Quelque 22 nouveaux cas de Covid-19 enregistrés dimanche au Mali

Bamako, 31 Janv (AMAP) Les services de santé ont enregistré, dimanche, au Mali, 22 nouveaux cas de Covid-19, sur 1.273 échantillons prélevés, indique le ministère de la Santé et du Développement social.

Le communiqué quotidien du département en charge de la Santé, indique qu’au même moment, on note 08 patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures.

Le ministère précise que les cas positifs du jour proviennent des Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako) et celle Tombouctou (Nord). Mais aussi, dans les Communes IV, V et Vl dans la capitale, Bamako.

Au total, le Mali compte 8.091 cas confirmés de Covid-19 sur lesquels 5.945 patients ont recouvré la santé. On déplore 330 décès.

AT/MD (AMAP)

Le Mali 129e dans le classement 2020 de Transparency international

Bamako, 31 Janv (AMAP) Le Mali occupe le 129è rang sur 180 pays, dans le classement 2020 de Transparency international, contre la 130è place au classement de 2019, indique le rapport de l’ONG internationale de lutte contre la corruption publié le 28 janvier dernier.

Dans le classement des pays africains, dont les efforts de lutte contre la corruption ont été évalués, en 2020, le Mali vient à la 29ème place sur les 54 candidats. Les quatre premiers champions de la lutte contre la corruption en Afrique sont les Seychelles, le Botswana, le Cap-Vert et le Rwanda. Le Sénégal est 8ème, le Burkina Faso 14e et la Côte d’Ivoire 20e .

A travers l’Indice de perception de la corruption (l’IPC), l’ONG Transparency international classe 180 pays et territoires, en fonction du niveau de corruption dans le secteur public, tel qu’il est perçu par les experts et les hommes d’affaires.

L’Indice utilise une échelle de zéro à 100 dans laquelle zéro correspond à un système très corrompu et 100 à un système très faiblement corrompu.

Selon Transparency international, les données de 2020 montrent qu’en dépit de certains progrès, la plupart des pays ne parviennent toujours pas à lutter efficacement contre la corruption.

Le Mali marque un score de 30 sur l’IPC. Les pays en tête du classement mondial de l’IPC, ceux qui ont un niveau de corruption très faible, ont un score de 88. Il s’agit du Danemark et la Nouvelle-Zélande suivis par la Finlande, Singapour, la Suède et la Suisse, avec un score de 85 chacun.

Les pays en bas du classement sont le Soudan du Sud et la Somalie, suivis par la Syrie, le Yémen et le Venezuela.

MDD/MD (AMAP)

 

Mali: Tendance baissière de la Covid-19 avec six cas et un décès samedi

Bamako, 31 Janv (AMAP) La courbe de contamination au coronavirus connaît une baisse remarquable depuis quelques jours, au Mali où les services de santé ont enregistré, samedi, six nouveaux cas sur 455 échantillons testés et un décès, selon le ministère de la Santé et du Développement social

Le communiqué quotidien du département en charge de la Santé, indique qu’au même moment, on note 38 patients guéris au cours des dernières 24 heures.

Les malades du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest) et celle de Koulikoro, près de Bamako) ainsi que dans les Communes lll, lV, V et Vl du District de la capitale malienne.Ces nouvelles données portent le nombre de cas positifs, au Mali, à 8.069, sur lesquels 5.937 patients sont guéris de la maladie contre 330 décès.

AT/MD (AMAP)

Mali : Le Conseil national de transition adopte un accord de financement en faveur de l’Energie

Bamako, 31 Janv (AMAP) Le Conseil national de transition (CNT) a adopté, samedi, le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement entre le gouvernement et l’Association internationale de développement (IDA) relatif au programme de financement de la politique de développement du commerce régional de l’énergie en Afrique de l’Ouest-Mali.

Par cet accord, l’IDA accorde au gouvernement malien un financement d’un montant de dix-huit milliards cent quatre millions quatre cent treize mille deux cent (18.104.413 200) Fcfa. Le financement est assorti d’un don de 16,5 milliards de Fcfa.

Les membres du Conseil national de transition présents et par procurations, en séance plénière, dans la salle Djéli Baba Sissoko, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), ont accordé, à 101 voix pour, zéro contre et zéro abstention, leur quitus au gouvernement en faveur de ce financement destiné à assurer aux populations la fourniture de l’énergie.

L’adoption de cet accord est intervenue après la demande de la Commission du développement rural, de l’environnement, de l’assainissement, de l’eau et de l’énergie et des explications détaillées fournies par le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.

Aux termes de leurs discussions, les membres du CNT ont, ainsi, adopté le projet de loi ratifiant l’accord de financement entre le gouvernement malien et l’IDA, le guichet du Groupe de la Banque mondiale pour les pays à faible revenu.

Ce projet de loi, initié par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a été adopté par le Conseil des ministres le 21 janvier dernier.

Le projet vise le remboursement du marché régional de l’électricité au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En effet, dans le cadre de la recherche de solutions aux problèmes de paiement de factures d’électricité, en tant qu’importateur, ou de non fourniture de la puissance électrique, une directive de la CEDEAO a été créée et est relative à la sécurisation des échanges transfrontaliers d’électricité.

Pour la mise en œuvre de cette directive, la Banque mondiale a proposé deux instruments : la mise en place d’un programme d’aide budgétaire régional d’un montant de 300 millions de dollars et la création d’un Fonds renouvelable de soutien aux liquidités (FRSL) axé sur le commerce de l’électricité dans la région, afin de renforcer la liquidité des acteurs.

Le remboursement de ce prêt va s’étaler sur une période de trente-deux ans, après un délai de grâce de six ans.

OD/MD (AMAP)

Koro : L’économie locale asphyxiée par l’arrêt du trafic routier entre le Mali et le Burkina Faso

Koro, 31 Janv (AMAP) Il y a plus d’une année que le trafic routier entre le Mali et le Burkina Faso, sur la Route nationale (RN15) est interrompu pour causes d’insécurité et de sabotage des ouvrages de part et d’autres de la frontière. Cet interruption du trafic sur cette voie, communément appelée «  La route du poisson » ou encore « la route Liptako-Gourma » à partir de la frontière du Burkina Faso, a eu un impact négativement le quotidien des populations du Cercle de Koro et de toute la Région de Mopti (Centre).

Cet axe routier était la principale voie de ravitaillement de toute la Région de Mopti et une grande partie des Régions de Ségou et Gao. De nombreuses activités économiques s’étaient développées autour de cet axe routier. Les conséquences de l’arrêt du trafic sur l’axe Mali-Burkina Faso, à partir de la RN15 sont perceptibles à tous les niveaux : les denrées de première nécessité se font rares sur le marché de Koro, les prix de plusieurs articles ont connu des augmentations vertigineuses, de nombreux jeunes, qui menaient de petites activités liées au trafic sur cet axe, sont au chômage, les agents des services des Douanes et de transit sont au chômage technique, les transporteurs et les commerçants broient du noir.

Sur le plan économique, c’est un manque à gagner pour l’Etat. En temps normal, cette route faisait rentrer, annuellement, près de 200 millions de francs Cfa au Trésor public, selon le chef de bureau des douanes de Koro, l’inspecteur Mory Koita. Malheureusement, depuis janvier 2020, il n’y a plus de perception au niveau du bureau des douanes de Koro car le trafic est totalement à l’arrêt.

A coté des services des douanes, les agences de transit ont, aussi, du mal à joindre les deux bouts. Pour Assimi Dama, chef d’antenne d’une société de transit à Koro, la fermeture de cette route est un désastre économique pour le Cercle de Koro mais, aussi, pour toute la Région.

Selon lui, c’était inimaginable que cette route puisse être fermée pendant plus d’une année. Tous les échanges avec les pays voisins, à partir de la RN15, sont bloqués, Ce qui a eu des répercussions sur le coût du transport et, par ricochet, le prix des denrées de première nécessité.

Avant l’arrêt de la circulation sur cette route, le transport de personne entre Koro (Mali) et Ouahigouya (Burkina Faso) était de 2.000 Fcfa pour 97 km. De nos jours, il est de 20.000 Fcfa pour plus de 500 km, en faisant le détour par Bénena. L’arrêt du trafic a contraint une compagnie à affecter certains de ces agents à d’autres bureaux opérationnels à travers le pays.

Sékou Sawadogo, habitant de Koro nous a expliqué que cela fait plus d’une année qu’il n’a pas pu rendre visite à ses parents qui sont à seulement 45 km de Koro, dans le village de Thiou, au Burkina Faso. Il n’est pas seul dans cette situation. De Nombreux habitants de Koro, originaires du Burkina Faso, sont séparés de leur famille, du fait de l’arrêt du trafic routier entre les deux pays, à partir de Koro.

A ceux-ci, s’ajoutent les commerçants qui souffrent le martyre dans cette situation. Le président de la Chambre local de commerce de Koro nous a expliqué que de nombreux commerçants ont vu leur chiffre d’affaires chuter, suite à l’arrêt du trafic avec le Burkina Faso. Le coût du transport a augmenté et les prix des produits ont surenchéri.

Or, malheureusement les populations qui n’arrivent pas à exercer leurs activités économiques traditionnelles (Agriculture et Elevage), à cause de l’insécurité depuis plus de quatre ans, vivent dans la précarité. Le pouvoir d’achat des populations a beaucoup baissé et elles ne sont pas à mesure de se procurer certaines denrées surtout de suivre la courbe ascendante des prix.

Le président de la Chambre local de commerce de Koro a lancé un appel de détresse aux autorités du Mali, « pour une reprise dans, un bref délai du trafic routier sur le tronçon Koro-Burkina Faso ».

Le cercle de Koro ploie sous le poids des conséquences de plus de quatre ans de conflits communautaires et d’attaques djihadistes. L’arrêt du trafic sur la RN15 constitue un véritable danger qui pourrait plonger toute la zone dans une situation humanitaire catastrophique.

Comme pour rappeler le danger permanent qui guette les populations de cette zone, un véhicule mini bus, en provenance de Bankass, a heurté un Engin Explosif Improvisé (EEI) mardi dernier, vers 9heures, au niveau du pont Parou, dans la Commune rurale de Bara Sara, sur la RN15, selon une source locale.

Le bilan est de quatre morts et trois rescapés parmi lesquels deux femmes, selon notre source qui précise que les malfaiteurs ont placé la mine au beau milieu du pont.

Une équipe de l’Escadron de la gendarmerie de Bandiagara s’est rendue sur les lieux afin de ratisser la zone et de faire évacuer, à Bandiagara, les corps et les rescapés.

Ici, on mesure l’impérieuse nécessité pour tous les acteurs de conjuguer leurs efforts afin de trouver une solution urgente à cette situation. De l’avis de plusieurs habitants, la solution devra être bipartite entre le Mali et le Burkina Faso car, l’insécurité et le sabotage des infrastructures routières persistent dans les deux pays.

Certains avancent la solution des escortes militaires, pour sécuriser les personnes et leurs biens, depuis Ouahigouya (Burkina Faso) jusqu’à Mopti (Mali), à court terme. Cela, afin de rassurer les usagers et les commerçants à emprunter, de nouveau, cet axe.

D’autres pensent qu’il faut installer des bases militaires, de part et d’autre de la frontière, à long terme et s’organiser nettoyer la bande frontalière à travers une présence de l’Etat.

En attendant une solution durable, pour leur survie, les populations s’approvisionnent en denrées de première nécessité, au compte-goutte, avec des tricycles qui empruntent des pistes rurales semées de dangers.

Il est important de signaler que tous les autres bureaux des Douanes et de transit de la zone parviennent à travailler, malgré l’insécurité, sauf ceux de Koro. Cela depuis plus d’une année, en dépit des cris de cœur des populations sinistrées.

AMAP-Koro

Tronçon Bamako-Sikasso : Business des thérapeutes dans les bus

Par Oumar DIAKITE

Bamako, 30 Janv (AMAP) Aux fausses allures de psychologues, des thérapeutes gagnent de l’argent, en vendant leurs produits de médecine traditionnelle dans des bus de transport inter urbain, entre Bamako et Bougouni, sur le tronçon Bamako-Sikasso.

Pour avoir raté notre convoi d’une mission officielle à Sikasso, le 27 janvier dernier, nous avons été contraint d’emprunter un bus d’une compagnie de transport inter urbain. La réalité dans ce bus est stupéfiante !!! Notamment pour celui dont c’est la première fois de se rendre dans une localité, sur ce tronçon, à bord d’un véhicule de transport collectif.

Une fois à l’auto gare, on nous fait savoir qu’il fallait attendre le bus de 14 heures. Nous sommes arrivés aux environs de 11h30, croyant obtenir une place dans le véhicule de midi.

Nous avons réussi à s’infiltrer dans le bus de 12 heures puisque, il nous fallait impérativement arriver à Sikasso, avant la nuit, ne connaissant pas la ville et ayant appris d’un responsable de la compagnie de cars qu’il faut six heures de route pour être à destination.

Dans le bus, deux minutes plus tard, deux hommes, en uniforme, se tiennent debout dans le bus. Subitement, ils s’engagent dans un jeu d’humour. Pour attirer l’attention des passagers. Ensuite, l’un des deux se présente comme étant un certain Amadou Maïga, avant de se lancer dans un commentaire de ses produits. « Je suis Dr. Amadou Maïga, domicilié à Magnambougou, qui vous parle. Le médicament que nous vous proposons s’appelle Sabu Gnuma, en gélules », annonce-t-il de go.

Amadou Maïga commence par un jeu de questions aux passagers sur une mauvaise pratique dont 95% des pratiquants seraient des femmes. Il promet de donner une poudre magique à la personne qui donnera la bonne réponse. Deux passagers se lèvent pour dire que c’est la sorcellerie. Exact.

Ainsi, après leur avoir offert le produit, comme prévu, Maïga s’est mis à « révéler et démystifier les secrets de la sorcellerie » tout en vantant les propriétés de ses produits, selon lui, « efficaces » contre le mauvais sort et plusieurs maladies courantes dans notre pays.

« Au-delà des produits contre la sorcellerie et le mauvais sort, nous avons des médicaments contre des maladies de l’estomac, les hémorroïdes, les coulées blanches de l’homme, l’impuissance sexuelle, la stérilité des femmes, les difficultés urinaires, les saignées provenant du sexe qui font mal, la fièvre, les infections oculaires », énumère-t-il.

Et de lancer, sur un ton convainquant, comme pour interpeller un auditeur précis : « Ne cache pas ton mal, car j’ai le médicament contre plusieurs maladies ». Séduits, plusieurs passagers se sont rués sur ces produits. Le sachet est vendu à 1.000 Fcfa.

Nos deux « vendeurs de miracles» descendent au poste de Sénou, à la sortie de Bamako. Quelques minutes après, un autre thérapeute monte dans le bus, pour prendre le relais. Lui, se fait passer pour un Traoré et commence par s’attaquer aux Diarra, qu’il dit être ses cousins à plaisanterie, selon la multiséculaire coutume d’ici.

Il n’en oublie pas de faire la promotion de ses produits. Entre temps, nous avons somnolé. Tout d’un coup, un jeune homme, assis à côté, nous réveille pour goûter une poudre du vendeur censé guérir de l’ulcère. Quelques usagers ont vite fait provision de ces médicaments « à base de plantes », soutient le vendeur. Notre tradipraticien ambulant descend, à son tour, à Ouélessébougou, près de 80 km de Bamako.

Arrivée au village de Sido, un autre s’invite dans le bus. Il s’appellerait N’Tjiba Koné. Il ne présente aux passagers qu’un seul produit en poudre de couleur noire qu’il appelle ‘’Furudimi Fura’’ (Contre les maux de ventre). Cependant, il explique que ce seul produit soigne plusieurs maladies connues et inconnues !!!

« Que celui qui veut acheter achète, celui qui ne veut pas ne l’achète pas… », lance N’Tjiba Koné pour avoir l’attention de la clientèle.

Selon certains passagers, il est un doyen du métier. « Il le fait depuis plus de 10 ans. Sa potion est mystique », nous dit un passager. Témoignage que semble confirmer la ruée des passagers sur son produit. Les sachets sont cédés à 500 et 1000 Fcfa. « Cette poudre est exceptionnelle. Elle soigne l’ulcère, les hémorroïdes, le diabète, les kystes, fibromes, pertes blanche, l’asthme, les infections urinaire, la fièvre typhoïde, le paludisme, la tension, les insuffisances ou faiblesses sexuelles, entre autres », criait le « thérapeute » avant de disparaitre du bus, à Bougouni.

Aux dires de plusieurs passagers, ces pratiques sont courantes dans les bus de transport inter urbain sur le tronçon Bamako-Sikasso.

Ces produits, supposés à base d’arbres provenant de la nature, sont-ils certifiés sans conséquence sur la santé humaine ? Un autre grand débat. En tout cas, certains voyageurs reconnaissent leurs effets positifs.

OD/MD (AMAP)

Crise cotonnière au Mali : Le ministre en charge de l’Agriculture à la recherche d’un dénouement heureux 

Bamako, 30 Janv (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mohamed Ould Mahmoud, a appelé les producteurs de coton des Régions de Sikasso et Koutiala, les 27 et 28 janvier dernier, à faire des propositions concrètes pour régler définitivement la crise qui secoue le secteur, a constaté l’AMAP.

Dans le cadre des assises nationales sur le coton, le ministre Mohamed Ould Mahmoud, à la tête d’une forte délégation d’acteurs du coton, a effectué une mission de supervision des ateliers régionaux des assises sur le coton, dans les filiales Sud et Nord-Est de la Compagnie malienne pour le développement textile (CMDT), à Sikasso et Koutiala.

Mohamed Ould Mahmoud a demandé aux paysans de travailler, pour relever, ensemble, le défi et, surtout, de dépasser les petites incompréhensions. « Nous allons travailler, main dans la main, pour que les choses soient transparentes, claires, que nous fixions les prix ensemble, que nous décidions, ensemble. Mais, le plus important est le produit du coton », a-t-il promis.

Le ministre a, aussi, instruit les producteurs à faire de meilleures propositions « pour résoudre, une bonne fois pour toute », la crise cotonnière. Selon lui, il y va de l’intérêt de tous les acteurs du coton.

« Nous n’allons pas accepter que la CMDT tombe dans les défaillances qui sont liées à de petites questions de détail pendant que nous avons beaucoup plus intérêt à être ensemble, à avoir plus de cohésion, à voir et regarder l’avenir, en faisant des propositions qui peuvent mieux apporter à l’Economie du Mali, au bien-être du monde rural et, même, à nos familles à Koutiala, à Sikasso ou ailleurs », a-t-il déclaré.

Le président de la Confédération des producteurs de coton de Koutiala, N’Fa Coulibaly, a abondé dans le même sens. Selon lui, c’est la troisième fois, en moins deux mois, qu’un ministre vient chez eux pour parler du coton. Il a invité les paysans à s’engager réellement pour trouver une solution définitive à la crise cotonnière qui n’arrange aucunement les acteurs du secteur.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a présenté et confié le nouveau PDG de la CMDT, Dr Nango Dembélé, aux producteurs de coton.

Les assises sur le coton ont été officiellement lancées le 18 janvier dernier. Elles doivent contribuer à la relance de la culture cotonnière en vue de la rendre compétitive, rentable, stable et durable.

OD/MD (AMAP)

 

 

CHAN 2021 : Le Mali en demi-finales

Bamako, 30 Janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont battu les Diables rouges de Congo, samedi soir. au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, après la séance des tirs au but (5-4) et se sont qualifiés pour le dernier carré de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) Cameroun 2021.

Les deux équipes se sont neutralisées (0-0) pendant le temps règlementaire et les prolongations. S’il n’y a pas eu de but dans le temps réglementaire, les occasions n’ont pas manqué.

Le premier quart de finale de la compétition n’a pas déçu en termes de spectacle. Après une phase de groupes au cours de laquelle il a dominé les débats dans le groupe A, le Mali a connu un quart de finale plus difficile face au Congo qui s’était qualifié, in extremis, lors de la dernière journée.

Compteur remis à zéro pour le «Top 8», ce sont les parades de Pavelh Nzdila qui ont mis à mal les attaques de Issaka Samaké, Moussa Koné ou encore Demba Diallo. De son côté, Djigui Diarra a du faire face à Maleka, Bintsounka et Gbouemenika. Les Congolais ont affiché une meilleure allure. Ils ont fait preuve d’une grande solidité défensive et hissé leur niveau de jeu.

Le Mali a manqué de se faire surprendre à 5 minutes de la prolongation lorsque le nouvel entrant Mukombo, parti à toute vitesse sur la gauche, a effectué un crochet intérieur pour se mettre sur son pied d’appui et a frappé fort. Mais son ballon est stoppé par la défense des Aigles.

Les tirs au but du Mali ont été inscrits par Issaka Samaké, Moussa Kyabou, Makan Samabaly, Mamadou Doumbia et Mamadou Coulibaly. Les tirs au but congolais ont été marqués par Julfin Ondongo, Hardy Binguila, Yann Mokombo et le gardien Pavelh Ndzila.

Le milieu de terrain des Aigles, Sadio Kanouté a été élu Homme du match.

En demi-finale, les Aigles affronteront le vainqueur du match Guinée-Rwanda, prévu ce dimanche 31 janvier, à 19h.

LMD/MD (AMAP)

 

 

 

La Banque atlantique Mali s’engage à financer l’entreprenariat féminin

Bamako, 29 Janv (AMAP) Le directeur de la Banque atlantique Mali, Habib Bledou, et la directrice régionale de Proparco pour l’Afrique de l’Ouest, filiale de l’Agence française de développement (AFD), dédiée au secteur privé, Fatoumata Sissoko-Sy, ont signé, jeudi, une convention de garantie Euriz de 500 millions de Fcfa, destinée à favoriser l’octroi de crédits à terme aux Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes, principalement détenues par des femmes.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de financement intitulé : «Entreprenariat féminin, la Banque atlantique s’engage !». Lancé en mars 2020, il est doté d’une enveloppe d’un milliard de Fcfa. A travers cet accord avec le groupe AFD, la Banque atlantique s’engage à financer des projets de développement portés par des femmes, tous secteurs confondus.

Pour le directeur général de la Banque atlantique Mali, ce partenariat confirme l’engagement de son institution dans le financement de l’entrepreneuriat féminin, à travers l’accompagnement des PME et le développement de solutions de financement innovantes des entreprises détenues par les femmes.

Habib Bledou a, aussi, rappelé que la Banque atlantique, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, avait lancé, l’année dernière, une offre afin de favoriser et développer l’entrepreneuriat féminin au Mali. Il s’agissait de mettre en place des lignes de financement adaptées pour des projets bancables portés par des femmes entrepreneures.

Cette initiative a tout de suite inspiré le groupe AFD, à travers Proparco qui, depuis, a mis les bouchées doubles pour accompagner cette action via une garantie portefeuille. «Grâce à cette synergie, nous espérons pouvoir financer jusqu’à une trentaine de femmes entrepreneurs cette année via cette enveloppe d’un milliard de Fcfa garantie par Euriz à hauteur de 500 millions de Fcfa» a expliqué M. Bleou.

“Les PME représentent jusqu’à 90% des entreprises au Mali. Elles constituent l’essentiel du tissu économique malien et sont, par conséquent, un segment de clientèle important et même stratégique pour les institutions financières”, a dit Fatoumata Sissoko-Sy.

Les femmes font face à plusieurs difficultés lorsqu’elles doivent faire financer leurs projets par des banques. Une de ces difficultés, est le manque de garanties foncières. Cette garantie d’un montant de 500 millions de Fcfa prévoit de faciliter l’accès aux crédits des femmes entrepreneures avec un objectif total de financement d’un milliard de Fcfa.

La directrice de Proparco a expliqué que Euriz est un dispositif développé par le groupe AFD, avec le soutien de l’Union européenne et du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique permettant aux institutions financières de couvrir, partiellement, leur risque de crédit.

Ce projet intègre l’initiative française Choose Africa du groupe AFD en faveur des PME africaines. Il doit soutenir le développement des PME, en facilitant leur accès aux crédits et en favorisant la création d’emplois.

Le représentant de l’UE a salué cette initiative qui permettra à plusieurs opérateurs économiques maliens d’avoir accès à un financement afin de développer davantage leurs activités, d’accroitre leur production et de créer plus d’emplois durables. “Le gouvernement du Mali, avec l’appui des partenaires techniques et financiers et le secteur privé, devra certainement contribuer à ce que cela ne soit pas un exemple isolé car les pays de l’UE sont persuadés que celle-ci représente la voie à suivre pour un développement économique durable et inclusif du pays”, a déclaré Mitia Gorguinpour.

ADS/MD (AMAP)

 

 

La douane malienne a saisi six tonnes de cannabis à Koutiala (Sud)

Bamako, 30 Janv (AMAP) Les services de la direction régionale des douanes de Koutiala (Sud) ont saisie, mardi dernier, six tonnes de cannabis d’une valeur marchande estimée à 16 milliards de Fcfa, dans le secteur de Karangasso, à 45 km de Koutiala, dans le Sud du Mali.

Selon les précisions des services douaniers, c’est suite à des informations reçues que les douaniers se sont rendus dans un hameau de la localité de Karangasso. Une fois sur place, les douaniers ont découvert deux maisonnettes servant de magasin, dont la fouille a permis de découvrir plusieurs sacs contenant des briques de cannabis.

Cette importante saisie a été réalisée par des inspecteurs et contrôleurs des douanes, Abdoul Karim Dembélé, Amadou Diadié Coulibaly, Ousmane Koussoubé et Soumaila Niono.

MT/MD(AMAP)

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