Kangaba : Début de la campagne de vaccination contre la poliomyélite

Kangaba, 6 novembre (AMAP) A l’instar des autres localités du Mali, la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite a débuté, le vendredi 03 novembre 2023, dans le district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP.

Pour réussir cette campagne de riposte, le Centre de Santé de Référence (CSRéf) de Kangaba en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF a d’abord procédé à la formation non seulement des Directeurs Technique de Centre mais aussi des vaccinateurs et des moniteurs de flacons.

Le lancement de la campagne s’est déroulé dans l’enceinte du CSCOM central de Kangaba en présence des chefs de famille proche du CSCOM, des responsables administratifs et politiques et ceux des associations et organisations de la société civile sous la présidence du préfet de Cercle, Abou Dao.

Sur place le médecin chef du CSRéf a placé la campagne dans son contexte. Selon Dr Moussa Sougané, le Mali, après une période d’accalmie en 2021, suite à une flambée de variant du poliovirus avec 56 cas détectés en 2020, est replongé dans une autre flambée depuis septembre 2022. Le pays a notifié jusqu’à ce jour 11 cas de variant du poliovirus circulant de type 2, tous humains dont 2 cas de 2022. Parmi les 11 cas confirmés, 9 sont localisés dans le bloc Nord tous couverts par les deux passages (juin et août 2023) et 2 dans le bloc Sud (district sanitaire de Kangaba et Ségou).

Voilà ce qui explique toujours selon Dr Sougané, l’organisation par le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, de cette campagne nationale de riposte contre le variant du poliovirus circulant de type 2 en tenant compte de l’accessibilité sécuritaire des aires de santé dans notre pays.

Le médecin chef a également énuméré les objectifs de la riposte. L’objectif général vise à renforcer l’immunité collective chez les enfants de moins de cinq (05) ans, contre le variant du poliovirus de type 2, en administrant le Vaccin Polio Oral de type 2 à tous les enfants de cette tranche d’âge et stopper ainsi sa circulation.

Spécifiquement il s’agit de vacciner 100% des enfants de moins de 5 ans, d’assurer l’information effective des parents sur la poliomyélite et sur les campagnes de riposte avant le passage des vaccinateurs, de rechercher activement et notifier tout cas de paralysie flasque aiguë en communauté, d’assurer une gestion efficace des vaccins en ramenant 100% des flacons de nVPO2 à la fin de la campagne, de détruire 100% des déchets produits pendant les  Journées Nationales de Vaccination (JNV) au plus tard dans les 14 jours, après chaque passage et prendre en charge 100% des cas de manifestations indésirables post vaccinales (MAPI) constatées lors des JNV et ce jusqu’à 6 semaines après chaque passage.

Pour atteindre ces objectifs dans le district sanitaire de Kangaba à savoir vacciner 42 080 enfants de 0 à 59 mois, 137 équipes de vaccinateurs, 26 superviseurs de proximité, 06 superviseurs du district, 01 superviseur de la région utiliseront la stratégie porte à porte durant quatre jours.

Les consultants de l’OMS et le l’UNICEF sont également sur le terrain avec 71 mobilisateurs de proximité et 24 superviseurs et moniteurs de flacons pour réussir la campagne. A cela s’ajoute 02 radios de proximité pour donner la vraie information sur la campagne.

Satisfait de l’organisation de cette campagne, le préfet de Cercle a invité les femmes et les chefs de ménages à se mobiliser pour la réussite de cette activité dans le Cercle de Kangaba.

Il faut signaler que le district sanitaire de Kangaba compte 23 CSCOM.

SD/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du 1er novembre 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er novembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

Communiqué du conseil des ministres du 1er nomvembre 2023

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté un projet de texte ;

– procédé à des nominations ;

– et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture des équipements pour la fabrication des plaques d’immatriculation.

Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupe EHA Hoffman International GMBH représenté par la Société DJIGUIYA SIGNATURE, pour un montant de 3 milliards 525 millions 217 mille 215 francs CFA, toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 60 jours.

Le projet de décret adopté permettra de prendre en compte les réformes engagées dans le secteur des transports et la reprise, par l’Etat, de l’immatriculation des véhicules du parc national conformément aux normes communautaires et aux standards internationaux.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DÉCENTRALISATION :

-Gouverneur de la Région de Bougouni : Général de Brigade, Ousmane WELE.

AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS :

-Chef d’Etat-major général Adjoint des armées : Général de Brigade, Kèba SANGARE.

AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE :

-Ambassadeur du Mali à Berlin (République Fédérale d’Allemagne) :

Monsieur Cheick Mahamadou Chérif KEITA, Administrateur Civil.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des ministres, de l’état des préparatifs du concours direct de recrutement dans la fonction publique de l’Etat.

Au total 1489 postes sont mis en compétition. Ils concernent toutes les catégories de la Fonction publique de l’Etat et de tous les secteurs auxquels s’ajoutent les 75 postes ouverts pour les Corps de l’Ecole nationale d’Administration. Les 76 postes non pourvus suite à la proclamation des résultats du concours direct de l’année 2021 ont été également ajoutés à l’effectif de cette année.

Les réceptions des dossiers de candidature se déroulent du 1er au 30 novembre 2023 à Bamako au Centre national des Concours de la Fonction publique ainsi que dans les centres régionaux de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti Tombouctou et Gao.

Le Concours direct de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, exercice 2023, se déroulera du 23 au 31 décembre 2023 à Bamako et dans tous les centres régionaux. Ce concours est placé sous le signe de la transparence, de l’équité et de la justice sociale.

2. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au deuxième forum de l’investissement dans le cadre de l’initiative « Main dans la Main ».

La Direction Générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation a organisé le deuxième forum de l’investissement dans le cadre de l’initiative « Main dans la Main » à Rome en Italie du 17 au 20 octobre 2023. Ce forum est une initiative phare de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et une plate-forme centrale pour tous les domaines prioritaires de l’Organisation.

Cette initiative soutient 63 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient dans la mise en œuvre des programmes visant à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires dans le cadre d’une démarche axée sur l’intégration et les territoires. Pour cette seconde édition, 30 pays dont le Mali étaient invités à présenter leurs plans d’investissement. Au cours des différents panels, les trois principes qui gouvernent notre pays ont été largement diffusés auprès des partenaires publics et privés, toute chose qui a retenu l’attention et l’estime des participants sur notre pays.

Au sortir de ce forum, la délégation a noté :

– l’engagement des grandes institutions notamment, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation, le Fonds international pour le Développement Agricole et le Programme Alimentaire Mondiale à soutenir notre pays dans ses efforts de refondation ;

– la détermination du Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation à appuyer toutes les initiatives en faveur de notre pays ;

– la disponibilité des entreprises internationales et des pays comme l’Argentine et le Brésil à collaborer avec le Gouvernement et les entreprises privées pour la promotion de la filière bétail-viande ;

– l’engagement du Centre international des Investissements à accompagner notre pays dans la mise en œuvre de son plan d’investissement.

3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :

a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.

b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine précédente.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Mois de la solidarité : Organisation de la 3è édition de la Journée des pupilles

Bamako, 1er novembre (AMAP) La 3è édition de la Journée des pupilles qui marque la fin du mois de la Solidarité a été organisée mardi, dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba sous la présidence du président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a constaté l’AMAP.

L’évènement s’est déroulé en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement, ainsi que de la directrice générale de l’Office national des pupilles en République du Mali (Onapuma), Mme Koné Sissi Odile Dakouo. La marraine nationale de la présente édition du mois de la solidarité, Mme Touré Lobbo Traoré, a également a pris part à ce moment plein d’émotion.

Le chef de l’État, dès son entrée dans la salle, s’est incliné devant la marraine nationale et les pupilles pour témoigner de son affection pour ceux dont les parents ont quitté ce bas monde en défendant la cause de la nation. Après la prestation de deux jeunes slameurs, le colonel Goïta a procédé à la remise symbolique des cartes de pupille et cartes bancaires aux nouveaux membres. Il a également offert des cadeaux aux meilleurs élèves parmi des pupilles. Le chef de l’État a également offert des ordinateurs de dernière génération pour l’initiation des pupilles en informatique.

Selon la ministre de la Santé et du Développement social, cette journée est une célébration de l’espoir, du courage et de la résilience. Il s’agit surtout de célébrer la vision d’un Mali où la paix, la tolérance et l’harmonie sont les valeurs fondamentales qui guident notre chemin vers un avenir meilleur, a indiqué le Colonel Assa Badiallo Touré qui soulignera l’engagement remarquable de la société civile, des différentes organisations et de tous les Maliens en faveur du bien-être des pupilles. « Cet engagement démontre clairement notre unité en tant que nation », a soutenu la ministre chargée du Développement social.

Rappelons que l’Onapuma a procédé aux versements trimestriels à 1.356 pupilles immatriculés de 2019 à nos jours pour un montant de plus de 1,5 milliard de nos francs. « Nous venons d’accueillir chaleureusement 266 nouveaux membres adoptés par le Conseil des ministres du 18 octobre dernier. En tout, l’Onapuma gère 1.622 pupilles. Cet agrandissement de notre famille est une preuve vivante de notre engament et de notre volonté envers les pupilles, de les soutenir et de les guider vers un avenir prometteur », a indiqué le colonel Assa Badiallo Touré, avant de féliciter la directrice générale de l’Onapuma et toute son équipe pour leur accompagnement rigoureux et approprié.

La ministre chargée de la Santé a, par ailleurs, remercié le président de la Transition pour la donation de deux bus et d’un véhicule de mission permettant de faciliter la mobilité de l’équipe de l’Onapuma.

Le Colonel Assa Badiallo Touré a lancé un vibrant appel à tous les acteurs impliqués pour la construction de la Maison des pupilles. En attendant, le président de la Transition a accordé un moment inoubliable à ces pupilles en les promenant dans le jardin du palais présidentiel avant de prendre une photo de famille avec eux.

Pour rappel, le président de la Transition a fait également don d’un bus à la pouponnière, un bus à l’Amaldeme, deux bus à la Direction du service social des Armées, deux pick-up au Prytanée militaire de Kati et deux bus ainsi qu’un véhicule de mission à l’Onapuma.

OD/KM (AMAP)

Tenenkou : Rencontre sur la problématique du retour précoce des animaux de la transhumance

Ténénkou, 1er novembre (AMAP) Une rencontre d’échanges entre les représentants de l’État et les autorités traditionnelles et coutumières autour de la problématique du retour précoce des animaux de la transhumance, s’est déroulée mardi à Tenenkou, a constaté l’AMAP.

Ont pris part à la réunion, les sous-préfets de Diondiori et de Sossobé, le 2e adjoint au maire de la commune urbaine, le chef du détachement des FAMA, l’adjoint au commandant de brigade, les représentants des services techniques des secteurs de l’agriculture et de l’élevage, le président de la chambre locale d’agriculture et le président de l’union locale des éleveurs.

Depuis quelques jours les animaux commencent à débarquer dans le bourgou alors même que la récolte des champs n’a pas commencé dans les zones débarquées.  Ce retour précoce peut provoquer d’énormes dégâts pour les agriculteurs.

Jadis ce retour était encadré par les autorités administratives en collaboration avec les Diôros qui sont les propriétaires terriens dans le bourgou.

Ces dates étaient fixées lors des conférences bougoutieres qui étaientt un cadre d’échanges pour l’établissement d’un calendrier de retour des animaux.  Cependant, depuis quelques années, ce calendrier n’est plus respecté avec l’affaiblissement de l’autorité des Dioros dûe à la situation sécuritaire dans le cercle de Tenenkou.

C’est pour tenter d’encadrer ce retour afin d’éviter d’autres conflits notamment entre éleveurs mais aussi entre éleveurs et agriculteurs ou pêcheurs que le préfet du cercle de Tenenkou, Mamadou Dao a initié cette rencontre pour échanger avec les légitimités traditionnelles afin de trouver des pistes de solution à cette situation.

Le préfet de cercle a saisi l’occasion pour inviter les légitimités traditionnelles et coutumières à s’investir pleinement pour trouver une réponse adaptée à cette question cruciale du retour précoce des animaux.

Quatre heures d’horloge, les participants ont passé en revue les principaux facteurs favorisant le retour précoce des animaux qui sont liés à l’ensablement des mares dans le Méma et l’affaiblissement de l’autorité des Dioros.

Pour remédier à cette situation les participants ont formulé quelques recommandations qui sont entre autres, la redynamisation des conférences bourgoutières, le surcreusement des mares dans le Méma et la restauration de l’autorité des Dioros .

Selon le président de l’union locale des éleveurs monsieur Amadou Daou, il existe 10 pistes pastorales dans le cercle de Tenenkou qui vont de Diafarabé à Toguéré coumbé. « Le retour des animaux de la transhumance est un grand moment ici au sein des communautés car les communautés s’identifient aux animaux », a –t-il conclu.

Le Cercle de Tenenkou zone agro -pastorale par excellence est une zone de concentration des animaux venant de la région de Segou, Mopti et Tombouctou lors de la transhumance entraînant un rétrécissement des espaces pastorales.

Pour rappel, les bergers étaient célébrés et magnifiés à leur retour si leurs troupeaux revenaient avec beaucoup de graisseur. Ils entraient ainsi dans la prospérité et devenaient des légendes à jamais.

AS /KM (AMAP)

Kangaba : rencontre sur les cliniques mobiles pour les activités de dépistage et de traitement du paludisme en milieu communautaire

Kangaba, 31 octobre (AMAP) La 2ème rencontre sur les cliniques mobiles pour les activités de dépistage et traitement du paludisme en milieu communautaire a regroupé, le 25 octobre dernier à Kangaba, les tradithérapeutes, les agents de santé communautaire, les responsables religieux et les représentants des groupements féminins, a constaté l’AMAP. La rencontre était présidée par le médecin chef du CSRéf Docteur Moussa Sougané.
Selon le médecin chef du CSRéf, dans le cadre de la lutte contre le paludisme au Mali, l’ONG ARCAD santé PLUS a bénéficié d’un financement de la subvention NFM3 du Fonds Mondial pour la riposte communautaire contre le paludisme.

Pour mener à bien cette lutte contre le paludisme au niveau communautaire, ARCAD santé PLUS en collaboration avec le Programme National de lutte contre le Paludisme (PNLP), la Direction Régionale de la Santé de Koulikoro, organise des cliniques mobiles dans les aires de santé des districts sanitaires d’intervention du projet dont Kangaba.
Commencé à Kangaba à l’instar des autres districts sanitaires du projet le dimanche 24 septembre couplée au troisième passage de la Chimio Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS), l’activité se poursuit avec le quatrième passage de la CPS qui est en cours dans le district sanitaire de Kangaba.

L’objectif global vise à réaliser des activités mobiles pour le diagnostic et le traitement du paludisme en milieu communautaire. Spécifiquement, il s’agira de sensibiliser les populations sur les mesures préventives du paludisme, diagnostiquer et traiter les cas de paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans, diagnostiquer et traiter les cas de paludisme simple chez les femmes enceintes.

Il s’agira également de référer les cas avec signe de gravité vers les CSCOM, appuyer la campagne CPS d’une part par la recherche des enfants manqués et leur orientation vers les CSCOM d’autre part par la vérification auprès des parents l’administration de la 2ème et la 3ème dose d’Amodia quine (AQ) aux enfants et rapporter les données de l’activité.

Comme pour la CPS, la stratégie utilisée est la même pour les cliniques mobiles. Une fois au village, les équipes se déplacent de porte à porte. Elles visiteront 15 ménages par jour pour chercher les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.

Les sorties se feront tous les jours durant 5 jours et les axes seront définis par les conseillers psychosociaux et partagés avec les Directeurs Techniques de Centre (DTC).

Les activités des cliniques mobiles seront supervisées par les équipes du niveau national, régional et du district.
Les participants en général et ceux de la médecine traditionnelle en particulier se sont réjouis d’avoir toujours participé à ces rencontres du donné et du recevoir. Ils ont tous promis de véhiculer le maximum d’information sur les activités de la clinique mobile.
SD/KM (AMAP)

Mouvement An-Biko : Inauguration d’un centre multifonctionnel destiné aux femmes de Kati

Un centre multifonctionnel dénommé « Centre de formation et de production du Mouvement An-Biko pour les femmes de Kati » a été inauguré le mercredi 25 octobre 2023 par la vice du Mouvement An Biko, Mme Touré Binta Niane.

Le Mouvement en a construit également dans plusieurs localités notamment en Commune IV du District de Bamako, les Régions de Kidal, de Koutiala, le Cercle de Yélimané. L’ingurgitation d’autres centres sont attendus dans plusieurs autres localités du pays comme la Région de Koulikoro.

Etaient présents à la cérémonie inaugurale deux membres du Conseil National de Transition (CNT), les honorables Mamadou Hawa Gassama et Dalla Macalou, le  directeur général de l’ANPE, Ibrahim Ag Nock, qui a promis  de mettre à la disposition du centre de Kati des machines à coudre et des kits de fabrication de savon

Les centres construits sont destinés à produire des savons, fonio, Djouga  etc. Ils permettront aux bénéficiaires d’évoluer dans des activités génératrices de revenus et de participer au développement à la base.

La vice-présidente du mouvement An-Biko a rendu hommage au président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, pour tous les efforts déployés au profit des femmes du Mali. Mme Touré Binta Niane a remercié les membres du Mouvement An-Biko pour toute l’aide constante qu’ils apportent pour la réalisation des bonnes initiatives de Mme Fatoumata Batouly Niane.

La vice-présidente du Mouvement An-Biko a lancé un appel à l’union pour l’atteinte des objectifs fixés par la présidente, Mme Fatoumata Batouly Niane. « Nous avons fait beaucoup de dons à Kati. Ce centre est fait pour les Katoises, pour qu’elles puissent en tirer profit », a souligné Mme Touré Binta Niane, avant d’inviter les bénéficiaires à faire bon usage de ces dons pour que beaucoup d’autres puissent en bénéficier.

Le Coordinateur du mouvement An-Biko de Kati, Siaka Traoré dit Chape-chape a indiqué que ce centre jouera un rôle primordial dans le quotidien des femmes de Kati. « Ça évitera désormais à nos femmes de quémander leurs maris », a fait savoir Siaka Traoré.

Il a déclaré que pour éviter d’être esclave de quelqu’un, il faut essayer de faire quelque chose, pour pouvoir gagner de quelques choses. Siaka Traoré a signalé que Mme Fatoumata Batouly Niane et l’ensemble  des membres du mouvement An-Biko veulent mettre un terme à l’oisiveté des femmes.

Le représentant du maire de Kati, Alou Badra Sangaré a, pour ce qui le concerne, salué la clairvoyance et l’engagement du Mouvement An-Biko, pour le développement du pays et son assistance aux organisations en besoin d’accompagnement.

Pour sa part, Gnouma Sylla, présidente des femmes du mouvement An-Biko de Kati, Gnouma Sylla s’est réjouie de l’inauguration de ce centre et a remercié Fatoumata Batouly Niane pour ses efforts en faveur de la gent féminine.

An-Biko est un mouvement, une idéologie qui a pour but de faire la politique de façon concrète, pour l’avancement de notre pays.

Siné S Traoré

Communiqué du conseil des ministres du 26 octobre 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 25 octobre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.

Communiqué du conseil des ministres du 26 octobre 2023

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté un projet de texte ;

– et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES

Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant classement du «Sigi», rite soixantenaire Dogon, dans le patrimoine culturel national.

Le «Sigi» est l’un des rites traditionnels le plus ancien chez les dogons. Son origine remonte à la découverte de l’étoile Sirius par les dogons, il y a des centaines d’années. Il est célébré chaque soixante ans pour commémorer la révélation de la parole à l’homme par Dieu, ainsi que la mort du premier ancêtre. Cette célébration donne lieu à des manifestations artistiques, culturelles et cultuelles grandioses à travers toute la contrée des falaises de Bandiagara.

La dernière édition du «Sigi» a eu lieu en 1967 et la prochaine édition est prévue en 2027. La célébration du «Sigi» est une occasion de communion du peuple dogon autour de l’héritage ancestral. C’est un évènement majeur qui marque une étape importante dans la vie de la société et de celle de l’individu, car il n’est pas donné à tout le monde d’être témoin de deux éditions.

En raison de ses valeurs historiques et socioculturelles, le «Sigi» a été inscrit à l’inventaire du patrimoine culturel national. Le projet de décret adopté consacre le classement du «Sigi» dans le Patrimoine culturel national en vue de préserver les valeurs ayant justifié son inscription à l’inventaire et de renforcer sa protection juridique.

Ce classement permettra, entre autres :

– de sauvegarder le «Sigi» contre l’aliénation, la transformation, la disparition ;

– d’éduquer les jeunes afin de favoriser la transmission des connaissances liées aux cérémonies commémoratives du «Sigi» ;

– de recoudre le tissus social, renforcer le dialogue, la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble ;

– de favoriser la recherche scientifique, l’inventaire, la documentation et la formation pratique universitaire.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Le ministre de la Justice et des Droits l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de l’organisation d’un concours de recrutement de cent (100) auditeurs de justice et de cent vingt (120) greffiers en chef.

La loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice prévoit un accroissement continu des moyens mis à la disposition de la justice en vue de la mise en œuvre de la carte judiciaire qui permettra entre autres :

– de transformer les justices de paix à compétence étendue en tribunaux d’instance dans lesquels les fonctions de poursuites, d’instruction et de jugement sont séparées ;

– de mettre fin au système de juge unique dans les tribunaux de grande instance en mettant en œuvre la collégialité ;

– de respecter le principe du double degré de juridictions en matière administrative en opérationnalisant les cours administratives d’appel ;

– de rendre opérationnelles d’autres cours d’appel pour permettre le désengorgement des cours existantes.

Afin de faire face à ces défis, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme prévoit le recrutement de 100 auditeurs de justice dont 80 de l’ordre judiciaire et 20 de l’ordre administratif et de 120 greffiers en chef.

Ces recrutements permettront de combler en partie, le déficit de magistrats et de greffier en chef et d’améliorer l’accessibilité de la justice pour tous.

2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Projet de Système Intégré de Gestion des Ressources humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales.

Suite au lancement officiel en mai 2022, du Projet de Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines des Fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités Territoriales par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, la première phase, qui a consisté au recensement des agents des Fonctions publiques de l’Etat et des collectivités territoriales, est achevée.

Il s’agira de poursuivre avec le démarrage de la deuxième phase du projet consacrée à l’identification des agents de l’Etat et des Collectivités territoriales, dont la cérémonie de lancement est prévue le jeudi 26 octobre 2023 à Ségou, sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement.

Comme pour la phase initiale de recensement, tous les agents de l’Etat et des Collectivités territoriales sont concernés par cette opération, exceptés ceux des Forces de Défense et de Sécurité.

L’opération d’identification se déroulera du 1er novembre au 31 décembre 2023, sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les Ambassades et Consulats.

Pour ce faire, des équipes pluridisciplinaires ont été responsabilisées pour effectuer les missions sur le terrain et procéder à l’identification des agents relevant de leurs secteurs respectifs, aux niveaux national et local, sous la coordination et le suivi du Comité Technique d’Exécution du projet de Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines.

Compte tenu de l’importance de ce projet dont la finalité est la maîtrise des effectifs et de la masse salariale, il est requis de tous les acteurs leur accompagnement et leur implication effective pour le bon déroulement de cette opération d’identification.

3. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a informé le Conseil des Ministres de la situation sécuritaire du pays.

Depuis un certain temps, les groupes terroristes recrutent de plus en plus des enfants, âgés de 12 à 15 ans, pour les enrôler comme combattants dans les différents réseaux terroristes. Cette pratique, de plus en plus fréquente, est une violation de la loi, un danger pour nos populations et pour l’avenir de notre pays.

Le Gouvernement appelle la population à plus de vigilance et de coopération avec les Forces de Défense et de Sécurité.

4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une stagnation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Sikasso : Les principes du marketing et de la commercialisation au centre d’une formation

Une session de formation sur les principes du marketing et de la commercialisation des produits transformés a regroupé du 22 au 24 octobre dans la Capitale du Kénédougou, neuf (9) coopératives transformatrices de la pomme de terre et de l’anacarde du cercle de Sikasso.

Ces coopératives composées de 56 membres viennent des communes de Farakala, Lobougoula, Finkolo Ganadougou, Missirikoro, Nièna et Sikasso. L’initiative est de l’Organisation pour la réflexion, la formation, l’éducation à la démocratie et au développement (ORFED) et de son partenariat CIDEAL.

La session de formation visait à améliorer la commercialisation des produits transformés par les coopératives à travers une meilleure appropriation des principes du marketing et de la commercialisation.

A l’entame de ses propos, le représentant de l’ORFED Siaka Ballo a expliqué les deux objectifs de sa structure pour l’organisation de cette formation. Il s’agit du renforcement organisationnel de la dynamique associative afin que les coopératives soient structurellement fortes. Le second objectif vise à promouvoir la consommation locale des produits dérivés de la pomme d’acajou à travers des actions de sensibilisation.

« Cette session permettra aux différentes coopératives d’avoir du marché sur le terrain et de se spécialiser dans leur domaine », a-t-il indiqué. Siaka Ballo ajoutera qu’au cours de ces deux jours, les participantes seront édifiées sur plusieurs modules relatifs aux techniques de marketing et de commercialisation. Il a, enfin, invité les participantes à suivre attentivement la session afin d’avoir des notions de bases en marketing et en commercialisation.

Pour le représentant de CIDEAL Mamadou Touré, leur accompagnement s’inscrit dans le cadre de la conception du plan de marketing de chacune des coopératives présentes à la formation. « Cette formation permettra aux coopératives de mieux vendre leurs produits », a-t-il souligné. Il poursuivra que la réalisation de ses activités constitue une grande satisfaction pour eux. Les stratégies de marketings tirés de ces sessions permettront aux coopératives du cercle de Sikasso d’être autonomes.

Les participantes Mme Koné Assetou Diabaté et Mme Touré Aminata Berthé représentantes respectivement des coopératives Djiguya de Nièna et sigutè mogoson de Lobougoula sont toutes satisfaites d’avoir participé à la session de formation.

« Actuellement nous avons plus de 100 sachets de produits invendus dans notre usine, faute de clients », a témoigné Mme Koné Assetou Diabaté. Elle estime que cette formation est la bienvenue car elle leur permettra de mieux vendre leurs produits, de gagner de l’argent et de se faire connaître également. Abondant dans le même sens, Mme Touré Aminata Berthé estime que cette formation leur enlèvera une grosse épine des pieds car sa coopérative était vraiment dans le besoin. Elles ont, toutes, remercié l’ORFED et ses partenaires pour leur appui.

Il est à noté que l’ORFED est une ONG de droit national malien créée en 2004 sous le récépissé n° 0272/0022048 pour soutenir le processus de décentralisation et de développement local. Elle s’intéresse aux thématiques comme la décentralisation et la gouvernance locale, l’éducation à la paix, la cohésion sociale autour des exploitations minières du Mali, la gestion non-violente des conflits, l’agriculture et l’environnement…Ses interventions couvrent tout le territoire national.

La présente session de formation s’inscrit dans le cadre de la convention 18-CO1-1092 (autonomie économique et sociale des femmes de la région de Sikasso à travers la transformation et la commercialisation de l’anacarde) de l’ORFED et de son partenaire CIDEAL. Le projet est financé par la coopération Espagnole (AECID) pour une durée de quatre ans (2019-2023). L’ORFED réalise ce projet en consortium avec d’autres ONG nationales dans les cercles de Bougouni, Kolondièba, Kadiolo et Sikasso.

 MD/KM (AMAP)

Kangaba : Les revenus miniers au budget public se sont élevés à 395 milliards CFA en 2021

Les travaux de l’atelier de dissémination des rapports ITIE (Initiative pour la Transparence des Industries Extractives) 2020 et 2021ont été présidés, le mercredi 18 octobre 2023, à Kangaba, par le préfet de Cercle, Abou Dao.

Ont pris part aux travaux 50 participants venus du conseil de cercle, de la mairie, des services techniques, de la chambre des mines, des associations et organisations de la société civile, de la Brigade de Gendarmerie et de la Garde Nationale.

Organisé par le Comité de pilotage, cet atelier se situe dans le cadre des campagnes de disséminations des rapports ITIE à travers le pays.

Ces campagnes selon le chef de la mission, Abdoul Wahab Diakité visent à diffuser de manière large les informations tirées des rapports ITIE du Mali afin d’accroitre la communication et la sensibilisation sur les enseignements tirés de ces rapports. Elles visent également selon lui, à mettre à la disposition des citoyens et des autres parties prenantes, des informations pertinentes sur la gouvernance du secteur extractif afin de susciter le débat public sur les enjeux et les retombées du secteur.

Dans son discours d’ouverture le Préfet de Cercle a été n ne peut plus claire. Selon lui, au Mali, les ressources minières du pays appartiennent à l’ensemble de la population. L’exploitation et la gestion de ces ressources doivent être faites dans la transparence et la redevabilité absolues. C’est pourquoi l’Etat du Mali, afin d’assurer une transparence et une redevabilité dans le secteur extractif a adhéré à l’ITIE, a ajouté le préfet Abou Dao. Aussi, le Mali s’est engagé à mettre en œuvre les exigences de cette initiative parmi lesquelles la production, la publication et la dissémination des rapports ITIE.

Le présent atelier de dissémination des rapports ITIE a été l’occasion pour la mission du comité de pilotage d’informer le public sur la publication et la disponibilité des rapports 2020 et 2021, d’organiser des débats d’échanges sur les enseignements de ces rapports et de rendre accessible à travers les médias les enseignements de ces rapports.

Au cours des travaux, les participants ont eu droit à une projection sur la synthèse de des rapports 2020 et 2021. La projection a permis de mettre en évidence des informations sur le contexte du secteur extractif au Mali, le secteur couvert par le rapport, les types de paiements, les entreprises concernées par les déclarations, les attestations et certifications des données, la contribution du secteur à l’économie nationale, la contribution du secteur au budget des collectivités et au développement communautaire, les achats et autres transactions effectués entre les mines et les fournisseurs locaux, la répartition des paiements par l’administration et par entreprise, les principaux écarts et les recommandations d’améliorations formulées.

Les participants ont retenu après la présentation qu’en 2020 et 2021, la contribution du secteur extractif à l’économie nationale a été de 10% du Produit Intérieur Brut du Mali, 2% de l’emploi formel du pays, 21% des recettes fiscales de l’Etat et 82% des recettes d’exportation du pays avec comme périmètre de réconciliation 10 entités publiques pour 32 entreprises extractives.

S’agissant de l’affectation des revenus miniers au budget public, elle s’élève à 305 milliards de CFA en 2020 contre 395 milliards CFA en 2021.

Au nombre des constats et recommandations, les participants ont retenu trois en 2020 à savoir les défaillances dans la gestion du cadastre minier et du suivi des licences, les défaillances dans le suivi des participations de l’Etat dans les entreprises extractives et la non déclaration des paiements spécifiques par projet.

Un seul constat a été retenu en 2021 à savoir la mise en œuvre des recommandations ITIE.

SD/KM (AMAP)

La Ceinture et la route : Des accomplissements précieux et riches d’enseignements

Par Aminata Dindi SISSOKO

Envoyée séeciale 

Beijing, 18 oct (AMAP) Le troisième Forum de la Ceinture et de la Route pour la coopération internationale s’est tenu du mardi au mercredi à Pékin, sous le thème de la « Coopération de haute qualité de la Ceinture et de la Route : Ensemble pour le développement commun et la prospérité ».

La cérémonie d’ouverture, au palais de l’Assemblée du peuple, était présidée par le président chinois Xi Jinping. En présence, notamment des présidents russe Vladimir Poutine, indonésien Joko Widodo, argentin Alberto Fernandez et du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, ainsi que du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres,

Cette année marque le dixième anniversaire de l’Initiative « la Ceinture et la Route ». Le Président Xi Jinping a dressé le bilan devant les représentants de plus de 140 pays et de 30 organisations internationales participant à cette rencontre. Il a souligné que la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », basée sur le principe d’amples consultations, de contributions conjointes et de bénéfices partagés, « a transcendé les différences en termes de civilisation, de culture, de système social et de phase de développement, ouvert une nouvelle piste pour les échanges interétatiques et instauré une nouvelle architecture de coopération internationale. »

L’initiative incarne le plus grand dénominateur commun qu’est le développement partagé de l’humanité. « Au cours des dix ans écoulés, nous avons œuvré à mettre en place un réseau mondial de connectivité terrestre, maritime, aérien et cyber axé sur des corridors économiques, structuré par des voies de transport majeures et des autoroutes de l’information et fondé sur des chemins de fer, des routes, des aéroports, des ports et des pipelines », a-t-il dit.

« Ces efforts ont favorisé effectivement la grande circulation des biens, des capitaux, des technologies et des personnes entre les pays et fait en sorte que l’ancienne Route de la Soie, plusieurs fois millénaire, affiche à l’ère nouvelle une vitalité renouvelée » s’est-il réjoui.

A ces résultats, il a ajouté, entre autres, la mise en œuvre de projets d’échanges humains et culturels comme les Ateliers Luban, la Silk Road Community Building Initiative et l’Action Lumière.

Le président Xi Jinping a, aussi, indiqué que grâce à la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », la porte de la Chine s’est ouverte de plus en plus grande. « Les régions de l’intérieur du pays sont passées de l’arrière à l’avant et les régions côtières ont atteint un niveau plus élevé en matière d’ouverture et de développement. Le marché chinois a ainsi intensifié ses liens avec le marché mondial. »

La Chine est aujourd’hui le principal partenaire commercial de plus de 140 pays et régions et le principal investisseur pour de plus en plus de pays. « L’investissement chinois à l’étranger et l’investissement étranger en Chine sont, l’un comme l’autre, un témoignage d’amitié et de coopération et une démonstration de confiance et d’espoir. Nous sommes profondément conscients que seule la coopération gagnant-gagnant permet de réussir de grandes actions dans l’intérêt de tous. Avec la volonté de coopérer et des actions concertées, nous pouvons transformer les passages difficiles en voies dégagées, les pays enclavés en pays connectés et les zones sous-développées en pôles de prospérité », a-t-il-dit.

 

« Nous agissons pour l’interconnexion et le bénéfice de tous, et travaillons au développement partagé et à la coopération gagnant-gagnant. Nous rejetons le clivage idéologique, la rivalité géopolitique et la politique des blocs, et nous nous opposons aux sanctions unilatérales, à la coercition économique, au découplage et à la rupture des chaînes d’approvisionnement » a-t-il-fait savoir.

Selon lui, les dix ans écoulés démontrent que la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » se tient du bon côté de l’Histoire, s’inscrit dans la logique du progrès de notre temps et représente une bonne voie à suivre.

Et de souligner la disponibilité de la Chine à travailler avec différentes parties pour approfondir le partenariat dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route ».

Il a indiqué que l’initiative répond à l’aspiration d’une communauté internationale à construire un monde interactif. « La Russie, la Chine et la plupart des pays du monde observe le principe d’égalité et du bénéfice mutuel dans la coopération internationale et nous cherchons un développement durable universel bénéfique pour la population. Nous respectons la diversité des civilisations et le droit autonome des pays de choisir la voie de développement. Cela est inscrit également dans le cadre de l’initiative. Nous sommes également d’avis qu’il faut la circulation des marchandises des capitaux et des personnes pour promouvoir l’intégration et cela correspond également à notre vision de construire une grande Eurasie » a-t-il dit.

Le secrétaire général Antonio à la tribune a souligné que ce troisième forum « la Ceinture et la Route » reconnaît une vérité centrale : Sans infrastructure – y compris « l’infostructure » – il ne peut y avoir de développement. Et sans soutien au développement, de nombreux pays en développement seront privés des infrastructures dont ils ont désespérément besoin.

Dans son discours, il a estimé que l’initiative « la Ceinture et la Route » « peut apporter une contribution précieuse dans deux domaines d’action clés en favorisant la durabilité économique dans les pays en développement et en faisant progresser la durabilité environnementale. »

Il a, aussi, souligné l’importance de la décision du Président Xi Jinping d’aligner l’Initiative sur les Objectifs de développement durable (ODD).

ADS/MD (AMAP)

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