« La Conférence d’Entente nationale est un train qui démarre » (président Keïta)

Bamako, 27 mars (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta a présidé lundi l’ouverture officielle des assises de la Conférence d’Entente nationale exprimant, à cette occasion, son souhait de voir les absents rejoindre le processus qui est censé aboutir à des recommandations en vue d’une Charte entre Maliens.

« La Conférence d’Entente nationale est un train » qui ne fait que démarrer, a notamment déclaré le président Keïta en précisant qu’il serait loisible à tous les acteurs de le prendre en marche.

Selon le président Keïta, le plus important est que l’on puisse aboutir au terme des assises à une paix durable et à une véritable réconciliation entre tous les fils du pays.

La Conférence d’Entente nationale est une disposition de l’Accord pour la paix et la réconciliation signé entre le gouvernement et les deux principaux groupes armés du pays que sont la Plateforme et la Coordination des mouvements armés (CMA).

Ce dernier groupe, considéré comme l’un des acteurs clés de la paix au Mali, n’était cependant pas représenté lundi à l’ouverture des travaux de la Conférence. Idem pour les partis politiques d’opposition représentés à l’Assemblée nationale.

Si l’opposition politique justifie son absence par le fait que la conférence n’est « pas porteuse d’un dialogue refondateur inclusif », les représentants de la CMA reprochent à la partie gouvernementale de n’avoir pas été associés à la préparation de la rencontre.

Pour la CMA, il n’a pas été tenu compte de certaines de ses préoccupations « majeures » relatives notamment à la question de l’Azawad et à des « préalables » qui auraient été soumis au gouvernement pour la mise en place des autorités intérimaires dans les régions nord du pays.

AT (AMAP)

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