CAN 2023 : Angola-Nigeria, la premiere affiche des quarts de finale

Envoyés spéciaux

Ladji M. DIABY

Habibou KOUYATE

Abidjan 28 janv (AMAP) Le Nigeria s’est qualifié pour les quarts de finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023, samedi, en battant le Cameroun (2-0) au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, grâce à un doublé de l’ailier Ademola Lookman (36è min, 90è min).

Il y a 40 ans (le 18 mars 1984), ce stade au nom du premier président ivoirien, situé dans la Commune du Plateau, a abrité la finale de la 14è édition de la compétition, qui a vu la victoire du Cameroun sur le Nigeria (3-1), permettant aux Lions indomptables de remporter la compétition pour la première fois de leur histoire. Même si en 2019, le Nigeria a éliminé le Cameroun (3-2) en huitième de finale en Égypte, la victoire de samedi soir se rapporte plus à l’histoire de la CAN que la Côte d’Ivoire a organisée en 1984. C’est donc une petite revanche sur l’histoire pour les Super Eagles.

Même si le Cameroun n’est plus au mieux de sa force, il reste l’une des grandes nations des football africain, quintuple champion d’Afrique et le choc avec les Nigeria était attendu par tout le continent. Les deux équipes ont terminé à la deuxième place leurs poules. Le Nigeria a récolté 7 points dans le groupe A avec un bilan de deux victoires contre la Côte d’Ivoire (1-0) et la Guinée-Bissau (1-0), un nul contre la Guinée équatoriale (1-1), trois buts marqués, un encaissé alors que le Cameroun a obtenu 4 unités, avec un bilan d’une victoire contre la Gambie (3-2, 3è journée des matches de poule), d’un nul contre la Guinée (1-1, 1re journée) et d’une défaite contre le Sénégal (3-1, 2è journée), marquant cinq buts contre six encaissés.

Le public ivoirien, les supporters des deux équipes se sont fortement mobilisés pour être témoin de ce duel entre deux grands du football africain. Ils étaient 22.085 selon les données de la Confédération africaine de football (CAF) pour un stade de 27.000 places. Pour accéder au stade Félix Houphouët-Boigny, les supporters doivent marcher en rang au moins un kilomètre, encadrés par les forces de l’ordre. Dans cette marche vers le stade un supporter ivoirien, habillé en maillot des Éléphants et coiffé d’un chapeau aux couleurs de la Côte d’Ivoire, taquine une Camerounaise : «Les Lions seront des chats aujourd’hui». La Camerounaise réplique : «Nous sommes le continent, nous allons gagner».

Le Nigeria a joué le match en 4-3-3 avec le trio offensif Moses Simon-Victor Osimhen-Ademola Lookman. De son côté, le Cameroun a évolué en 4-4-2 avec un duo Karl Toko Ekambi-Frank Magri à la tête de son attaque. Dans un stade acquis pour sa cause, le Nigéria a dominé le Cameroun qui manque de justesse technique dans la moitié de terrain adverse et qui ne s’est créé aucune occasion de but. Le pressing intensif de Victor Osimhen a fait commettre quelques erreurs aux défenseurs camerounais. L’attaquant de Naples, a sur ce match, a démontré, une fois de plus, qu’il méritait son Ballon d’or africain en malmenant la défense camerounaise.

Il faut dire que les occasions franches dans ce match tactique entre les deux formations. Le Cameroun a effectué 6 tirs, mais aucune de ces tentatives n’a été cadrée, les Lions indomptables ont obtenu la possession de balle (58%) sans être menaçants, ont effectué 381 passes avec 78% de précision des passes, commis 19 fautes avec en prime 2 cartons jaunes et obtenu 1 corner, zéro hors-jeu. Par contre, le Nigeria a pu cadrer 4 de ses 8 tirs et marqué 2 buts avec 280 passes et 71% de précision de passes. Les Nigérians ont commis 21 fautes, récolté 2 cartons jaunes, obtenu 3 corner et ont été sifflet hors-jeu à 3 reprises. Les Camerounais ont beaucoup plus fait la conservation du ballon, surtout avec le capitaine André Frank Zambo Anguissa qui a demandé à plusieurs reprises à ses coéquipiers de calmer le jeu.

Très entreprenant avec un remuant Victor Osimhen à la pointe, le Nigeria a cru ouvrir le score dès la 9è minute par l’intermédiaire du défenseur central Semi Ajayi, monté aux avant-postes, mais le but est annulé par l’assistance vidéo à l’arbitrage pour une position de hors-jeu du joueur.  Le but de l’ailier Ademola Lookman ne souffrira d’aucune contestation après la demi-heure de jeu. L’attaquant Victor Osimhen a chipé le ballon dans les pieds du défenseur central camerounais Oumar Gonzalez pour servir son complice dans la surface de réparation et ce dernier marque du pied droit (36 min). Un but semblable à celui encaissé par le Cameroun lors de la finale de la CAN 2008 au Ghana quand l’attaquant égyptien a chiper le ballon

Malgré l’entrée de Vincent Aboubakar, qui a raté les débuts de la CAN pour cause d’une blessure, en deuxième période, le Cameroun ne parviendra pas remettre les pendules à l’heure et le Nigeria réalise le break à la 90è minute grâce à Ademola Lookman. Grâce à ce doublé, il est élu homme du match. «Chacun a fait des efforts pour qu’on gagne ce match. On va continuer à travailler, à faire des efforts pour aller loin dans la compétition. Il s’agit d’écrire l’histoire et en tant qu’équipe, nous allons faire notre mieux, à travailler, à se soutenir, à faire les efforts. Il faut s’assurer de gagner le prochain match. On ne prend rien comme acquis, nous faisons tous ensemble», a déclaré le l’ailier nigérian.

Après avoir exprimé sa satisfaction, le sélectionneur nigérian a déclaré que son équipe a réalisé un bon match contre une bonne équipe du Cameroun. «On a mérité notre victoire. On a essayé de défendre quand on n’a pas le ballon, attaquer ensemble quand on a le ballon. Je dis à mes joueurs que le Cameroun est une grande équipe, mais il faut qu’il faut gagner ce match, qu’ils se battent avec le cœur, c’est ce qu’ils ont fait», a analysé José vitor Dos Santos Peseiro. Le technicien portugais se projette déjà sur le quart de finale contre l’Angola, le 2 février au stade Félix Houphouët-Boigny à 17h. «On se prépare pour le prochain match qui sera plus difficile que ce match. Les joueurs sont conscients, ils ont un d’état d’esprit fantastique. On va mette l’accent sur le repos et l’entraînement. L’Angola est une bonne équipe, performante. Si on doit gagner ce match, on doit être à notre meilleur niveau, donner le meilleur de nous-même».

Pour le sélectionneur-manger du Cameroun impute la défaite à la jeunesse de son équipe. «C’est la jeunesse qui nous coûté. C’est une jeune équipe, des jeunes joueurs qui découvrent la compétition. Ils n’ont pas encore cette capacité de pouvoir atteindre un certain niveau. C’est en commettant de ces genres d’erreur qu’ils vont grandir. Je reste persuadé que c’est une belle équipe, mais d’ici deux à trois ans, ce sera une autre équipe», a réagi Rigobert Song Bahanag.

«J’étais en face d’une très bonne équipe nigériane qui était très bien en place. Mes joueurs ont été très fragiles à un certain moment et ça nous a coûté ce que ça pouvait. Est-ce que mes joueurs ont la qualité, la capacité de pouvoir subir et se mettre plus haut, je pense que c’est qui nous a manqué. Le Nigeria est une bonne équipe, mais on n’a pas été malmené non plus. Les Nigérians ont été juste présent là u il faut et au moment où il faut pour marquer des buts», a ajouté l’ancien défenseur international des Lions indomptable. «Je ne suis pas un entraîneur. Je suis un sélectionneur-manager. C’est différent. Je sélectionne des joueurs qui sont dans des clubs. Ensuite, je suis à la reconstruction, ça prend du temps. Aujourd’hui on voit l’évolution. J’ai été critiqué, mais je n’appelle pas ces joueurs, je vais appeler qui. Qui n’est pas là et qui devrait être là», a répondu le technicien à un confrère camerounais qui l’a interrogé sur capacité à entraîner l’équipe du Cameroun.

Au moment où les supporters camerounais quittent le stade après le deuxième but nigérian, les supporters nigérians célèbrent la qualification de leur équipe. «Je suis très content. C’est mon pays. Les mots me manquent. Mais les camerounais sont nos frères, il faut se respecter», a déclaré Ibrahim Junior, un jeune nigérian né en Côte d’Ivoire. «Je suis venu supporter le Nigeria parce qu’il y a toujours une grande rivalité sportive entre le Camerounais et la Côte d’Ivoire. Je suis très content, le Nigeria a bien joué», a expliqué Mohamed Bamba, vêtit en maillot orange de la Côte d’Ivoire. «Nous sommes très content. Nous n’avons pas été déçu. L’équipe a bien joué», a exprimé le supporter nigérian Bakaré Abdoul Kadri.

L’Angola a été le premier pays à se qualifier pour le quart de finale en battant la Namibie (3-0), en première heure au stade de la Paix à Bouaké grâce à un doublé de Gelson Dala (38è min, 42è min) et à un but de Mabululu (66è min). Ce premier huitième de finale de CAN s’est terminé à dix contre dix. L’Angola, qui dispute sa neuvième CAN, participera aux quarts de finale pour la troisième fois de son histoire. Après avoir échoué à ce stade de la compétition en 2008 devant l’Égypte (1-2) puis en 2010 (à domicile) face au Ghana (0-1), les Palancas Negras tenteront cette fois d’aller plus loin contre le Nigeria, ce vendredi.

LMD/MD (AMAP)

 

 

 

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger se retirent « sans délai » de la CEDEAO

(g á d) Le cap Ibrahim Traoré, le col Assimi Goïta et le gén de Brigade Abdourahamane Tiani, respectivement Chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali et du Niger

Bamako, 28 janv (AMAP) Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé, ce dimanche 28 janvier, de se retirer avec effet immédiat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont annoncé les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans un communiqué conjoint.

« Après 49 ans d’existence, déplore le communiqué, les vaillants peuples du Burkina, du Mali et du Niger, constatent avec beaucoup de regrets, d’amertume et une grande déception que leur Organisation s’est éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme. »

«En outre, la CEDEAO, sous l’influence de puissances étrangères, trahissant ses principes fondateurs, est devenue une menace pour ses États membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur», poursuit le communiqué.

« En effet, l’organisation n’a pas porté assistance à nos Etats dans le cadre de notre lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité ; pire, lorsque ces États ont décidé de prendre leur destin en mains, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes. Toutes choses qui ont davantage fragilisé les populations déjà meurtries par des années de violence imposée par des hordes terroristes instrumentalisées et téléguidées. »

Face à cette situation qui perdure, le capitaine Ibrahim Traoré, le colonel Assimi Goïta et Le général de brigade Abdourahamane Tiani, prenant toutes leurs responsabilités devant l’histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations, décident en toute souveraineté du retrait sans délai du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO.

Le communiqué rappelle que le général Aboubacar Sangoulé Lamizana, le général Moussa Traoré et le lieutenant-colonel Seyni Kountché, respectivement défunts chefs d’État de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), du Mali et du Niger, qui étaient « désireux de réaliser l’intégration entre les États de la sous-région et mus par les idéaux de fraternité, de solidarité, d’entraide, de paix et de développement », ont créé la CEDEAO avec douze de leurs pairs, le 28 mai 1975, à Lagos, au Nigeria.

SS/MD (AMAP)

Le Sénégal, le champion d’Afrique en titre, est le seul à remporter ses trois matches de poule

Ladji M. DIABY

Habibou KOUYATE

Envoyés spéciaux

Korhogo, 26 janv (AMAP) La phase de poule de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a pris fin mercredi dernier. Cette la phase de poule a été très compliquée pour les équipes. Excepté le Sénégal et le Maroc, dont le sélectionneur Walid Regragui a été suspendu 4 matches (2 avec sursis) par la Confédération africaine de football (CAF) pour son altercation avec le défenseur congolais Chancel Mbemba après le match contre le Congo, aucune tête de série lors du tirage au sort, n’a terminé première de sa poule.

Le Sénégal, le champion d’Afrique en titre, est le seul à remporter ses trois matches de poule devant la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0).

Lors de cette phase de poule, 89 buts ont été marqués en 36 matches, soit une moyenne de 2,4 buts par match alors qu’à la dernière CAN au Cameroun 68 buts ont été inscrits lors de la phase de poules soit 1,8 but par match.

Non contente d’être premier du groupe A avec 7 points devant le Nigeria (7 points) et la Côte d’Ivoire (3 points), la Guinée équatoriale possède la meilleure attaque avec 9 buts devant le Sénégal (8 buts) et le Cap-Vert. La meilleure défense est tenue par le Mali, le Nigeria, le Maroc, le Sénégal qui n’ont concédé qu’un seul but en trois matches. Les mauvaises défenses sont celles de Gambie, de Mozambique et de Guinée-Bissau qui ont encaissés chacun 7 buts.

TROIS DERBYS OUEST-AFRICAINS-Le premier huitième de finale opposera l’Angola, premier du groupe D avec 7 points, et la Namibie, qui a terminé troisième du groupe E avec 4 points, le 27 janvier (17h), au stade de la Paix à Bouaké. Le Nigeria, deuxième du groupe A avec 7 points, retrouvera le Cameroun, 2è du groupe C (4 points), au stade Félix Houphouët-Boigny, le 27 janvier (20h), pour la plus belle affiche des 8e de finale. Super Eagles et Lions Indomptables se sont affrontés trois fois en finale de CAN, et le Cameroun l’a toujours emporté (1984, 1988 et 2000). La Guinée équatoriale qui confirme son excellente CAN au Cameroun en remportant le groupe A avec 7 points jouera contre la Guinée, 3è du groupe C avec 4 points, au stade Alassane Ouattara, le 28 janvier (17h). L’Égypte, 2è du groupe B avec 3 points, défiera la RD Congo, 2è du groupe F avec 3 points, au stade Laurent Pokou.

S’en suivront trois derbys ouest-africains. Le Cap-Vert, premier du groupe B avec 7 points, jouera contre la Mauritanie, 3è du groupe D avec 3 points, le 29 janvier, au stade Felix Houphouët-Boigny (17h) alors qu’en deuxième heure, le Sénégal sera face au tête la Côte d’Ivoire, 3è du groupe A, au stade Charles-Konan Banny à Yamoussoukro (20h). Le Mali, premier du groupe E avec 5 points, sera face à son voisin le Burkina Faso, 2è du groupe D, avec 4 points, au stade Amadou Gon Coulibaly, le 30 janvier, à 17h. Les ressortissants maliens et burkinabé sont très nombreux à Korhogo qui est proche de deux pays. C’est dure que l’arène va refuser du monde à l’occasion de cette huitième de finale. Le vainqueur affrontera celui du match Sénégal-Côte d’Ivoire en quart de finale.

Le dernier huitième de finale mettra aux prises le Maroc, premier du groupe F avec 7 points et l’Afrique du Sud, 2è du groupe E, le 30 janvier, au stade Laurent Pokou de San-Pedro à 20h.

Les quarts de finale sont prévu les 2 et 3 février alors que les demi-finales seront disputées le 7 février, le match pour la 3è place, le 10 février et la grande finale, le 11 février au stade Alassane Ouattara.

LMD/MD (AMAP)

 

Sikasso : Immersion dans le monde burlesque de la confrérie des Korèdugaw

Indépendance, travail, sincérité, honnêteté et droiture sont, entre autres, des vertus de cette confrérie. . 

Par Mariam F. DIABATE 

Sikasso, 26 janv (AMAP) Les bouffons ou «Korèdugaw», en langue bamanakan répondent à d’autres noms dans d’autres localités du Mali, notamment  dans le Cercle de Sikasso (Sud) où les Senoufo leur collent les appellations «mpwugni» ou «mpwubi». Dans le Cercle de Kadiolo, les «Shènnabele» (Senoufo) les affublent du sobriquet de «mpuwi» et «mpuubii» tandis que les Minianka leur collent aussi le nom «xodubalaa».

Le korèdugaw représente une personne qui a le sens du burlesque, du rire, voire de la dérision. C’est aussi un être qui s’exprime ou passe des messages par des grimaces, des codes de résignation et une forme de sagesse.

Les spécialistes définissent le korèdugaya comme une confrérie initiatique du patrimoine culturel du Mali. L’origine de la confrérie date de la nuit des temps. On les rencontre dans les milieux bambara, malinké, senoufo, minianka et samogo. Tout comme les confréries des chasseurs, des prêtres, des divinités du monde bambara, chaque communauté à ses propres korèdugaw.

Les korèdugaw sont affublés de plusieurs noms en fonction des localités de la cité du Kénédougou

Le korèdugaya tirerait son nom de «korè» (l’une des six divinités du monde bambara qui joue un rôle rituel et public) et de «duga» qui signifie vautour en français. En milieu senoufo, il officie comme maître de cérémonie, amuseur du public et interface entre les groupes d’âge. Grossomodo, le korèduga, c’est cet être humain qui a la particularité de s’habiller bizarrement. Il porte des haillons, des colliers, des pantalons dont l’un des pans est plus souvent long que l’autre.

A Sikasso, ces personnages atypiques sont toujours présents dans les rencontres culturelles. Ils se caractérisent par leur gestuelle mais, aussi, leurs chants, danses, accoutrements, parures, langages verbaux et non-verbaux. Mais, surtout, cette façon ubuesque de faire des bénédictions, annonçant une chose à travers son contraire. C’est un code propre aux korèdugaw. Certains, sans prendre de gants, déclarent que les korèdugaw n’ont pas de pudeur (autrement sans scrupule). C’est une perception erronée de cette couche sociale. Parce ces manières, ils révèlent la beauté et la qualité du korèdugaya.

Feu Tiémoko André Sanogo, qui a été rappelé à Dieu, en octobre 2021, était le président de l’Association des korèdugaw de la Région de Sikasso. Dans une publication intitulée : ‘’Les korèdugaw en milieu Senoufo’’, il évoquait l’initiation à la confrérie des korèdugaw ou « tuer quelqu’un à la confrérie », selon l’expression consacrée par la confrérie.

D’autres confréries comme celles des chasseurs, géomanciens et sorciers ont une appellation à l’initiation. L’initiation se fait tous les 3 ou 7 ans, selon les aires culturelles. Les initiés suivent toujours un cursus de formation. Les étapes de la formation commencent de 0 à 7 ans jusqu’à 42 à 63 ans. Au-delà de 63 ans, le korèdugaw se résigne à limiter ses déplacements et apparitions publiques. Il se contente du peu qu’on lui donne et s’interdit de quémander. « C’est à 63 ans que le korèduga devient un (duga mansa) signifiant roi des vautours ou un (duga koro) vieux vautour », expliquait l’ancien chef de l’Association des korèdugaw. Et d’ajouter que c’est en cette période que le «duga koro» entre dans l’univers du mysticisme visionnaire.

Des femmes Korèdugaw en démonstration lors d’une cérémonie

Par ailleurs, les interdits des korèdugaw, selon Tiémoko André Sanogo sont notamment ne jamais allumer le feu de la discorde, du malentendu ou de la guerre mais, surtout, être ouvert aux autres et recevoir le pêcheur comme le bienfaiteur avec la même courtoisie et ne jamais toucher ce qui ne lui appartient pas ou ne lui a pas été donné.

Sur un tout autre registre, le défunt affirmait que leur confrérie est sollicitée par les couples stériles pour réaliser leur aspiration à la parenté. Le couple prête serment et, une fois, le vœu exaucé, juste après le baptême, l’enfant est amené à la confrérie. Cette dernière lui donnera un prénom korèdugaw comme «malokini» (plat de riz), «tobogo» (boue de to), «dèguè» (brouet ), «galama»  (louche), «gnama» (ordures), «duga» (vautour), «tchètèmalo» (l’homme qui  n’a pas froid aux yeux). En outre, les chants évoqués par les korèdugaw sont relatifs à l’éducation, la religion, la politique, etc.

De son côté, le chercheur au Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, fait beaucoup d’investigations dans les villages senoufo, surtout sur le korèdugaya.

Le Senoufo et l’originaire de Kadiolo dresse le tableau de la vie des korèdugaw du Folona (Kadiolo). Selon lui, les korèdugaw de Sikasso sont différents de ceux de Kadiolo. Le symbole du korèdugaya est représenté par la sculpture d’un oiseau appelé « calao ». Son bec fermé appelle les initiés à ne pas dévoiler ce qu’ils ont appris lors de l’initiation ; le long bec de la sculpture qui se traine sur le ventre signifie que le vrai korèdugaw se nourrit par lui-même (indépendance) ; ses ailles déployés l’encouragent à bondir sur le travail; la position droite de la sculpture appelle les bouffons à ne pas mentir, à ne pas toucher à la femme d’autrui et à ne pas voler. Qui n’apprécie pas ces valeurs ?

MFD/MD (AMAP)

 

Encadré : Apparats de korèduga

En général, les bouffons sont reconnus par leurs habillements qui sortent de l’ordinaire. On les rencontre, très souvent, avec des becs d’oiseaux sur les chapeaux, des haillons, des sacs, des colliers ou chapelets, des chevaux, des caméras, des masques, des éventails … à ce niveau, le chercheur du Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, précise que le bec de l’oiseau «calao» que les bouffons de Kadiolo portent sur leur chapeau signifie l’entente, le porte bonheur, la procréation… ; les haillons sont des habits tout terrain (on s’assoie par terre et on fait tout avec); les sacs contiennent des objets dont l’antidote contre les poisons ; les flûtes sont leurs instruments de musique. Ils égrainent les colliers pour apaiser les malentendus, les tensions ; leurs chevaux sont symboliques, c’est pourquoi, les cavaliers ne sont pas choisis par hasard; c’est grâce aux éventails que les korèdugaw se nourrissent. C’est en ventant les repas des gens que ces derniers leur offrent de la nourriture …

Sur un tout autre registre, l’Abbé Edouard Coulibaly soutient que les korèdugaw mangent des mixtures pour montrer qu’ils ne font pas de distinction entre les gens et les plats. « Chez les Senoufo, les bouffons tiennent énormément à leur fétiche ‘’Kafala’’. « Ce fétiche tient ses promesses. C’est pourquoi, ils ne voyagent jamais sans lui … », conclut-il.

MFD/MD (AMAP)

Filière bétail-viande au Mali : Labélisation de la viande rouge et ses dérivés

La présentation du label par les officiels

Bamako, 26 janv (AMAP)  Le Mali dispose désormais d’un nouveau logo pour le label viande rouge et ses dérivés avec une étiquette dénommée «Mali Sogo» officiellement présentée au grand public, mercredi, à Bamako.

Ce label pour la filière bétail/viande, lancé lors d’un atelier organisé par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest volet Mali (PACAO-Mali), va permettre aux acteurs de la filière de valoriser et promouvoir la viande rouge et ses dérivés. Il est, aussi, destiné à développer des opportunités pour la viande rouge et ses dérivés afin qu’ils pénètrent les marchés et soient protégés contre toute usurpation. Il permettra, également, de renforcer l’information des consommateurs sur la viande rouge et ses dérivés et des liens entre les acteurs de la filière.

Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, qui a presidé la rencontre, dans les locaux de son département, a rappelé que plus de 30% de la population rurale malienne tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage, qui constitue le 3è secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au Produit intérieur brut (PIB) du pays.

Et le ministre Youba Ba a ajouté qu’il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits de qualité avec l’assurance de la traçabilité. C’est dans ce cadre que l’IFBV-Mali, en partenariat avec PACAO, a initié la réalisation de l’étude de faisabilité de la Marque collective (MC) et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés pour la filière bétail/viande.

Cette étude dont le lancement a été fait le 20 juillet 2023 par le ministre de l’élevage et de la Pêche a été réalisée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID-Sarl), et a surtout permis de réaliser une étude de faisabilité de mise en place de la marque collective pour la viande rouge et ses dérivés de la filière bétail/viande, de faire des sessions d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière bétail/viande sur le concept marque collective et ses implications dans les Régions de Kayes, Koulikoro et du District de Bamako. Et, aussi, d’élaborer le logo du label viande rouge et ses dérivés et son règlement d’usage encadrant son utilisation.

Au cours de cette étude de faisabilité, les acteurs de l’IFBV-Mali ont effectué, du 18 au 22 décembre 2023, un voyage d’études et d’échanges d’expériences auprès de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) du Maroc.

Compte tenu de l’importance de ce label qui sera mis en place, le ministre chargé de l’Élevage a invité les services techniques et les partenaires techniques et financiers(PTF) à accompagner la démarche afin que la viande du Mali soit parmi les plus prisées d’Afrique voire du monde.

Il a également réitéré la volonté des plus hautes autorités de soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer d’une marque collective permettant de donner une visibilité à leurs produits sur les marchés national et international afin de garantir l’origine des produits. Le patron du département de l’Élevage et de la Pêche, a aussi encouragé l’IFBV, le PACAO ainsi que leurs partenaires dont l’Union européenne (UE) pour cette initiative.

Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière bétail/viande du Mali (IFBV-Mali), Mamoudou Abdoulaye Diallo, a souligné qu’aujourd’hui, la viande rouge a été choisie par le Mali pour promouvoir son économie raison pour laquelle, son groupement à solliciter l’appui de PACAO-Mali pour la labélisation.

«Ce label nous permet de faire connaître notre valeur économique qui est notre bétail et aussi de pouvoir exporter la viande du Mali au niveau international», a fait savoir M. Diallo.

La rencontre a noté la présence du chef de PACAO au Mali, Souleymane Bassolé, ainsi que des responsables des services techniques en charge de la promotion de la filière.

MS/MD (AMAP)

 

SNIPIL : Bassaro Haïdara de l’AMAP à la tête d’un bureau de 31 membres

Le nouveau secrétaire général du SNIPIL, Bassaro Haïdara

Bamako, 26 janv (AMAP) Bassaro Haïdara de l’AMAP a été élu, jeudi, à la tête du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL) et deson bureau consensuel de 31 membres.

Le 14è congrès ordinaire du Syndicat, tenu à la Maison de la presse, sous le thème : « Syndicalisme et responsabilité », a aussi mis en place deux commissions de contrôle et de discipline de trois membres chacune.

Le nouveau secrétaire général du SNIPIL, qui place son mandat « sous la responsabilité syndicale » indique que « le syndicalisme, c’est défendre les droits de l’entreprise. » Il explique être « prêt à travailler dans ce sens pour rehausser l’image du SNIPIL et du syndicalisme dans son ensemble. »

Le chef de cabinet du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de ces assises, a déclaré que le syndicalisme rime avec un esprit d’ouverture et d’écoute pour mieux appréhender les doléances. Mohamed Ag Albachar a espéré voir « ces assises s’inscrire dans cette dynamique pour faciliter le travail de son département. »

Il s’est dit aussi persuadé que le thème inspirera davantage le SNIPIL à jouer pleinement son rôle dans le Mali Kura.

Selon lui, le SNIPIL doit s’investir aussi pour freiner sur les réseaux sociaux l’expansion de nouvelles sans fondement. Les « fake news » pouvant « causer des désastres en temps de crise et de guerre. »

Selon lui « Syndicalisme et responsabilité, appelle à revendiquer, mais tout en tenant compte des facteurs de stabilité, de cohésion sociale et de paix dans un contexte fragilisé comme le nôtre. » « C’est tout le sens qu’il faut donner à la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux» a dit Mohamed Ag Albachar.

Et d’exhorter les congressistes au respect de l’éthique et de la déontologie pour le devenir du secteur, sans lesquels le journalisme, la communication et le métier de l’écriture n’auront  pas de sens.

Le secrétaire général adjoint du SNIPIL, Modibo Ba, a expliqué que la tenue de ces assises répond à une volonté manifeste du SNIPIL et de tous les affiliés de l’UNTM de respecter les textes qui régissent les organisations syndicales, mais aussi de satisfaire une exigence de redevabilité face aux militants.

« Le mandat qui s’achève aura été, sans nul doute, celui des crises multidimensionnelles dans notre pays, celle sanitaire liée à la Covid-19. Ces crises n’ont pas permis la réalisation de toutes les promesses issues du 13ème congrès, tenu en 2018 », a-t-il deploré.

Il a aussi souligné les difficultés des services publics de communication. « Nous pouvons dire aujourd’hui que la presse publique agonise, le cinéma se meurt et l’industrie du livre se cherche », a dit Modibo Ba, avant d’énumérer des acquis.

Le secrétaire administratif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Issa Bengaly, a, pour sa part, déclaré que « dans la nécessité d’une adaptation de leur philosophie syndicale, en tant que Maliens, au rythme du renouveau syndical, mais aussi avec l’appui de l’Etat et des spécialistes nationaux et internationaux, l’UNTM a élaboré un Pacte de stabilité social et de croissance. »

«Bien mené, ce pacte est un cadre de réglementation des libertés et peut faire gagner des acquis dans la paix. Il est loin d’être l’extinction des libertés syndicales comme le pensent certaines hautes responsabilités de la gouvernance, certains directeurs de service. Il ne peut non plus être un prétexte pour créer des syndicats satellites », a averti le secrétaire administratif de la plus grande centrale syndicale nationale.

Auparavant, le chef de cabinet du département en charge de la Communication avait salué la mémoire du défunt secrétaire général, Abdramanane Infa Touré, qui était engagé sur le front social pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. « Un syndicaliste rompu à la tâche et ouvert au dialogue et à l’apaisement. »

BBC/MD (AMAP)

Les autorités maliennes annoncent la fin de l’Accord d’Alger (Officiel)

Le gouvernement de Transition a annoncé, jeudi la fin, avec effet immédiat, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015,

Bamako, 26 janv (AMAP) Le gouvernement de la Transition a annoncé, jeudi la fin, avec effet immédiat, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015 avec des mouvements rebelles touarègues.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, avance « des faits graves dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. »

Il s’agit « du changement de posture de certains groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes. »

S’y ajoute l’incapacité de la médiation internationale dont l’Algérie est le chef de file, « à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le gouvernement de la Transition. »

Le communiqué rappelle que le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, a adressé une lettre en date du 24 février 2023, aux autorités de la République algérienne démocratique et populaire, chef de file de la médiation internationale.

Sans oublier « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’Accord de la part des autorités algériennes », mentionnés dans un communiqué de Bamako publié le 25 janvier 2024 par le gouvernement de la Transition.

« Au regard de ces faits suffisamment graves précités, selon le ministre d’État, le gouvernement de la Transition constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015. » Et par conséquent, la fin de l’Accord, avec effet immédiat.

Le gouvernement assure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, « en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. »

En outre, il « invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-Maliens ouvert à tous nos compatriotes épris de paix », annoncé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 31 décembre 2023.

SS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du 24 janvier 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté un projet de texte ;

– procédé à des nominations ;

– et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts.

Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées.

Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment :

– la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ;

– la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ;

– les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ;

– l’exploitation anarchique du bois ;

– l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ;

– la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts.

Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Secrétaire Général du Gouvernement :

Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME

– Chef de Cabinet :

Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat.

– Chargés de mission :

Madame Aminata NIAKATE, Juriste ;

Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT

– Conseiller technique :

Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

– Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) :

Général de Brigade Elisée Jean DAO.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

– Chargés de mission :

Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ;

Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ;

Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ;

Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

– Secrétaire Général :

Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION

– Directeur national de l’Aménagement du Territoire :

Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

– Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement :

Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ;

Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE

– Conseillers techniques ;

Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ;

Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.

– Chargé de mission :

Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur.

– Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche :

Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ;

Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

  1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY.

    Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires.

En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila.

Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités.

Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales.

  1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée.

La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions.

Parmi ces activités on peut noter :

– la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ;

– les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ;

– la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque DéfenseDiplomatie-Développement, de restauration de lasouveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ;

– les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances.

La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle puisse inspirer et guider les générations présentes et futures dans le processus d’édification du Mali nouveau souverain, sécurisé et stable.

Les Hautes Autorités du pays saluent l’engagement patriotique et la résilience du Peuple malien, qui ont permis d’affirmer le pilier fondamental de la souveraineté nationale, notamment la restauration de l’outil de défense nationale et la sécurité des personnes et des biens.

La Conférence de clôture de cette 2ème édition a eu lieu à Sikasso le 18 janvier 2024 sous la Présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement.

  1. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a informé le Conseil des Ministres du déroulement des festivités du 20 janvier 2024.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a félicité le ministre de la Défense et des anciens Combattants et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile pour la célébration du 63ème anniversaire de la création de l’Armée nationale sur l’ensemble du territoire.

Le Gouvernement a également salué cette célébration dans la ville de Kidal nouvellement libérée par les Forces de Défense et de Sécurité.

Le Conseil des ministres a adressé ses vives félicitations à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité pour cette célébration bien réussie dans la sécurité et dans la cohésion nationale.

  1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres :
  2. de la tenue de la 3ème édition des rendez-vous et des ateliers Manssah. La 3ème édition des Rendez-vous et des Ateliers Manssah se tiendra à Bamako, le 26 janvier 2024. Manssah est une initiative lancée le 22 octobre 2023 au Togo, en marge du Forum de Lomé sur la Paix et la Sécurité.

Le nom Manssah, en hommage à Mansa Moussa, ambitionne de rassembler plusieurs africains venus d’horizon différents et unis par un profond attachement au continent africain.

Après la session inaugurale de Lomé, Manssah a organisé une activité à Conakry le 21 novembre 2023.

La session de Bamako vise à partager des réflexions et engager le dialogue avec le public afin d’alimenter les travaux en restant le plus proche possible des aspirations des parties prenantes.

A l’issue des rencontres, il est notamment attendu que le public cible soit encouragé à prendre des initiatives, que les populations locales perçoivent la nécessité d’une dynamique de changement et que des talents locaux soient identifiés.

Les thèmes spécifiques de la rencontre Manssah de Bamako se présentent ainsi qu’il suit :

– « L’Afrique malade de sa santé : quels traitements » ;

– « Sous-sols riches, peuples pauvres : une fatalité ? » et « En finir avec le franc CFA et tracer notre voie ».

Le choix porté sur le Mali, pour lancer les activités Manssah de l’année 2024 est une marque de confiance envers notre pays et une reconnaissance de l’engagement des Autorités de la Transition, sous le leadership du Président de la Transition, Chef de l’Etat, à changer de paradigme, à évoluer de la doxa présentant l’Afrique comme éternelle assistée, pour désormais imposer, par les actes et les faits, un nouveau narratif qui met l’Afrique et les Africains, à commencer par le Mali et les Maliens, maîtres de leur propre destin.

  1. de la proposition d’autoriser le Gouvernement à signer l’Accord de SAMOA.

Faisant suite aux recommandations du Conseil des Ministres du 22 novembre 2023, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a présidé, le 15 décembre 2023, une réunion d’échanges sur l’Accord de partenariat entre l’Organisation des Etats d’Afrique, des
Caraïbes et du Pacifique et l’Union européenne, dénommé Accord de SAMOA.

Cette réunion visait à apporter les précisions aux préoccupations relatives à la signature par le Gouvernement de la République du Mali de l’Accord de SAMOA, notamment :

– les obligations en matière de démocratie et les questions des droits de l’Homme ;

– la gestion des migrants ;

– les relations commerciales.

En conclusion, la réunion a permis de dissiper toutes les préoccupations soulevées. Les participants ont convenu de maintenir la dynamique d’échanges constructifs dans laquelle le Mali s’est inscrite dès l’entame du processus de négociations des Accords de SAMOA.

  1. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des ministres du niveau de préparation du recensement général agricole.

Le recensement général agricole a pour objectif d’obtenir les données fondamentales du secteur rural qui serviront de repères aux estimations futures.

A cet effet, il s’agit de déterminer au cours de l’opération :

– les caractéristiques de base des exploitations agricoles ;

– la liste de l’ensemble des producteurs agricoles et des parcelles agricoles ;

– la liste des zones de concentration d’animaux et des points d’eau, des campements de pêche ;

– les sites maraîchers et des bassins de production de fruits ;

– le nombre de têtes de bétail ;

– les numéros d’identification unique de l’ensemble des acteurs.

Le recensement général agricole se déroulera sur une période de quatre (04 mois) allant du 1er avril au 31 juillet 2024. Il mobilisera 6 195 agents contractuels dont 4 760 recenseurs, 860 chefs d’équipes, 255 contrôleurs et 300 recenseurs pour le cheptel transhumant et nomade.

  1. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
  2. par une augmentation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.
  3. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

CAN 2023 : Les Aigles terminent leader de leur poule

Le Mali a disputé hier son 610è match, toutes compétitions confondues, sa 57è rencontre en Coupe d’Afrique de nations, contre la Namibie.

Envoyés spéciaux

Ladji M. DIABY

Habibou KOUYATE

San Pedro 24 janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont assuré la première place du groupe E avec un match nul contre les Brave Warriors de Namibie (0-0), au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire, au stade Laurent Pokou de San-Pedro.

Le match nul arrange les deux équipes qui accèdent toutes aux huitièmes de finale. Au Coup de sifflet final de la rencontre, les protagonistes et leurs supporters n’ont pas tout de suite fêté parce qu’il fallait attendre la fin de l’autre match de la poule, disputé au stade Amadou Gon Coulibaly, entre l’Afrique du Sud et la Tunisie.

Une victoire des Bafana Bafana relèguerait le Mali à la deuxième place du groupe alors qu’une victoire de la Tunisie éliminerait la Namibie. Il n’y aura pas de but au stade Amadou Gon Coulibaly. L’Afrique du Sud et la Tunisie se sont neutralisées (0-0). Le Mali termine ainsi à la tête du groupe E avec 5 points devant l’Afrique du Sud (4 points) et la Namibie (4 points). La Tunisie, la favorite de la poule au coup d’envoi de la compétition, est éliminée avec deux petites unités.

Les Aigles ont effectué le tour du terrain pour remercier les supporters qui ont bien célébré la première place de leurs couleurs. Les Aigles réalisent l’essentiel en se hissant au deuxième tour comme lors deux précédentes éditions (2019 et 2021) avec en prime la première place du groupe.

Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires ont débuté la phase de groupes avec une victoire devant l’Afrique (2-0) avant de faire match nul contre la Tunisie (1-1) et un nouveau match nul contre la Namibie (0-0). Cette rencontre de la derrière journée de la phase initiale n’a pas été aussi facile. Le sélectionneur national a proposé sur le papier un 4-1-3-2 avec Aliou Dieng comme sentinelle et Yves Bissouma, comme meneur de jeu. Mais le joueur de Tottenham est très souvent resté à la récupération sur la même ligne que le joueur d’Al Ahly. Les Aigles ont souffert face à la détermination des Namibiens qui avaient besoin d’un match nul pour se qualifier pour la première fois en huitièmes de finale. Ils ont été toujours éliminés au premier tour lors de leurs précédentes participations (1998, 2008, 2019). Tout comme la Mauritanie, la Namibie se qualifie pour la première fois en huitième de finale.

Le Mali a bien terminé la partie avec quelques occasions nettes en deuxième période, mais la tentative de l’attaquant Ibrahim Sissoko, à l’entrée de la surface namibienne s’envole dans le ciel de San-Pédro (65è min). Avant le dernier quart d’heure, Nene Dorgelès a centré dans la surface, mais Ibrahim Sissoko n’a pu reprendre le cuir (71è min) alors que le coup franc de l’arrière gauche, Amadou Danté, est repoussé en corner par le gardien Namibien (85è min).

Leader du groupe E, le Mali affrontera le Burkina Faso, deuxième du groupe D, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo. Ce sera un retour à la base pour les Aigles.

LMD/MD (AMAP)

 

 

Namibie-Mali : 0-0

Arbitrage du Rwandais Samuel Uwikunda assisté des Ivoiriens Adou Désiré N’Goh et Nouho Ouattara

Namibie : Loydt Kazapua, Hanamub Welwin Riaan Hanamub, Lubeni Pombili Haukongo (Vetunuavi Hambira, 90è min), Kennedy Amutenya, Ivan Kamberipa, Ngero Kaanjuka Katua, Aprocius Megameno Petrus, Muzeu Betuel Muzeu (Absalom Manjana Imbondi, 74è min), Prins Menelik Tjiueza (Marine Marcel Papama, 79è min), Deon Daniel Hotto, Peter Taanyanda Shalulile (cap) (Denzil Haoseb, 90è min). Sélectionneur : Collin Josephat Benjamin.  

Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Moussa Diarra (Amadou Danté, 67è min), Aliou Dieng (Mohamed Camara, 67è min), Fousseni Diabaté (Adama Traoré, 81è min), Yves Bissouma, Nene Dorgelès, Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko, 52è min), Youssoufou Niakaté (Kamory Doumbia, 52è min).  Sélectionneur : Eric Sékou Chelle.

 

Pour ses 12 participations à une phase finale, le Mali a disputé 54 matches pour 19 victoires, 19 matches nuls et 16 défaites. Les Aigles ont marqué 65 buts et encaissé 65.

  1. 2. Plus grand nombre de buts marqués par un joueur :

Seydou Keita : 31 matches 8 buts : 1(2002) – 3(2010) – 1(2012) – 3 (2013).

Frédéric Oumar Kanouté : 11 matches 7 buts : 4(2004) – 1(2008) – 2(2010).

Cheick Fantamady Keïta : 5 matches 5 buts (1972).

Cheick Tidiane Diabaté: 3 buts (2012).

Ibrahima Koné : 3 buts (2021)

Bakoroba Touré: 2 buts (1972).

Bassala Touré : 2 buts (2002).

Mamadou Bagayoko : 2 buts : 1 (2002) – 1(2010).

Mahamadou Diarra « Djila » : 2 buts (2004).

Mahamadou Samassa : 2 buts (2013)

  • Les 29 autres buts ont été marqués par 29 joueurs différents.

Bakary Traoré, Adama Traoré, Moussa Diakité, Moussa Traoré (1972), Fermand Coulibaly, Modibo Sidibé, Soumaïla Traoré, Amadou Paté Diallo (1994), Dramane Coulibaly « Scifo » (2002), Dramane Traoré « Rivaldo », Soumaïla Coulibaly, Mohamed Sissoko « Momo », Janvier Abouta (2004), Moustaph Yatabaré (2010), Garan Dembélé, Bakaye Traoré (2012), Sigamary Diarra, Cheick Fantamady Diarra (2013), Sambou Yatabaré, Bakary Sacko, Modibo Maïga (2015), Yves Bissouma (2017), Abdoulaye Diaby, Moussa Maréga, Adama Traoré «Malouda », Adama Traoré «Noss », Diadié Samassékou, Amadou Haïdara (2019), Massadio Haïdara (2021).

Le Quadruplé

5 septembre 1975, tournoi amical à Abidjan: Mali-Nigeria (4-1) Cheick Salah Sacko

Triplé au cours d’un match

Le 3 février 1963 en amical à Haute Volta, Haute Volta- Mali : 4-0 (Abdoulaye Diawara “Blocus”

Le 28 avril 1973, Mali-Serra Leone : 4-2 (Cheick Diallo)

Le 12 février 1985 en Coupe Cabral en Gambie, Mali-Mauritanie : 3-0, Seydou Diarra “Platini”

Le 22 juillet 2017 élim CHAN, Maroc 2018 : Mali-Gambie : 4-0 Ibrahima Koné

le 7 octobre 2021, élim Coupe du monde Qatar 2022 à Agadir : Mali-Kenya : 5-0 Ibrahima Koné

 

Communiqué du conseil des ministres du 24 janvier 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :- adopté un projet de texte ;

– procédé à des nominations ;- et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts.

Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées. Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment :

– la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ;- la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ;- les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ;

– l’exploitation anarchique du bois ;- l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ;

– la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts.Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Secrétaire Général du Gouvernement :Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME

– Chef de Cabinet :Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat.

– Chargés de mission :Madame Aminata NIAKATE, Juriste ;Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT

– Conseiller technique :Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

– Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) :Général de Brigade Elisée Jean DAO.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

– Chargés de mission :Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ;

Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ;Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ;Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

– Secrétaire Général :Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION

– Directeur national de l’Aménagement du Territoire :Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

– Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement :Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ;Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE

– Conseillers techniques ;Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ;Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.- Chargé de mission :Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur.

– Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche :Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ;Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY.

Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires.

En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila.

Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités.Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales.

2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions.Parmi ces activités on peut noter :

– la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ;- les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ;- la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque Défense Diplomatie

-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ;

– les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances.

La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle puisse inspirer et guider les générations présentes et futures dans le processus d’édification du Mali nouveau souverain, sécurisé et stable.

Les Hautes Autorités du pays saluent l’engagement patriotique et la résilience du Peuple malien, qui ont permis d’affirmer le pilier fondamental de la souveraineté nationale, notamment la restauration de l’outil de défense nationale et la sécurité des personnes et des biens.

La Conférence de clôture de cette 2ème édition a eu lieu à Sikasso le 18 janvier 2024 sous la Présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement.

3. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a informé le Conseil des Ministres du déroulement des festivités du 20 janvier 2024.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a félicité le ministre de la Défense et des anciens Combattants et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile pour la célébration du 63ème anniversaire de la création de l’Armée nationale sur l’ensemble du territoire.Le Gouvernement a également salué cette célébration dans la ville de Kidal nouvellement libérée par les Forces de Défense et de Sécurité.

Le Conseil des Ministres a adressé ses vives félicitations à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité pour cette célébration bien réussie dans la sécurité et dans la cohésion nationale.

4. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres :a. de la tenue de la 3ème édition des rendez-vous et des ateliers Manssah.

La 3ème édition des Rendez-vous et des Ateliers Manssah se tiendra à Bamako, le 26 janvier 2024. Manssah est une initiative lancée le 22 octobre 2023 au Togo, en marge du Forum de Lomé sur la Paix et la Sécurité.Le nom Manssah, en hommage à Mansa Moussa, ambitionne de rassembler plusieurs africains venus d’horizon différents et unis par un profond attachement au continent africain. Après la session inaugurale de Lomé, Manssah a organisé une activité à Conakry le 21 novembre 2023.

La session de Bamako vise à partager des réflexions et engager le dialogue avec le public afin d’alimenter les travaux en restant le plus proche possible des aspirations des parties prenantes.

A l’issue des rencontres, il est notamment attendu que le public cible soit encouragé à prendre des initiatives, que les populations locales perçoivent la nécessité d’une dynamique de changement et que des talents locaux soient identifiés.

Les thèmes spécifiques de la rencontre Manssah de Bamako se présentent ainsi qu’il suit :- « L’Afrique malade de sa santé : quels traitements » ;

– « Sous-sols riches, peuples pauvres : une fatalité ? » et « En finir avec le franc CFA et tracer notre voie ».Le choix porté sur le Mali, pour lancer les activités Manssah de l’année 2024 est une marque de confiance envers notre pays et une reconnaissance de l’engagement des Autorités de la Transition, sous le leadership du Président de la Transition, Chef de l’Etat, à changer de paradigme, à évoluer de la doxa présentant l’Afrique comme éternelle assistée, pour désormais imposer, par les actes et les faits, un nouveau narratif qui met l’Afrique et les Africains, à commencer par le Mali et les Maliens, maîtres de leur propre destin.

b. de la proposition d’autoriser le Gouvernement à signer l’Accord de SAMOA.

Faisant suite aux recommandations du Conseil des Ministres du 22 novembre 2023, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a présidé, le 15 décembre 2023, une réunion d’échanges sur l’Accord de partenariat entre l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et l’Union européenne, dénommé Accord de SAMOA.
Cette réunion visait à apporter les précisions aux préoccupations relatives à la signature par le Gouvernement de la République du Mali de l’Accord de SAMOA, notamment :- les obligations en matière de démocratie et les questions des droits de l’Homme ;- la gestion des migrants ;- les relations commerciales.

En conclusion, la réunion a permis de dissiper toutes les préoccupations soulevées. Les participants ont convenu de maintenir la dynamique d’échanges constructifs dans laquelle le Mali s’est inscrite dès l’entame du processus de négociations des Accords de SAMOA.

5. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres du niveau de préparation du recensement général agricole.

Le recensement général agricole a pour objectif d’obtenir les données fondamentales du secteur rural qui serviront de repères aux estimations futures.A cet effet, il s’agit de déterminer au cours de l’opération :- les caractéristiques de base des exploitations agricoles ;

– la liste de l’ensemble des producteurs agricoles et des parcelles agricoles ;- la liste des zones de concentration d’animaux et des points d’eau, des campements de pêche ;- les sites maraîchers et des bassins de production de fruits ;- le nombre de têtes de bétail ;

– les numéros d’identification unique de l’ensemble des acteurs.Le recensement général agricole se déroulera sur une période de quatre (04 mois) allant du 1er avril au 31 juillet 2024. Il mobilisera 6 195 agents contractuels dont 4 760 recenseurs, 860 chefs d’équipes, 255 contrôleurs et 300 recenseurs pour le cheptel transhumant et nomade.

6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :

a. par une augmentation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.

b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 24 janvier 2024La Secrétaire Générale Adjointe du Gouvernement,

Madame COULIBALY Fatoumata BALDE

Chevalier de l’Ordre national

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