Burkina Faso : L’anglais et le français deviennent des langues de travail, les langues nationales officielles (AIB)
Bamako, 30 déc (AMAP) L’Assemblée légistlative de transition (ALT) a adopté, samedi, une révision constitutionnelle consacrant l’anglais et le français comme langues de travail au Burkina Faso et l’officialisation des langues nationales, annonce l’Agence d’information du Burkina Faso . « Les députés ont adopté le projet de loi modificatif de la constitution, consacrant l’anglais et le français comme des langues de travail » indique l’AIB citant un document qui lui est parvenu samedi. Le français perd ainsi son statut de langue officielle au profit des langues nationales. L’anglais fait également son entrée comme langue de travail dans l’administration burkinabè. « L’officialisation des langues nationales est une aspiration profonde du peuple et le gouvernement (…) Un peuple ne peut se développer dans la langue d’autrui », note le document. Selon la même source, cette officialisation « permet au moins d’assurer une plus grande implication des populations dans la vie publique. » Une langue de travail peut être entendue comme une langue admise comme moyen de communication dans une administration (publique ou privée), ajoute le document. Il précise que l’officialisation est la décision de l’autorité compétente de faire d’une langue un outil de communication dans les secteurs de l’éducation, la justice et l’administration publique. « C’est une question d’orientation politique. » La même source ajoute également que la langue nationale est un instrument de communication, un ensemble de signes articulés propres à une communauté donnée et fixée sur le territoire national. Une langue est différente d’un dialecte. « Elle est la somme des traits que des dialectes ont en partage », conclu le document. La Constitution révisée adoptée, ce samedi par le parlement, consacre notamment des changements dans la magistrature, une réforme des institutions et une promotion des langues nationales. MD (AMAP)
Campagne agricole 2022-2023 : La Région de Ségou attend une production céréalière de 1,2 million de tonnes
Ségou, 28 déc (AMAP) Les estimations provisoires de l’ensemble de la Région de Ségou, dans le Centre du Mali, font état de 1.297.653 tonnes de production céréalière sur une prévision de 1.361.454 tonnes soit 95,3% pour la campagne d’hivernage 2022-2023, selon des sources officielles. Le chef de bureau statistique suivi/évaluation et communication à la direction régionale de l’agriculture de Ségou, Lassana Camara, précise qu’à la date du 19 décembre, les évaluations provisoires font état d’une production brute de 250.295 tonnes de mil sur une prévision de 318.095 tonnes et 863.854 tonnes de riz sur une prévision de 946.378 tonnes. En ce qui concerne le fonio, les estimations provisoires tablent sur 4.728 tonnes sur une prévision de 2.362 tonnes. 90.737 tonnes de maïs ont été obtenues sur 70.256 tonnes prévues, contre 88.034 tonnes de sorgho sur une prévision de 24.363 tonnes. Six tonnes de blé ont été également récoltées. « Par ailleurs, a-t-il expliqué, la Région de Ségou n’a pas atteint l’objectif à cause de l’arrêt précoce des pluies au mois de juillet, la mauvaise répartition des pluies dans le temps. » «Ceux qui ont su profiter des premières pluies vont avoir une campagne satisfaisante contrairement à ceux qui n’ont pas su en profiter», a-t-il dit. À cette difficulté d’ordre climatique, se sont ajoutés la cherté des intrants agricoles minéraux, le manque de moyens pour l’encadrement, l’insécurité résiduelle, l’insuffisance d’agents d’encadrement. M. Camara a, aussi, déploré le manque de moyens de déplacement des chefs de secteur et agents, l’insuffisance numérique du personnel d’encadrement, la vétusté des bureaux des secteurs et l’insuffisance de formation continue du personnel. Malgré toutes ces difficultés, a noté Lassana Camara, la région s’attend à un excédent céréalier de 426.739 tonnes. Notre interlocuteur a également évoqué plusieurs tares auxquelles les autorités devraient apporter des réponses pour l’amélioration des performances agricoles au niveau de la Région de Ségou. Il a particulièrement insisté sur les conditions de travail des agents, confrontés à la non-disponibilité d’un support juridique permettant l’accès aux ristournes au niveau du budget, à l’absence de prime de risque liés à la manipulation des pesticides et des engrais, à l’insécurité des agents de contrôle phytosanitaires au niveau des postes de contrôle. Ainsi, il a préconisé de vulgariser, en particulier, l’usage des engrais organiques et les produits bio, doter le secteur d’agents d’encadrement et de moyens de déplacement, mettre les agents dans les conditions idéales pour le suivi de la compagne agricole. La Région de Ségou est une zone de production agricole par excellence. Elle abrite principalement l’Office riz, l’Office du Niger et plusieurs grandes zones de production céréalière s’étendant de l’inter-fleuve (Cercle de Macina) jusqu’au moyen-Bani (Cercle de Bla). Ces zones contribuent fortement à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les principales cultures sont le mil, le sorgho, le fonio, le riz, le haricot, le maïs, le blé et l’arachide. Cette vaste zone riche de ses terres arables est également réputée très productive. ADS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 27 décembre 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 décembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication relative au Programme national de Sécurité de l’Aviation civile. En application des dispositions de la Convention de Chicago relative à l’aviation civile internationale et la Loi n°2011-014 du 19 mai 2011 portant Code de l’aviation civile, le Gouvernement a adopté le Programme national de Sécurité de l’aviation civile. Ce Programme, qui est un ensemble intégré de règlements et d’activités, vise à améliorer la sécurité dans le secteur. La mission d’évaluation de la mise en œuvre du Programme national de Sécurité de l’aviation civile réalisée par l’Organisation de l’Aviation civile internationale dans certains de ces Etats membres a relevé la non mise en œuvre effective dudit programme et d’autres insuffisances qu’il faut corriger. La révision du Programme national permettra au Mali : – de se conformer à la réglementation internationale et communautaire en matière de gestion de la sécurité de l’aviation civile ; – de prendre en charge les amendements de l’Annexe 19 à la convention de Chicago et du Document de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale 9859 ; – de ramener le Comité de coordination du Programme national de Sécurité à 1’échelon des directions pour le rendre plus opérationnel sur le terrain ; – d’élargir 1’équipe de mise en œuvre du Programme à d’autres administrations de règlementation. 2. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres : a. de la tenue de la deuxième session du Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée. La deuxième session du Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée se tiendra le 28 décembre 2023. Le Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée donne son avis sur toutes questions de principe intéressant les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée. Il est saisi des projets de loi tendant à modifier le statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Il est également consulté sur les politiques de recrutement, de formation professionnelle, de perfectionnement et de déontologie pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Il se réunit une fois par an. La présente session du Conseil supérieur de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée examinera des projets de textes et donnera des orientations pour le bon fonctionnement du service public pénitentiaire et de l’éducation surveillée. b. de la participation du Mali à la vingt-deuxième session de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Une délégation du Mali a pris part à la vingt-deuxième session de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale tenue du 4 au 14 décembre 2023 au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York. Le Statut de Rome, instituant la Cour pénale internationale a été adopté pour contribuer à mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves, à savoir les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le génocide et le crime d’agression. Notre pays a été remercié parmi les Etats parties qui coopèrent avec la Cour pénale Internationale notamment à travers les Fonds au profit des victimes et l’exécution des mandats d’arrêt. Lors du débat général, la délégation a mis en exergue les efforts du Mali dans la mise en œuvre du statut de Rome et précisé que notre pays dispose de ressources humaines compétentes et intègres. La délégation a tenu à rappeler que la Cour pénale Internationale doit constituer un rempart contre la criminalité et les atrocités humaines et non être une juridiction à connotation politique au service des Nations les plus développées voire les plus puissantes. La délégation a également rappelé que le monde attend de la Cour pénale Internationale, objectivité, juridicité et impartialité. Cette déclaration a été appréciée par plusieurs pays. La Présidente de l’Assemblée des Etats parties, en clôturant les travaux, a affirmé que la Cour n’est pas parfaite mais doit être une lueur internationale d’espoir sans sélectivité. c. des résultats des concours de recrutement d’auditeurs de justice, de greffiers en chef et de contrôleurs dans le cadre du concours professionnel d’avancement des catégories des agents de la surveillance. Dans le cadre du renforcement des capacités et la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé au titre de l’exercice budgétaire 2023, au recrutement: – de cent (100) auditeurs de justice sur cinq mille trois cent cinquante-trois (5353) candidats, répartis comme suit : 80 auditeurs de l’ordre judiciaire dont trois (03) docteurs en droit ; 20 auditeurs de l’ordre administratif ; – de120 greffiers en chef sur quatre mille cent trente-un (4131) candidats ; – de 20 contrôleurs des Services pénitentiaires et de l’Éducation surveillée sur cent quatre-vingt-douze (192) candidats. La transparence et l’objectivité qui ont entouré le processus s’inscrivent dans la droite ligne de la vision du Président de la Transition, Chef de l’Etat qui prône la récompense du mérite dans le Mali Koura. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des ministres de l’état d’avancement des travaux de construction dans le cadre du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation au Mali. Les infrastructures à réaliser dans le cadre de l’exécution du Projet d’amélioration de la Qualité et des résultats de l’Education au Mali, financé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’Education comprennent : – la construction et l’équipement de 30 salles de classe en extension dans 10 lycées ; – la construction et l’équipement de 501 salles de classe au
Énergie électrique : Près de 180 milliards de Fcfa pour interconnecter le Mali et la Mauritanie
Bamako, 27 dec (AMAP) Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) a approuvé, jeudi dernier, à Abidjan, un financement de 302,9 millions de dollars américains (environ 180 milliards de Fcfa) pour interconnecter le Mali et la Mauritanie, dans le cadre de «l’Initiative Desert to Power». L’initiative contribue à la mise en œuvre du «Projet d’interconnexion électrique de 225 kV Mauritanie-Mali et de développement de centrales solaires associées» dans le cadre de «l’Initiative Desert to Power». Elle devrait permettre d’assurer la disponibilité permanente d’une électricité de qualité et à un coût abordable. Ce qui permettra de renforcer la résilience des populations des localités bénéficiaires, en promouvant le secteur privé, le commerce et la création d’opportunités d’emplois. Ce projet représente une opération d’investissement stratégique qui vise à favoriser l’essor de la production d’énergie solaire et à garantir un accès universel à l’électricité dans ces deux pays du Sahel. Il a pour objectif d’établir une interconnexion électrique haute tension sur 1.373 kilomètres, avec une capacité de transit de 600 mégawatts (MW) entre les deux pays, et de construire une centrale solaire de 50 MW à Kiffa, en Mauritanie, reliée à l’interconnexion. Ce sont 100.000 nouveaux ménages qui seront connectés au réseau électrique dans les localités traversées. En outre, le Projet permettra de créer des opportunités d’entreprenariat agricole et de services pour les jeunes et les femmes. «Au Mali, le projet interviendra dans la Région de Kayes et bénéficiera à 500.000, habitants dont 20.000 ménages répartis dans les 50 localités qui seront raccordées au réseau», selon le responsable du Bureau pays de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali, Adalbert Nshimyumuremyi. Opération prioritaire de l’Initiative Desert to Power, ce projet est inscrit dans la feuille de route régionale approuvée en 2021 par les pays bénéficiaires du programme. Il s’agit d’un premier tronçon de la dorsale trans-sahélienne devant relier la Mauritanie au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’interconnexion permettra de développer de nouvelles centrales d’énergie renouvelable, dont la production sera plus intégrée aux réseaux interconnectés. Sa mise en exploitation facilitera l’accès à une électricité de qualité, à faible teneur en carbone et à un prix abordable. L’appui du guichet concessionnel du Groupe de la BAD comprend 269,6 millions de dollars pour la Mauritanie et 33,3 millions de dollars (environ 19 milliards de Fcfa) pour le Mali. Le reste du financement du projet, d’un coût d’environ 888 millions de dollars, sera fourni par d’autres partenaires et des fonds climatiques. «L’approbation de ce projet montre que l’Initiative Desert to Power se concrétise progressivement à travers les projets structurants qui permettront de développer des moyens de production d’énergie renouvelable dans les deux pays», a déclaré le directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement, Daniel Schroth. Pour sa part, la responsable du Bureau pays de la Banque en Mauritanie et directrice générale adjointe de la Banque pour la région Afrique du Nord, Malinne Blomberg, a souligné que «la préparation de ce projet était un défi que les autorités maliennes et mauritaniennes et la BAD ont relevé ». « Son approbation consolide le soutien de la Banque au secteur de l’électricité en Mauritanie. Il aura un impact sur la promotion du secteur privé, la promotion du commerce et la création d’opportunités d’emplois . ID/MD (AMAP)
Le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique logé de neuf à Djeddah
Jeddah, 26 dec (UNA-AMAP) Le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a commencé à travailler à son nouveau siège situé au quartier Al Rayyan, dans le nord-est de la ville de Djeddah, annonce lundi l’Union des agences de presse de l’OCI. Cette nouvelle bâtisse offre, en effet, au Secrétariat général davantage de possibilités pour mener à bien le travail de l’Organisation. Elle contribue, ainsi, à soutenir son action et à renforcer ses activités. En cette occasion, le Secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a adressé ses sincères remerciements au Royaume d’Arabie Saoudite, pays du siège et qui préside la 14ème Session de la Conférence islamique au Sommet, représenté par le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le roi Salman Bin Abdelaziz al-Saoud et son Prince hériter, Son Altesse royale, le Prince Mohammad Bin Salman Bin Abdelaziz al-Saoud. Hissein Brahim Taha a loué les autorités saoudiennes pour « tout le soutien matériel et moral que le Royaume ne cesse d’apporter à l’OCI, à ses organes et, partant, à l’action islamique commune, de manière à garantir la bonne marche de l’Organisation. » « Ce nouvel édifice, mis à la disposition du Secrétariat général de l’OCI par le Royaume d’Arabie Saoudite, permettra à l’Organisation de mieux s’acquitter de sa mission », a ajouté M. Hissein Brahim Taha. Dans la même veine, le Secrétaire général a remercié Son Altesse royale le Prince Fayçal Bin Farhan, Ministre des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie Saoudite « pour les facilités et le soutien qu’il a accordés à l’Organisation afin qu’elle puisse remplir ses obligations. » Le Secrétaire général a déclaré que le Secrétariat s’est désormais, effectivement, installé dans le nouveau siège et y a organisé plusieurs réunions au cours des derniers jours, affirmant que « le bâtiment est entièrement prêt à accueillir les invités de l’Organisation et à abriter ses manifestations. » MD (AMAP)
Retrait de la carte biométrique : Le mouvement An Biko sensibilise
Le mouvement An Biko a lancé une campagne de sensibilisation sur le retrait des cartes biométriques. La vice présidente de l’organisation, Mme Touré Binta Niane a donné bon exemple, en retirant sa carte biométrique, il y a quelques semaines, à la mairie de la Commune VI du District de Bamako. C’était en présence du quatrième maire adjoint de ladite Commune chargé de l’état civil, Adama Doumbia. Celui-ci s’est réjoui parfaitement de cette initiative du mouvement An Biko, tendant à motiver les citoyens à aller retirer leurs cartes biométriques. « C’est une activité à cent pour cent citoyenne, qui rentre dans le cadre même du développement du pays. Que tous les citoyens sachent que c’est le moment de retirer leur carte », a indiqué Adama Doumbia. Qui a rappelé l’importance de posséder cette carte. Selon le conseiller municipal, il ne pas faut attendre que le retrait devienne difficile comme celui de la fiche individuelle. Il a cité en exemple les souffrances vécues par les candidats des concours dans l’obtention de leur fiche individuelle. « Certains ont passent toute une nuit dans les rues pour chercher le document », a témoigné Adama Doumbia. C’est le moment indiqué pour aller faire le retrait des cartes biométriques, a dit le quatrième adjoint du maire de la Commune VI, chargé de l’état civil. « L1 carte peut être utilisé dans beaucoup d’autres d’activités pas seulement politique, même de la vie quotidienne », a évoqué Adama Doumbia. Et d’indiquer que les cartes devraient être également pour la simple raison que sa confection a couté à notre pays une somme d’argent énorme. « C’est notre argent qui été utilisé, il ne faut pas qu’on pense que c’est une affaire de l’État, c’est notre affaire. Il faut aller retirer les cartes », a lancé l’édile de la Commune IV. « Le mouvement An Biko est un mouvement politique et citoyen. Ramasser les ordures est une action citoyenne, donner des kits scolaires au bon nombre d’enfants est une activité scolaire et venir retirer sa carte biométrique est une action citoyenne. Nous sommes là ce matin pour le retrait et la sensibilisation sur le retrait de la carte biométrique », a expliqué Mme Touré Binta Niane. Elle a invité les populations à continuer à aller retirer leurs pièces d’identité biométrique parce que l’Etat a investi des coûts énormes pour nous en doter. Cette carte va servir à d’autres fin utiles administrativement, a-t-elle indiqué. Affirmant que tour le monde aura besoin de ce document dans l’avenir. « C’est pourquoi on a initié cette campagne pour que tous les Maliens puissent aller retirer leurs cartes biométriques », a-t-elle justifié. Pour retirer sa carte, l’agent de SBA ( solution biométrique pour l’afrique), Ibrahima Doucouré a expliqué qu’il faut d’abord composer le numéro 36223, afin de savoir le lieu de retrait de la carte. Après, a-t-il poursuivi, l’intéressé peut se rendre au lieu indiqué en possession d’une de ses pièces d’identité pour avoir sa carte, a dit Ibrahim Doucouré. Siné S. TRAORÉ
Mali : Communiqué du conseil des ministres du 13 décembre 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 décembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2023-0243/PT-RM du 14 avril 2023 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. Dans le cadre de la résolution de la crise que notre pays connait depuis 2012 et en vue d’asseoir une paix durable, le Gouvernement a signé avec les Mouvements armés, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, les 15 mai et 20 juin 2015. Cet Accord prévoit dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de désarmement-démobilisation-réinsertion et d’intégration de l’ensemble des combattants des Mouvements armés signataires. Dans le cadre de l’opérationnalisation de ces mécanismes, la Commission nationale d’Intégration a été créée par Décret n°2023-0243/PT-RM du 14 avril 2023. Le projet de décret adopté vise à corriger les insuffisances décelées dans le fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement signé à Bamako, le 07 juin 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement, pour le financement du Projet de restauration des terres dégradées au Mali. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali, un financement concessionnel d’un montant de 138 millions 100 mille Euros, soit 90 milliards 587 millions 661 mille 700 francs CFA. Le Projet, objet du présent accord, vise à accroître l’adoption de pratiques de restauration des paysages et l’accès des populations aux opportunités de revenus. 3. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique des Stades de Kayes, de Sikasso, de Ségou, de Mopti et du 26 mars de Bamako. Dans le cadre de la promotion du sport, les autorités ont développé des infrastructures sportives dans les régions de Kayes, de Sikasso, de Ségou, de Mopti ainsi que dans le District de Bamako. Ces infrastructures sportives de « catégorie A » ont pour missions : – d’assurer la pratique des activités physiques et sportives dans un cadre adéquat ; – d’organiser, en collaboration avec les fédérations sportives reconnues, toutes les manifestations relevant de leur compétence ; – d’organiser les loisirs sportifs et culturels. Le cadre organique de ces stades est fixé par le Décret n°02-431/P-RM du 9 septembre 2002, qui après plusieurs années de mise en œuvre a révélé des insuffisances. L’adoption du présent projet de décret vise à corriger ces insuffisances et à doter, pour les cinq prochaines années, lesdits stades en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue de la 27ème Session de l’Espace d’Interpellation Démocratique : Les travaux de la 27ème session de l’Espace d’interpellation démocratique se sont tenus le 10 décembre 2023 au Centre International de Conférences de Bamako. Pour cette Session, le secrétariat permanent a reçu 599 dossiers d’interpellation dont 22 de nos compatriotes établis à l’extérieur. Sur ces 599 dossiers d’interpellation, 38 ont été retenus pour la lecture, 404 pour suite à donner et 153 non retenus. Il faut souligner que 4 dossiers d’interpellation ont été satisfaits au cours des travaux de dépouillement. A l’instar des années précédentes, les dossiers reçus pour cette édition portent entre autres sur : – les litiges domaniaux et fonciers ; – les demandes de paiement de droits ; – les difficultés liées à la bonne distribution et à l’exécution des décisions de justice ; – les demandes de régularisation de situations administratives. Le Médiateur de la République et les membres du Jury d’Honneur ont salué l’engagement des membres du Gouvernement pour les diligences observées qui améliorent les relations entre l’Administration et les usagers des services publics. b. de la tenue de la cérémonie de lancement de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption : L’adoption du document de Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et son plan d’action (2023-2027) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation et du plan d’Action du Gouvernement de Transition en vue d’instaurer une lutte efficace contre la corruption et l’impunité sous toutes leurs formes. Le processus d’élaboration dudit document de Stratégie a été conduit suivant une approche participative et inclusive. La cérémonie officielle de lancement de ladite Stratégie est prévue pour le jeudi 14 décembre 2023. 2. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la visite d’amitié et de travail de la délégation qu’il a conduite à Beijing, République Populaire de Chine. Une délégation malienne de haut niveau a effectué une visite de travail et d’amitié en République Populaire de Chine du 05 au 11 décembre 2023. Au cours de la visite, les parties malienne et chinoise se sont félicitées de la parfaite convergence de vues entre les Autorités des deux pays sur de nombreux sujets internationaux et régionaux, notamment ceux relatifs aux principes fondamentaux de la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats. Elles ont déploré la politisation et l’instrumentalisation de
2ème édition de l’hivernage tour du mouvement politique et citoyen « An-Biko » : LA COMMUNE V REMPORTE LE TROPHEE
Le résultat de la 2ème édition de l’hivernage tour du mouvement politique et Citoyen « An-Biko » est tombé le samedi 11 novembre dernier. C’est la Commune V qui a remporté le trophée de la Commune la plus propre du District de Bamako, devant les Commune I et VI. Elle a empoché une enveloppe d’un million de Fcfa, contre la moitié pour la Commune I et 300. 000F cfa pour la Commune VI. Les trois autres Communes de la Capitale ont reçu chacune 200. 000F cfa. Pour rappel, le lancement de l’édition de cette année a eu lieu le 04 juin dernier, en Commune VI du district de Bamako. Avec comme objectif de rendre propre les six Communes du District et d’éviter que la pluie ne cause pas des dégâts humains et matériels pendant les trois mois de l’hivernage, en curant des niveaux et des collecteurs qui traversent la ville de Bamako. Durant ces trois mois, des opérations de nettoyage, curage des caniveaux et des collecteurs et de ramassage d’ordures ont ainsi été organisées dans toutes les Communes, sous la supervision d’une commission de suivi et évaluation, mise en place par le mouvement politique et citoyen « An-Biko ». La cérémonie de clôture de cette 2ème opération s’est déroulée à Korofina, en Commune I du District de Bamako, le 11 nombre dernier. C’était présidé par la vice-présidente, Mme Touré Binta Niane qui avait à ses côtés des membres du Conseil National de Transition, des élus communaux et le Secrétaire Général du mouvement politique et citoyen « An-Biko » Mahan Sidibé et des représentants des autorités coutumières et religieuses de la Commune I. L’initiative du mouvement An-Biko est une action citoyenne qui ne peut que favoriser la culture de changement de comportement au sein de la population. Ce projet de l’hivernage tour a permis de mobiliser les populations autour d’une action citoyenne, de mettre en compétition les sous-comités de base dans le domaine de l’assainissement, rendre propre les différents quartiers des Communes du District et incarner la culture citoyenne aux militants et sympathisants du Mouvement « An-Biko ». Siné S. TRAORÉ

