ont été confiées au Mali.
3. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres du processus de recrutement de cent dix (110) enseignants-chercheurs au titre de l’exercice budgétaire 2023.
Dans le cadre de la couverture des besoins des institutions d’enseignement supérieur et de recherche en personnel enseignant-chercheur, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique recrute 110 enseignants-chercheurs dont 75 Maîtres-assistants et 35 Assistants, au titre de l’exercice budgétaire 2023.
Les Maîtres-assistants sont recrutés sur titre parmi les détenteurs du Doctorat et les Assistants sont recrutés sur concours parmi les détenteurs du Master, conformément à l’Ordonnance n°2017-036/P-RM du 27 septembre 2017 portant Statut des enseignants-chercheurs de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
A la clôture du délai de réception des dossiers, il a été dénombré 1197 candidats aux postes d’Assistant et 436 candidats aux postes de Maître-assistant.
A la suite des travaux de la sous-commission dépouillement et sélection des dossiers pour le concours, 925 dossiers ont été retenus et 272 rejetés pour divers motifs, notamment le dépassement de la limite d’âge, la non-conformité du diplôme avec la spécialité demandée au concours.
Les dossiers de candidature au recrutement sur titre ont été examinés par les Comités pédagogiques et scientifiques des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, chacune en ce qui le concerne.
Le concours direct de recrutement des Assistants se tiendra le 24 février 2024 au Lycée BA Aminata DIALLO, centre unique.
4. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres :
a. de la participation du Mali aux 13èmes Jeux Africains, Accra 2023 prévus du 5 au 23 mars 2024 à Accra (Ghana).
Les 1ers Jeux africains ont été organisés en République du Congo en 1965 et les 12èmes jeux africains en 2019 au Maroc.
Les athlètes maliens ont participé à travers plusieurs disciplines sportives à toutes les éditions et se sont distingués dans certaines disciplines, notamment le judo, l’athlétisme, le football, le Taekwondo, le basketball et la boxe.
Les 13èmes Jeux africains d’Accra-2023 serviront de qualification pour 12 disciplines sportives aux Jeux olympiques d’été de Paris-2024. Le Mali participe dans les disciplines suivantes :
athlétisme, basketball 3×3, Handball, Taekwondo, judo, cyclisme et boxe.
b. de la tenue à Bamako du Grand Prix hippique de l’Alliance des Etats du Sahel, les 24 et 25 février 2024 au Champ hippique de Bamako.
La Fédération Malienne de Hippisme et des Sports équestres, en collaboration avec les fédérations sœurs du Burkina Faso et du Niger, organise ce grand prix avec l’accompagnement de KANGALA Air Service partenaire dudit grand prix.
Ce Grand Prix hippique est une activité sportive sous régionale qui vise à soutenir la vision et l’élan patriotique des autorités des pays de l’Alliance des Etats du Sahel à travers une course de chevaux à Bamako.
Les initiateurs de cet évènement envisagent d’utiliser les valeurs du sport telles que la liberté, l’équité, l’égalité, la discipline, l’inclusion et la persévérance afin de promouvoir l’entente et la solidarité entre les peuples.
Les chevaux retenus pour compétir sont les chevaux locaux et les pur-Sang et Sang-Amélioré.
En termes de récompenses, la masse à partager est de trente-quatre millions (34 000 000) FCFA.
D’autres récompenses en nature sont également prévues.
5. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la
3ème édition de la semaine Malienne des Energies Renouvelables prévue du 29 février au 02 mars 2024.
Le Ministère de l’Energie et de l’Eau en partenariat avec la Banque Africaine de Développement a pris l’initiative de réaliser une Semaine malienne des Energies Renouvelables afin de promouvoir les énergies renouvelables dans le pays et sensibiliser la population sur son importance pour le développement du pays. La première édition a eu lieu en 2019 à Bamako et la seconde Edition à Abidjan en 2021.
La Semaine malienne des Energies Renouvelables sert de plateforme pour encourager les discussions, débats et échanges visant à vulgariser les énergies renouvelables dans le pays et ses bienfaits.
C’est dans cette dynamique que la 3ème édition est initiée du 29 février au 02 mars 2024 sous le thème « Promouvoir les opportunités dans le secteur des énergies renouvelables au Mali ».
Il est attendu au cours de cet évènement plus de 500 participants, 3000 visiteurs, 50 stands d’exposition, 08 panels d’échanges à travers différentes thématiques et des rencontres B to B.
6. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres :
a. de la situation des prix et stocks des produits de première nécessité durant la période allant du 12 au 18 février 2024.
Les prix moyens des produits de première nécessité sont stables dans l’ensemble par rapport à la semaine dernière, excepté ceux du lait en poudre et de la farine de blé qui ont respectivement enregistré une hausse de 2% et 3%.
Dans le cadre de l’approvisionnement du marché en sucre pour le mois de ramadan 2024, 25 000 tonnes de sucre ont été constituées sur la base de la production de SUKALA et NSUKALA.
Les prix plafonds fixés du sucre sont largement respectés sur l’ensemble du territoire.
b. de la tenue de la rencontre entre le Gouvernement et le Secteur privé dans le cadre du retrait des pays de l’Alliance des Etats du Sahel de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a organisé le 31 janvier 2024, une réunion d’information et d’échange avec toutes les composantes du secteur privé sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement.
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a rassuré le monde des affaires sur les avantages et opportunités qu’offre le retrait des Etats de l’AES de la CEDEAO et indiqué les actions à conduire très rapidement.
Les Présidents de la Chambre de Commerce et d’Industrie et du Conseil National du Patronat ont salué la promptitude avec laquelle le Chef du Gouvernement a convié les opérateurs économiques à cette réunion d’information avant d’exprimer leur soutien au Gouvernement de
Transition.
c. des conclusions et recommandations de la mission du ministre de l’Industrie et du Commerce dans la région de Sikasso.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce a présidé au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat, dans la commune rurale de Natien, la cérémonie de pose de la première pierre del’usine de ciments de la Société Ciments de l’Afrique le 09 février 2024.
Le montant total des investissements est de 30 milliards de FCFA avec une capacité installée de 1 million de tonnes de ciments par an, extensible à 2 millions de tonnes. Le nombre d’emplois à créer sera de 300 permanents dont 100 femmes et plus de 1 800 non permanents, dont 300 femmes dès le lancement des travaux qui dureront 24 mois.
d. des dispositions prises à la suite de l’incendie survenu le 07 février 2024 dans le marché de la Commune Urbaine de Gao.
Le marché des légumes de la commune urbaine de Gao a été entièrement détruit par un incendie d’une très grande ampleur provoqué par l’explosion d’un groupe électrogène le 07 février 2024.
Le service de la Protection Civile appuyé par les Forces armées de Défense et de Sécurité a été mobilisé pour circonscrire l’incendie.
L’incendie a fait des dégâts matériels importants et deux blessés légers.
Une commission a été mise en place par le Gouverneur de région pour identifier les sinistrés et évaluer les pertes matérielles et financières.
Suite à la réunion de crise organisée le 12 février 2024 entre le Ministère de l’Industrie et du Commerce et la Chambre de Commerce et d’industrie du Mali, des dispositions sont en cours pour accélérer l’acheminement des marchandises vers la ville de Gao.
Une mission conjointe Ministère de l’Industrie et du Commerce et Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali se rendra à Gao pour rencontrer les acteurs économiques et les sinistrés.
e. de la tenue de la 13ème Conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce, prévue à Abu Dhabi du 26 au 29 février 2024.
La 13ème Conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce s’inscrit dans le cadre des négociations de l’Agenda de Doha, lancées en novembre 2001 à Doha au Qatar.
Elle se penchera entre autres sur :
– le Traitement Spécial et Différencié ;
– les négociations sur l’Agriculture ;
– les mesures sanitaires et phytosanitaires et les obstacles techniques ;
– les investissements ;
– le commerce électronique ;
– les Droits de propriété intellectuelle en lien avec le commerce sur la santé ;
– les Pays les Moins Avancés ;
– la sécurité alimentaire.
En plus des questions ci-dessus évoquées, figure également le dossier sur le coton suivi par les
Pays co-auteurs de l’Initiative pour la réduction de la pauvreté et le développement dans les 4 pays producteurs du coton, appelée « initiative sectorielle en faveur du coton » et la République de Côte d’ivoire.
La participation du Mali à cette 13ème Conférence permettra de défendre les intérêts du Pays dans le cadre des Pays du C-4 et de la Côte d’Ivoire et au sein du Groupe des Pays les Moins Avancés.
7. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 21 février 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

Macina : Consultation publique sur le projet d’aménagement du Fleuve Niger

Macina, 20 février (AMAP) Une grande consultation publique sur le projet d’aménagement du Fleuve Niger a eu lieu le mardi 20 février 2024 à Macina, sous la présidence du Préfet de Cercle, le Lieutenant-Colonel Albaraka Ag Amarizag.

C’était en présence des responsables administratifs, politiques, des Chefs des Services Techniques, des leaders Coutumiers, la CAFO, des représentants de la Jeunesse, des transporteurs de sable, de la Société Civile et des représentants des villages concernés.

Il s’agissait au cours de cette rencontre d’expliquer aux parties prenantes comment sauvegarder le Fleuve Niger, véritable entité vitale pour le Mali et qui nourrit près de 85% de la population avec les activités socio-économiques.

Initiée par le Gouvernement du Mali en partenariat avec l’Autorité du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) et le Projet de Réhabilitation Economique et Environnemental du Fleuve Niger (PREEFN), cette activité salvatrice de désensablement concerne les villages de Kokry-Bozo, Konkougourou, Touara, dans la Cercle de Macina, porte d’entrée du Delta Intérieur du Niger

Pour le Chef de l’Exécution Local, la sauvegarde de Fleuve Niger doit être le leitmotiv de tous et personne ne peut se prévaloir de ne pas profiter des bienfaits de ce fleuve nourricier et tout le monde doit s’impliquer pour sa survie, gage d’un Mali émergent.

Soulignons qu’après plusieurs questions réponses de compréhension sur le projet, les participants ont salué la mise en oeuvre du projet et se sont engagés à l’accompagner.

Quant au représentant des villages concernés au nom de l’ensemble des riverains ils ont promis de prendre soin de ce bien précieux qui doit être laissé comme héritage aux futures générations.

Il revenait ensuite au Lieutenant-Colonel Albaraka Ag Amarizag, Préfet du Cercle d’inviter toute la population du Cercle à sauvegarder le Fleuve Niger, véritable don de la Nature et pour une meilleure protection.

Pour rappel, le Fleuve Niger est la plus importante ressource en eau de surface au cœur du Sahel qui est aussi l’un des espaces au monde les plus affectés par le réchauffement planétaire et le dérèglement climatique.

AOK/KM (AMAP)

Naréna : Un important lot de matériels et de fournitures remis à des élèves

Kangaba, 19 février (AMAP) Le Préfet du Cercle de Kangaba, Abou DAO a présidé le vendredi 16 février 2024, la cérémonie de remise d’un important lot de matériels et de fournitures scolaires aux élèves du groupe scolaire Bô SANGARE de Naréna, dans le Cercle de Kangba.

D’une valeur estimée à 25 millions de nos francs, le lot de matériels et de fournitures composé de cahiers de 100 et de 200 pages, de livres en  français, mathématique, histoire et géographie, d’ECM, de craies blanches et en couleur, de Bics bleu et rouge, d’ardoises, de règles, d’équerres, de rapporteurs, de compas, de sacs à dos, d’agrafeuses, d’ardoisine, de globes terrestres, d’enveloppes petit et grand format, de tableaux à chevalet, de ballons de football et de basket, et de maillots, a été offerte par la société minière Golend Beach qui opère dans la Commune rurale de Naréna.

Selon le patron de cette société El hadj Abdramane KOUYATE, cette donation s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan de développement communautaire. Il A invité les communautés à agir dans la paix,  la concorde et le dialogue avec la société pour le bonheur et de la Commune et de la société minière.

Le geste est allé droit au cœur des populations. En leur nom, la Directrice coordinatrice du Groupe scolaire, Mme MAIGA Astan TRAORE et le maire Daouda Namballa KEITA ont donné l’assurance que bon usage sera fait des matériels et fournitures reçus.

Le Directeur du CAP était également de la fête. Monsieur Abdoulaye KONE a, au nom du ministre de l’Education Nationale, félicité l’initiative de la société minière Golend Beach qui, par ce geste de générosité et hautement patriotique, favorise la promotion de l’Education obligatoire et gratuite pour tous les enfants de la Commune rurale de Naréna.

Il a invité d’une part les Directeurs d’école et les enseignants à faire bon usage des matériels reçus et les élèves de bien travailler pour honorer leurs parents.

Le Préfet du Cercle de Kangaba a, pour sa part, donné l’assurance aux populations de la Commune rurale de Naréna que la société minière qui vient de faire ce geste est en train de travailler dans la légalité. Elle dispose de tous les documents légaux à savoir le permis de recherche, le permis environnemental et le permis d’exploitation.

Il a invité la société à poursuivre l’exécution correcte du plan de développement communautaire pour non seulement calmer les esprits mais aussi pour faire face au développement de la Commune. Cela permettra de renforcer la confiance entre la société et les communautés locales a ajouté le préfet du cercle.

SD/KM (AMAP)

Mopti : la sécurité dans les écoles et ses lignes directrices au centre des échanges

Les membres des comités techniques des régions de Mopti, Bandiagara, Douentza et San étaient en conclave dans la salle de conférence du Gouvernorat de Mopti, les 9 et 10 février derniers, pour renforcer leurs connaissances sur la sécurité dans les écoles et ses lignes directrices, a constaté l’AMAP.

Cet atelier s’inscrit dans les objectifs annuels de renforcer les capacités des membres des comités régionaux du comité national pour l’opérationnalisation de la déclaration et les implications relatives aux rôles et responsabilités des différentes parties prenantes. Il contribue à l’atteinte des objectifs du Projet d’Amélioration de la Qualité et des Résultats de l’Education pour tous au Mali (MIQRA) qui vise à réduire les impacts des conflits armés sur la vie des élèves et jeunes étudiants.

La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le conseiller à la sécurité et de la protection civile du Gouverneur de Mopti, le Colonel Mamadou Sidiki Konaté. C’était en présence du représentant du directeur national de l’Education fondamentale, Modibo Coulibaly, des forces de sécurité, des représentants des Gouverneurs et de la communauté éducative des régions de Bandiagara, Douentza et San.

Pour Modibo Coulibaly, l’école est le socle du développement du pays pour cela il faut une école stable sécurisée. C’est en cela que l’état et ses partenaires sont résolument à la recherche de solutions aux multiples défis au système a- t – il indiqué.

Dans son intervention, le représentant du chef de l’exécutif régional a souligné qu’au regard des nombreux défis auxquels le système éducatif est confronté avec des milliers d’écoles fermées au Mali à cause de l’insécurité, l’approche du projet MIQRA est plus que salutaire.

En invitant les participants à une participation de qualité pour renforcer la résilience des acteurs et l’environnement de l’école, il a rappelé que notre pays a endossé la déclaration sur la sécurité dans les écoles (D.S.E) et créé un comité technique national pour le suivi de sa mise en œuvre. Cette ratification est faite dans la perspective d’offrir une éducation de qualité et de faire l’école un espace de paix et d’apprentissage en période de conflits.

Durant les deux jours de rencontre les participants ont fait le point de la situation des écoles fermées dans quatre régions et les acquis enregistrés dans le cadre de la mise en œuvre du projet MIQRA à travers ses cinq composantes.

Le représentant du Gouverneur de la région de Mopti, le colonel Mamadou Sidiki Konaté a, au nom des plus hautes autorités du pays, salué et félicité la Banque mondiale et le partenariat mondial pour l’éducation pour le financement de cet important projet MIQRA en parfaite symbiose avec la deuxième génération du PRODEC.

 DC/KM (AMAP)

Sikasso : La protection de l’école pendant les conflits armés au menu

Les acteurs locaux de l’éducation de l’académie de Sikasso étaient en conclave, mercredi dernier à Sikasso, sur la protection de l’école pendant les conflits armés et la réouverture des écoles fermées.

La rencontre a regroupé les représentants des sept Centres d’animation pédagogique (CAP) de l’Académie de Sikasso (Sikasso, Kignan, N’kourala, Kléla, Nièna, Kadiolo et Fourou). Elle a été présidée par le représentant du Gouverneur de Sikasso, Boubacar Kassamara, en présence du Directeur de l’Académie de Sikasso (DAE), Sinaly Togola, du représentant de la direction de l’enseignement fondamental, Djelimady Sacko et de nombreux invités.

L’objectif général de la rencontre était de disséminer la déclaration sur la sécurité dans les écoles et ses lignes directrices ainsi que la réouverture des écoles fermées pour cause d’insécurité dans les régions de Sikasso, Koutiala, Koulikoro, Ségou, Mopti, Badiangara, Douentza, Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka.

Il s’agissait également de partager le contenu de la déclaration sur la sécurité dans les écoles, d’échanger sur les rôles et responsabilités de chaque acteur dans le processus de réouverture des écoles fermées…

Dans son intervention, le DAE Sinaly Togola a souligné l’importance capitale de la déclaration sur la sécurité dans les écoles et ses lignes directrices avant de préciser que le Mali l’a endossé le 1er février 2018.

« Désormais, nous voulons que l’école soit un lieu sécurisé, un lieu où il fait bon vivre. L’enfant doit se sentir bien à l’aise pour que l’apprentissage se fasse en toute sécurité », a-t-il précisé. Et d’ajouter que cela nécessite l’implication de tous les acteurs de l’éducation.

S’exprimant sur la situation actuelle des écoles fermées dans l’Académie de Sikasso, il a, notamment, évoqué la fermeture des cinq écoles du cap de Kléla, Commune de Danderesso. Il s’agit de Diassaba 1er cycle, Kabalé 1er cycle, Mabala ecom, Kohoni ecom et Bezanso 1er cycle. Les élèves de ces établissements sont au nombre de 456 dont 272 garçons et 184 filles. Les enseignants comptent 18. « Cette situation est salutaire car mon Académie était à près d’une cinquantaine d’écoles fermées à un moment », a-t-il affirmé. Par ailleurs, il a invité les participants à être des vecteurs de transmission des informations issues de la rencontre.

Au cours des travaux, la facilitatrice Alimata Dao a indiqué que les six lignes directrices pour la protection des écoles et des universités contre l’utilisation en site de guerre durant les conflits armés sont, entre autres, relatives à la non-utilisation des écoles et universités en fonctionnement par les forces combattantes lors des conflits armés, la non-destruction des écoles et universités comme une mesure destinée à priver les parties opposée d’un conflit armé…                    

MD/KM (AMAP)

Koulikoro : Tenue de la 3ème session ordinaire de l’assemblée consulaire régionale de la CCIM

Koulikoro, 14 février (AMAP) La salle de conférence de la délégation régionale de la Chambre de Commerce et d’industrie de Koulikoro a abrité le week end dernier la 3ème session ordinaire de l’assemblée consulaire régionale de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Koulikoro.

C’était sous la présidence du Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur de la région, Alhousseyni Touré en présence de son président, Kassim Simpara, du Sous-préfet central, du représentant du maire de la Commune et des élus consulaires.

L’objectif de cette rencontre, selon le président de la Chambre de Commerce et d’industrie de Koulikoro, Kassim Simpara, est d’examiner le rapport 2023 et d’approuver le programme d’activités 2024.

Au delà de l’aspect statutaire, cette session a été un véritable cadre d’échanges d’expériences entre les acteurs du secteur privé sur les difficultés rencontrées et de partage d’opportunités. Elle a été également pour le bureau de la délégation régionale un cadre d’écoute de la base.

« La tenue régulière de votre assemblée consulaire est une preuve de la bonne marche de votre institution. Cependant, il vous reste un long chemin à parcourir et ce n’est qu’en agissant de concert que vous atteindrez vos objectifs fondamentaux », a affirmé conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de la région. Qui a rappelé qu’en dépit des impacts négatifs des crises successives et de la crise multidimensionnelle, le Gouvernement a accordé une attention particulière au secteur privé et du développement du pays qui a entrepris des reformes visant à libéraliser l’économie nationale et faire du secteur privé le moteur de la croissance économique et du développement.

La tenue de la 2ème session de l’assemblée régionale de la chambre, l’organisation de la 5ème édition de la foire du mois de ramadan2023, les visites d’unités industrielles de la région, les rencontres des opérateurs économiques par secteur, la recherche de partenaires nationaux et internationaux ont été examinées.

Les élus consulaires ont également examiné et débattu d’autres activités telles la campagne de sensibilisation pour le mois béni de ramadan 2023, la facilitation de la recherche de financement pour les opérateurs économiques, le répertoire des documents sur les potentialités de la région dans le cadre des négociations des partenariats, la conception de répertoire d’opérateurs économiques et formation des opérateurs économiques.

Dans le cadre de la création et de la gestion d’équipements et d’infrastructures  pour la mise en œuvre de ces activités 2023, le bureau de la délégation regionale de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Koulikoro a rappelé trois (3) activités majeurs à savoir la construction du marché de Koulikoro gare dont les travaux ont débuté, la recherche de 05 hectares pour la construction d’un parc d’exposition, la maison du peuple n’étant  pas appropriée, les démarches entamées auprès de la Chambre de Commerce de Bamako pour faire de leur ancien siège de Koulikoro- un centre commercial.

Les élus consulaires ont programmé plusieurs activités pour 2024 parmi lesquelles l’organisation de la 6ème édition de la foire du mois de ramadan 2024, les missions de prise de contact dans les Cercles, les visites des unités industrielles de la région, rencontre des operateurs économiques par secteur, le recherche de partenaires nationaux et internationaux, faciliter la recherche de financement pour les opérateurs économiques. Les élus consulaires ont aussi programmé au titre de l’année 2024 de suivre la mise en œuvre des activités dans le cadre de concertation entre la Chambre consulaire et le Conseil régional.

Le représentant du maire de la Commune, Madou Diakité s’est réjoui de l’excellence de la collaboration entre la municipalité et les acteurs du secteur privé. Selon lui cet engagement traduit l’évidence de la place du secteur privé comme moteur de la croissance économique et vecteur de la réduction de la pauvreté.

Avant de lever la séance le Conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur a exhorté les opérateurs économiques, à la faveur de la qualité de partenariat entre l’Etat et le secteur privé, à œuvrer pour la stabilité des prix des denrées de première nécessité à l’approche du mois sacré du Ramadan.

AD/KM (AMAP)

CAN 2023 : La Côte d’Ivoire remporte sa CAN

A domicile, les Eléphants ont remporté hier leur quatrième titre de champion d’Afrique en dominant le Nigeria (2-1)

Envoyés spéciaux

Ladji M. DIABY

Habibou KOUYATE

Abidjan, 11 fév (AMAP) Les feux d’artifices qui grondent dans le ciel d’Ébimpé, dans la sous-préfecture et commune d’Anyama, les artistes qui passent sur la pelouse du stade olympique Alassane Ouattara (Alpha Blondy, Roseline Layo, Tam Sir et Team Paiya, Serge Beynaud, la musique nigériane, le coupé-décalé, la cérémonie de clôture de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a été riche en couleurs.

«Le coup de marteau» de Tam Sir et Team Paiya cartonne en Côte d’Ivoire depuis le début de la CAN. Le stade olympique Alassane Ouattara en feu. Tout annonce était l’occasion d’égayer les 57.094 spectateurs (selon les données de la Confédération africaine de football).

Quelques minutes avant le coup d’envoi, un tonnerre d’applaudissement a accueilli Didier Drogba, ancien capitaine des Éléphants et Gadji Celi, capitaine de la Côte d’Ivoire lors de son premier sacre en 1992 au Sénégal, qui sont venus présenter le trophée de la CAN. Et s’en suit la musique à l’honneur de l’ancien attaquant de Chelsea que tout le stade chante. Une banderole géante s’est affichée sur laquelle est mentionné « Éléphants commando».

L’annonce de la composition des équipes a été aussi l’occasion pour les supporters de donner de la voix. L’annonce du nom de chaque joueur ivoirien est applaudie.

La Côte d’Ivoire a évolué en 4-3-3 alors que le Nigeria a joué en 3-4-2-1. Comme d’habitude, les Nigérians laissent l’initiative du jeu à leurs adversaires et les Éléphants la prennent volontiers. Devant leurs supporters, chaud-bouillants, le capitaine Serge Aurier et ses partenaires sont déterminés, Seko Fofana, au milieu de terrain, Max Alain Gradel et Simon Adingra dans les couloirs, sont remuants, mais à chaque fois, ils tentent de trouver la tête de leur longiligne avant-centre, Sébastien Haller. Sans succès. Les supporters applaudissent chaque action offensive, les interventions défensives des Éléphants et huent les Nigérians, notamment Victor Osimhen, à chaque qu’ils touchent le ballon. Le Nigeria, en difficulté, hésite à presser au-delà de la ligne médiane, de crainte de libérer des espaces.

La Côte d’Ivoire aurait pu ouvrir le score après la demi-heure, mais la tentative du gauche de Simon Adingra est déviée par Stanley Nwabali (34è min). Les supporters font l’ambiance, leurs joueurs dominent les débats. «héééé, héééé, héééé», scandent-ils. Mais les plus sages s’inquiètent : « Ce n’est pas bon de dominer sans marquer », s’angoissent-ils. Mais le déroulé du match leur donne raison. Les Super Eagles débloquent le tableau d’affichage grâce à leur capitaine William Paul Troost-Ekong qui a marqué de la tête suite à un corner (38è min).

« C’était prévisible. Le Nigeria est très efficace », dit-il. Quelques supporters nigérians exultent alors que c’est silence radio pour les Ivoiriens. Les joueurs s’encouragent sur le terrain et les supporters applaudissent pour les motiver. Le Nigeria semble avoir fait le plus difficile car la Côte d’Ivoire n’a jamais marqué de but dans une finale de CAN alors que le pays en a disputé quatre (1992, 2006, 2012 et 2015). Les deux CAN remportées l’ont été après la séance de tirs au but. A la mi-temps, le Nigeria ne compte que deux tirs dont un cadré, 33% de possession de balle contre neuf tirs dont trois cadré, 67% de possession pour la Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire revient fort en deuxième période. La défense nigériane est à la peine. Les Éléphants portent sans cesse le danger dans le camp nigérian, mais le gardien Stanley Nwabali repousse l’égalisation à l’image de son intervention sur la frappe du défenseur ivoirien Kouakou Kossonou (62è min). C’est sur ce corner joué par Simon Adingra, que Franck Kessié, seul au deuxième poteau, place une tête piquée pour remettre les pendules à l’heure (1-1, 62è min). Les supporters fêtent le but de la plus belle de manière. Les Éléphants continuent de dominer les débats. Ils sont accompagnés par les supporters qui chantent et dansent dans les gradins. Les lampes de téléphones sont allumées pour signifier aux supporters qu’ils sont présents et sont avec eux. Le match est à sens unique.

 

Sur le côté gauche, Simon Adingra, intenable, se joue de Temitayo Aina avec un crochet éclair et enchaîne un centre à mi-hauteur du gauche. Haller est plus vif que le capitaine Troost-Ekong au premier poteau et donne l’avantage du bout du pied droit (81è min, 2-1).

La Côte d’Ivoire renverse la tendance. C’est la fête au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé. Les supporters sont tous debout pour la fin du match alors que le Nigeria pousse pour revenir au score. Les sept minutes de temps additionnels sont longues pour les Ivoiriens. «Ce sont les sept minutes les plus longues de la CAN», exprime une supportrice.

90è minute + 7, les supporters réclament la fin de la partie, ce qui n’a pas tardé. « On a organisé la CAN, on l’a remportée. Quelle belle souvenir », exclame un supporter. La joie est débordante au stade. «Le coup de marteau» de Tam Sir et Team Paiya résonne encore, les supporters et les joueurs dansent et se félicitent pour cette 4è sacre du pays.

La Côte d’Ivoire a enfin marqué dans une finale et devient le premier pays à remporter la CAN à domicile depuis l’Égypte 2006, vainqueur de la Côte d’Ivoire (0-0, 4-2 t.a.b.). « Je suis fier d’être Ivoirien. On a dit qu’on va gagner, on l’a fait », déclare un autre supporter. Alors que l’organisation prépare la remise des médailles, la musique coupé-décalé, dont celle de Dj Arafat, et l’hymne de la CAN «Bienvenue à Babi» passent en boucle et les supporters sont «enjaillés». «Je suis très content. Les joueurs ont fait preuve de caractère. On a eu une cérémonie d’ouverture splendide, une cérémonie de clôture époustouflante. C’est magnifique. C’est la meilleure CAN de l’histoire », affirme Mark Eli.

« Nous avons perdu dans ce stade 4-0. Nous remportons la CAN ici. Dieu est fort», ajoute un autre supporter. Les Ivoiriens vont célébrer ce sacre jusqu’au petit matin.

Les autorités ivoiriennes ont déclaré la journée de lundi chômée et payée pour prolonger la fête.

La finale s’est disputée en présence du président Alassane Ouattara, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motspe, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino.

Samedi, l’Afrique du Sud a remporté samedi le match de classement pour la troisième place de la CAN, Côte d’Ivoire 2023, en battant la RD Congo (0-0, 6-5 t.a.b.), au stade Félix Houphouët-Boigny. C’est la deuxième médaille de bronze des Bafana Bafana à la CAN et la première depuis 2000. L’Afrique du Sud termine sur le podium d’une Coupe d’Afrique des nations pour la quatrième fois de son histoire, après 1996 (championne), 1998 (finaliste) et 2000 (troisième).

LMD/MD (AMAP)

Remariage après le veuvage : Le lévirat, une pratique désuète ?

La mauvaise conduite de certaines veuves, les contraintes économiques et la mésentente entre les frères tendent à faire disparaître la pratique séculaire du lévirat

Par Mohamed D. DIAWARA

Bamako, 09 fév (AMAP) Après le décès de son époux, la femme surtout celle qui a des enfants doit surmonter des difficultés pour se mettre de nouveau en couple. Le mariage par héritage ou lévirat qui consiste à épouser l’un des frères du défunt mari contribue à aplanir ces difficultés. Mais, la pratique est en perte de vitesse dans les familles à Bamako.

Drissa, un trentenaire, a perdu son cousin germain, il y a environ trois ans. Ses frères et lui refusent d’épouser la veuve du défunt, sous prétexte que celle-ci est une personne peu sociable. « Elle avait peu de considération à notre égard quand nous étions des étudiants. Ce qui fait qu’elle ne bénéficie pas d’estime ou de sympathie de notre part », justifie l’enseignant qui soutient que la bonne conduite de la femme peut lui permettre d’épouser un frère de son défunt époux.

Selon le pédagogue, les contraintes économiques dissuadent également les volontaires de pratiquer le mariage par héritage. Aussi, la pratique a tendance à perdre de a valeur réelle du fait que nous avons quitté la grande famille pour la famille nucléaire. « Si le défunt est nanti, la veuve dans le dessein de s’accaparer des biens du mari, refuse d’épouser un frère du défunt. Généralement, ce sont des actes qui se produisent et finissent dans les tribunaux », regrette-t-il.

« Pour un défunt qui ne laisse pas derrière lui des richesses, la cohabitation sera difficile, explique Oumar, indiquant que la veuve sera obligée de chercher un époux ailleurs. « Dans ces foyers, précise-t-il, les enfants du défunt peuvent ne pas bénéficier de toute l’attention ou de l’affection dont ils sont en droit d’attendre du fait de leur statut d’orphelins. Notre interlocuteur souligne que l’absence de sociabilité, d’amour entre les frères sont des obstacles à la perpétuation de cette coutume.

Il y a moins d’une année qu’Oumar a épousé la veuve de son cousin, maçon de profession. La femme vivait en location avec ses trois enfants. Il explique que ce type de mariage est une bonne chose si la veuve et le frère du défunt acceptent volontairement leur union. Il argumente que les enfants seront à l’abri de beaucoup de problèmes. Et de poursuivre que cette union consolide la famille et garde l’arbre généalogique intact.

Selon Aminata Tamina dont la fille a perdu son mari, le mariage dans la famille du conjoint décédé présente des avantages pour les enfants du couple. La sexagénaire indique que la mésentente entre les frères peut inciter une femme à quitter la famille de son défunt mari.

Dans le cas où la veuve épouse un autre homme qui n’a pas d’affection pour les orphelins, ces derniers peuvent en être très affectés. « Leur mère, dit-elle, peut divorcer à cause de la mésentente avec son nouvel époux. »

La présidente de l’Initiative d’aide et de soutien aux veuves et aux orphélins (IASVO), Massitan Traoré, affirme que le lévirat peut être dangereux pour la santé du futur époux si le défunt était mort d’une maladie sexuellement contagieuse. Cependant, Mme Traoré indique que la pratique permet à la veuve de rester dans la famille de son défunt époux pour élever tous ses enfants.

Le chercheur en tradition orale mandingue, Nouhoum Cissé, explique que notre tradition veut que le clan se réunisse après la viduité de la veuve ou «filiya» en langue nationale bamanankan pour savoir si elle souhaite épouser l’un des frères de son défunt mari. Il explique que la tradition n’impose pas à la veuve de nouer cette relation.

Des membres de l’Initiative d’aide et de soutien aux veuves et aux orphelins (lASVO)

Le traditionnaliste précise que certaines femmes peuvent accepter parce qu’elles veulent que leurs enfants restent dans la famille de leur père. « Cette décision, dit-il, renforce le lien familial. Selon lui, la possibilité pour la veuve d’épouser son beau-frère est une pratique que notre coutume encourage à travers plusieurs initiatives visant à promouvoir la bonne relation entre la femme et le beau-frère.

PERTE DE LA COHÉSION – Nouhoum Cissé cite l’exemple de la présence de certains aliments préférés de la nouvelle mariée «nèguèlan» comme l’arachide dans le trousseau de la femme. Il affirme que cet aliment est destiné à ses beaux-frères «nimôgôni».

Le chercheur fait savoir que le geste vise à informer la belle-famille sur l’aliment préféré de leur mariée et les dispositions à prendre par les cadets du marié pour satisfaire cette envie de la nouvelle venue. «Quand elle est dans le besoin ou a des confidences à faire, elle informe le frère cadet qui le transmet à son époux», relève-t-il, avant d’assurer que le mariage ne se fait pas au seul avantage du marié.

Le chercheur en tradition orale mandingue regrette que l’individualisme entrave la vie en communauté prônée par nos ancêtres. Il poursuit que les membres d’une famille partagent de moins en moins les repas ensemble. « Ce n’est plus facile, soutient-il, d’épouser la femme d’un frère défunt.

Le chercheur dénonce une déperdition de l’affection et de la cohésion au sein des familles. Il pense que la femme doit veiller à l’instauration de ces valeurs dans la famille. Selon lui, la télévision, la radio, la démocratie, l’islam, le christianisme et la culture occidentale ont apporté d’autres valeurs éducatives différentes de celles de nos ancêtres.

Abdallah Diallo, imam d’une mosquée à Kalaban Coura, en Commune V du District de Bamako, explique que l’islam accepte que la veuve épouse le cadet ou l’aîné de son défunt époux. Selon lui, la pratique est avantageuse.

Le religieux soutient que la femme aura le cœur apaisé parce qu’elle est déjà dans la famille. Selon lui, ses enfants auront la chance de grandir chez leur père. « Si elle doit se remarier ailleurs, elle risque d’être séparée de ses enfants et d’être victime de préjugés offensants », explique l’imam Diallo, avant d’ajouter que la femme sera à l’abri de l’adultère.

Par ailleurs, Abdallah Diallo fait savoir qu’après le décès de son conjoint, la femme doit observer la viduité d’une durée de quatre mois et dix jours. L’objectif est de s’assurer qu’elle n’est pas enceinte de son défunt époux. « C’est pour éviter, explique-t-il, que le sang de cet enfant et celui d’un autre homme ne se mélangent. » « S’il s’avère que la femme est enceinte, a-t-il dit, la viduité prendra fin après l’accouchement.

Le prêtre catholique du Diocèse de San, l’Abbé Kalifa Albert Déna, précise que selon l’église catholique, la veuve peut se remarier au-delà de six mois de deuil. « Ce mariage, souligne-t-il, peut se faire mais pas forcément avec un parent de son défunt époux. « Elle se marie soit avec un veuf ou un autre qui ne s’est pas encore marié. Si le parent de son défunt époux n’a pas de femme, elle peut l’épouser », explique l’Abbé Kalifa Albert Déna.

Et d’ajouter que si la veuve veut respecter les normes ecclésiastiques, elle se marie avec qui elle veut. « Mais, insiste-t-il, à la condition est que cet homme ne soit déjà marié. » Dans le cas contraire, elle peut aussi décider de rester seule.

MDD/MD (AMAP)

Finale de la CAN 2023 : Mobilisation des supporters du Nigeria

Les Nigérians s’organisent pour aller supporters les Super Eagles, au stade Alassane Ouattara.

Envoyés spéciaux

Ladji M. DIABY

Habibou KOUYATE

Abidjan, 09 fév (AMAP) La communauté nigériane de Côte d’Ivoire s’apprête à vivre la finale de la CAN 2023 entre la Côte d’Ivoire, pays hôte et le Nigeria, ce dimanche, au stade Alassane Ouattara à Abidjan. Au carrefour Ibo dans le quartier Remblais, Commune de Koumassi, dans la capitale ivoirienne, les Nigérians sont nombreux. « Ici, c’est le terminus des Nigérians », rappelle une Burkinabè.

« Je supporte le Nigeria. C’est le football. Tout est possible, mais je suis confiant », indique Mucha Olaegbe, livreur. Son aîné, Mese Baba, commerçant et résidant en Côte d’Ivoire depuis 15 ans, reste prudent. « On ne peut pas prédire un match de football. Ce qui est sûr, le Nigeria joue bien, la Côte d’Ivoire joue également bien. Seul Dieu sait qui va remporter la coupe, C’est quelque chose qui est déjà écrit », déclare-t-il.

« J’ai confiance au Nigeria qui joue mieux que la Côte d’Ivoire. Nous sommes contents de voir notre pays en finale, la première depuis 2013. Chacun peut dire ce qu’il veut, mais c’est Dieu qui décidera. Si le Nigeria remporte la coupe, nous remercierons Dieu, si la Côte d’Ivoire remporte, Dieu merci. C’est la même famille. Je suis content pour les deux pays », ajoute-t-il.

Stone Nwa, assis aux côtés de Mese Baba, craint les débordements et les agressions des Nigérians en cas des victoires des Super Eagles. « En 2013 quand le Nigeria a éliminé la Côte d’Ivoire en quart de finale (2-1, ndlr), nous avons été agressés alors que nous fêtons notre victoire. C’est seulement les quarts de finale à l’extérieur (Afrique du Sud, ndlr) alors que nous jouons une finale en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi je demande aux Nigérians d’être calmes après le match », conseille-t-il.

« Je suis Nigérian et je vis et travaille en Côte d’Ivoire depuis 2005. Si le Nigeria gagne, c’est bien, si la Côte d’Ivoire gagne, c’est aussi bien », poursuit-il.

L’un de ses amis appuie se propos : « S’ils perdent, ils font palabre alors que le football n’est qu’un jeu. Si on perd un match, on doit juste rentrer dormir ».

La discussion entre les Nigérians s’anime et l’un d’eux sort une idée : « Si nous remportons la coupe, nous ne prendrons pas l’avion. Nous allons prendre la route et escorter nos joueurs jusqu’au pays ».

Les Nigérians de Côte d’Ivoire sont donc partagés entre envie de voir leur pays décrocher une quatrième étoile et la crainte d’agression en cas des victoires des Super Eagles.

LMD/MD (AMAP)

 

CAN 2023 : Nigeria-Côte d’Ivoire, un duel de titans

Les deux finalistes comptent 5 titres de champion d’Afrique en 11 finales disputées.

Envoyés spéciaux

Ladji M. DIABY

Habibou KOUYATE

Abidjan, 09 fév (AMAP) La 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) connaîtra son épilogue ce dimanche avec la finale entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire, au stade Alassane Ouattara, au nord d’Abidjan, la capitale ivoirienne.

Les deux pays ne se sont jamais affrontés en finale de la CAN, mais ils sont des habitués du bouquet final. Avec 3 sacres (1980, 1994 et 2023) et 4 finales perdues (1984, 1988, 1990, 2000), le Nigéria va disputer son 8è finale et deviendra le 3è pays qui a joué le plus de finale, après l’Égypte (10) et le Ghana (9).

Face au pays hôte, les Super Eagles visent leur 4è sacre pour rejoindre le Ghana, qui est la 3è nation la plus titrée après l’Égypte (7) et le Cameroun (5).  A domicile, la Côte d’Ivoire, qui accueille la CAN pour la deuxième fois, après 1984, disputera sa 5è finale et les Éléphants tenteront de conquérir une 3è couronne continentale après 1992 et 2015 (la Côte d’Ivoire a perdu la finale en 2006 et en 2012). La Côte d’Ivoire devient le premier pays hôte à atteindre la finale depuis l’Égypte 2006.

Cette CAN est complément incroyable pour les Éléphants. Malgré une phase de poules difficile avec une seule victoire contre la Guinée-Bissau (2-0), une défaite devant le Nigeria (1-0) et une humiliation contre la Guinée équatoriale (4-0), la Côte d’Ivoire est présente au bouquet final de la « sa » CAN.

En effet, les Éléphants ont bénéficié de la victoire du Maroc sur la Zambie (1-0) pour terminer parmi les meilleurs troisièmes et se hisser en huitièmes de finale. Depuis, c’est le conte de fée. Le capitaine Serge Aurier et ses partenaires ont écarté, à la surprise générale, le Sénégal, champion en titre (1-1, 5-4 t.a.b.) en huitième de finale et le Mali (2-1 a.p.) en quarts de finale, dans un scenario incroyable, avant de battre sans difficulté la RD Congo (1-0), mercredi dernier, en demi-finale grâce à un but de Sébastien Haller (67è min).

« C’est un immense plaisir de se qualifier pour cette finale, surtout à domicile et après un parcours que l’on sait tous. Nous sommes très heureux, très émus. Nous remercions le public qui ne cesse de nous pousser, qui nous permet de nous surpasser jusqu’aujourd’hui », a dit Franck Kessié, élu l’homme du match de la demi-finale contre la RD Congo.

« C’est le football, tant qu’on a 5% ou 10% de chance, il faut croire. C’est ce qui fait la beauté du football. Après le match du Maroc contre la Zambie, on a su qu’on était qualifiés. Cela a tout changé et nous a donné une autre force. On ne pouvait pas faire pire que la phase de poules, il faut continuer dans cette logique parce qu’il ne faut pas arriver en finale pour lâcher. On a encore un grand match à disputer ce dimanche, il faut donc rester concentrés, retrousser nos manches, récupérer pour affronter une très bonne équipe de Nigeria, le dimanche », a ajouté le milieu de terrain ivoirien

Selon lui, « l’humiliation » subi contre la Guinée équatoriale (4-0), a été un déclic pour le groupe. « Cette défaite nous a fait mal et cela nous a permis de nous regarder dans une glace et de se dire les choses en face. On était persuadés que ça allait être difficile de passer au second tour, Cela restait un fiasco. Après on a eu une chose, en se qualifiant parmi les meilleurs troisièmes. On n’avait plus rien à perdre, on avait tout à gagner. C’est ce qui explique ce parcours », explique-t-il.

Depuis sa qualification de l’équipe en huitièmes de finale, la Côte d’Ivoire a retrouvé la confiance et un nouveau état d’esprit souffle sur le groupe. Cela a permis à la sélection nationale de repousser beaucoup de limites dans cette compétition mais, généralement, il est difficile d’arrêter une équipe, surtout d’une grande nation de football qui se qualifie dans les conditions aussi compliquées. Si elle est ressuscitée, elle va généralement loin. La Côte d’Ivoire va devoir confirmer toutes ses performances contre le Nigeria, un autre grand du continent. C’est justement sur le groupe, le collectif qu’insiste le sélectionneur par intérim de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé.

« Je donne de l’importance au groupe. Depuis que j’ai commencé mon intérim, mon discours, c’est de leur dire qu’ils sont 27 joueurs et j’ai besoin de tout le monde. Après, je ne peux pas faire jouer les 27 en même temps. Évidemment, il y en a qui ne vont pas jouer mais dans mon discours, je leur fait comprendre que je compte sur tout le monde », dit-il

« Si on veut gagner cette compétition, on la gagnera à 27, pas seulement à 11. Ils ont compris, adhéré au discours. Les joueurs ont compris que si on devait y arriver, c’est avec les 27 ensemble, même ceux qui sont dans les tribunes ont un rôle à jouer. C’est tous ensemble qu’on pourra gagner la compétition», insiste  le sélectionneur ivoirien.

A Abidjan, les supporters sont confiants. Ils ont mis l’humilité dans le placard depuis leur qualification aux dépens du Sénégal. « C’est notre CAN, on va la remporter, arracher la coupe », s’exclame un supporter, après la qualification en finale.

Depuis le match contre le Sénégal, une expression revient après chaque qualification : « On ne vaut rien, mais on est qualifiés ». Il faut dire que les Éléphants ont repris confiance, sont solides et solidaires sur le terrain depuis la qualification in extremis en huitièmes de finale.

« On a tout le temps de la préparer cette finale de la meilleure de manière. Il ne faut pas perdre le capital-confiance. L’équipe doit bien récupérer et le groupe sera soudée et qu’on reste dans le même état d’esprit, que personne ne sorte du groupe », conseille l’ancien international ivoirien, Ibrahima Bakayoko, consultant de la télévision nationale ivoirienne (RTI1).

« Il faut analyser cette équipe du Nigéria qui est l’une des grandes nations de football. Elle a beaucoup d’atouts. Elle a des milieux offensifs qui sont des attaquants dans leur clubs qui se permettent de défendre, qui sont les meilleurs passeurs, qui sont capables de marquer à la finition des actions », ajoute l’ancien joueur de Marseille.

« Les deux équipes sont outillés. Elles savent qu’une finale ne se joue pas, elle se gagne. La Côte d’Ivoire a un avantage, c’est celui du domicile, celui du public. On verra comment elle peut capitaliser dessus pour avoir un troisième titre de champion d’Afrique » , explique un confère camerounais, également consultant à la RT1 lors de cette CAN.

Le Nigéria est monté en puissance dans la compétition. Après le match nul contre la Guinée équatoriale (1-1) lors de leur entrée en lice, les Super Eagles ont revu leur copie et successivement dominé la Côte d’Ivoire (1-0), la Guinée-Bissau (1-0) et le Cameroun (2-0), en huitièmes de finale, l’Angola (1-0) en quart de finale.

Bousculés en demi-finale, le capitaine William Troost-Ekong et ses partenaires ont su prendre le dessus sur les Bafana Bafana d’Afrique (1-1, 4-2 t.a.b.) pour se hisser en finale. Solides derrière et efficaces devant, ces Super Eagles font office de grands favoris pour la victoire finale.

Après la demi-finale contre l’Afrique du Sud, le sélectionneur nigérian s’est dit fier de la prestation de ses joueurs. « L’Afrique du Sud nous a énormément gênés. Mais nous avons réussi à garder notre sérénité », a déclaré José Peseiro.

« Nous savons que la finale sera très difficile. Nous allons donc essayer de garder la même dynamique tout en restant focalisés sur notre jeu. J’ai la chance d’avoir de très bons joueurs avec une équipe solide. La preuve, nous n’avons encaissé que deux buts durant le tournoi. Il faut donc garder la même dynamique », a ajouté le technicien portugais.

Quel que soit le vainqueur de cette CAN, la coupe restera en Afrique du l’Ouest, précisément la Zone B de l’Union des fédérations ouest-africaine. La Côte d’Ivoire vise un 3è titre pour rejoindre le Nigeria au nombre de titre alors que le Nigeria cherche à atteindre le nombre de titre du Ghana (4).

C’est dire que malgré les surprises et la sensation créées par les « petites équipes », ce sont les favoris qui sont arrivés en finale, comme dans la plupart des grandes compétitions internationales. On ‘attend à belle fête !

LMD/MD (AMAP)

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