Anciens présidents

Modibo Kéita

MODIBO KEITA

Premier Président de la République du Mali (1960 – 1968)

Modibo Keita est né en 1915 à Bamako d’une famille musulmane pratiquante issue d’un lignage malinké. Comme d’autres futurs leaders africains il fait ses études à l’école William-Ponty de Dakar dont il sort, salve en 1936, about it major de sa promotion d’instituteurs. I1 est alors noté comme un  » instituteur d’élite, this très intelligent mais antifrançais, agitateur de haute classe, à surveiller de près « . Il enseigne dans les écoles de brousse puis à Bamako, Sikasso et Tombouctou. En 1937, animateur du groupe Art et Théâtre, il se moque, dans quelques-unes de ces piécettes qui font la joie du petit peuple des quartiers de la capitale, de la bourgeoisie et des représentants de l’autorité coloniale. Sur le mot d’ordre :  » Égalité avec les Blancs « , il crée, avec le Voltaïque Ouezzin Coulibaly, le Syndicat des enseignants d’A.O.F. (c’est en France la période du Front populaire). Il adhère au Bloc soudanais de Mamadou Konaté.

Peu après se situe l’épisode auquel il fera souvent référence : un séjour de trois semaines à la prison de la Santé, initiation désormais classique à la lutte anticoloniale. Après le congrès de Bamako (1946), au cours duquel est créé le Rassemblement démocratique africain (R.D.A.) dont Houphouët-Boigny devient le président, il est nommé secrétaire général de l’Union soudanaise R.D.A., la section locale. En 1948, il est élu conseiller général du Soudan puis, en 1953, conseiller de 1’Union française.

En 1956 il est le premier Africain à siéger comme vice-président à l’Assemblée nationale française. Il est secrétaire d’État en France d’outre-mer dans le cabinet de Bourgès-Maunoury (juin 1957) et à la présidence du Conseil dans celui de Félix Gaillard (novembre 1957). ). Au congrès R.D.A. de Cotonou (août 1958), il penche pour les thèses fédéralistes du leader nigérien Djibo Bakary.

Cette fascination pour l’unité sera illustrée par les dix-huit mois d’existence de la fédération du Mali dont il fut président dès sa création en janvier 1959. Mais la Fédération s’effrite avec le départ, au bout de trois mois de la Haute-Volta et du Dahomey. Le 3 juillet 1959 est créé à Dakar le Parti de la fédération africaine. Il en est le secrétaire général et Léopold Senghor le président. L’indépendance est proclamée le 20 juin 1960 et aux dires de Mamadou Dia, l’autre leader sénégalais qui fut son second, : « Modibo fut un élément déterminant, non seulement pour l’indépendance de la Fédération mais aussi pour celle de l’Afrique de l’Ouest…  » Au mois d’août, le retrait du Sénégal devient une réalité et son indépendance propre est déclarée après la destitution de Mamadou Dia par Modibo Keita. Sur le plan personnel, la rupture avec Léopold Senghor a aussi pour cause la désignation du chef du nouvel État fédéral indépendant. Modibo Keita devient alors président de la République malienne.

De son rêve fédéraliste il a gardé pour son pays, le Soudan, le nom de Mali, ancien empire médiéval de l’Ouest africain, et une solide rancune contre la France (rupture avec la Communauté le 22 septembre) à qui il reproche des arrière-pensées néo-colonialistes et une guerre d’Algérie à la frontière septentrionale de son pays.

On dit qu’il est l’inventeur de l’expression  » non-alignement « . En 1960, alors qu’il faut attendre encore un an pour que le dernier soldat français quitte le pays, il forme 1’Union des États de 1’Afrique de l’Ouest avec la Guinée de Sékou Touré et le Ghana de Kwame Nkrumah. Il est l’un des rédacteurs de la charte de I’OUA (Organisation de l’Unité africaine) créée en 1963. Son prestige lui vaut de jouer un rô1e de conciliation auprès du Maroc et de l’Algérie engagés dans la  » guerre des Sables  » (1964). Il signe la charte de Casablanca.

De 1965 à 1966, il normalise les relations du Mali avec ses voisins sénégalais, ivoiriens et voltaïques. Mais si son image a toujours été prestigieuse à l’extérieur du Mali, les difficultés économiques, la bureaucratisation grandissante et la mauvaise gestion administrative furent un obstacle à la participation de la majeure partie des couches populaires paysannes. Les exactions d’une milice répressive suscitent un mécontentement profond dans la population. Le 19 novembre 1968, un Comité militaire de libération nationale prend le pouvoir. Modibo Keita est envoyé dans une prison saharienne au camp de Kidal dans l’Adrar des Iforas à près de 1 500 kilomètres de la capitale, dans le nord-est du pays. Son procès, pourtant annoncé, n’aura jamais lieu. L’instituteur syndicaliste a été évincé par un ex-soldat de l’armée française, âgé de trente-deux ans, ancien enfant de troupe à l’école de Kati, le colone1 Moussa Traoré.

Soumis à un isolement continuel, ne recevant que quatre courriers par an, I’ancien président refusa toujours d’être libéré contre la promesse d’abandonner toute activité politique.

L’ancien président de la République malienne,  » instituteur en retraite  » selon la radio locale, Modibo Keita est mort le 16 mai 1977 à 1’hôpital de Bamako à l’âge de soixante-deux ans. Celui dont le général de Gaulle avait dit un jour, en raison de sa haute taille, qu’il était  » le seul chef d’État devant lequel il n’était pas obligé de baisser la tête pour lui parler  » était l’une des figures africaines les plus marquantes de la décolonisation et des années qui l’ont immédiatement suivie.

 

(Source : Bernard Nantet in Encyclopédie Universalis, 1978 (Vies et portraits) ; pp 600-601 ; extrait)

 

Le Président Moussa TRAORE

 

moussa traoré

Président de la République du Mali de 1968 à 1991

Né le 25 septembre 1936, l’ancien président Moussa Traoré a vécu cinq vies.

La première fut celle d’un jeune officier ordinaire qui fit ses études à l’Ecole des enfants de troupe de Kati avant de les poursuivre à l’Ecole préparatoire des Officiers d’Outre-mer. Il était aspirant lorsqu’il rentra au Mali nouvellement indépendant. Nommé sous-lieutenant en 1961, il passa lieutenant en 1963. Le Mali socialiste d’alors était engagé auprès de toutes les forces qui se battaient pour l’émancipation totale du continent et le jeune officier fut envoyé au Tanganyika (partie intégrante de l’actuelle Tanzanie) en qualité d’instructeur auprès des combattants de mouvements de libération. Rentré au Mali, Moussa Traoré fut affecté, toujours comme instructeur à l’Ecole militaire inter-armes de Kati.

La seconde vie de Moussa Traoré commença en 1968.

Contacté par un groupe de jeunes officiers inquiets de la dévalorisation croissante de l’armée et de la montée de la milice populaire devenue une institution para-militaire toute-puissante, il organisa avec ses compagnons le coup d’Etat du 19 novembre 1968 qui aboutit au renversement du président Modibo Kéita. Moussa Traoré fut porté à la présidence du Comité militaire de libération nationale, nouvel organe dirigeant du pays et il cumulera assez vite ces fonctions avec celles de chef de l’Etat. Mais malgré ces responsabilités, Moussa Traoré n’était que le premier parmi les égaux, le fonctionnement collégial du CMLN restreignant sa marge de prise de décision. Si bien qu’il n’apparaissait pas comme l’homme fort du pays, mais plutôt le pondérateur des luttes d’influence qui faisaient rage à l’intérieur du Comité.

La troisième vie de Moussa Traoré date du 28 février 1978. Ce jour là, il fit arrêter quatre de ses compagnons parmi lesquels deux (Tiécoro Bagayoko et Kissima Doukara) trainaient une réputation désastreuse au sein de l’opinion publique nationale et étaient considérés comme les faucons du CMLN. L’opération eut deux effets bénéfiques pour son auteur. Elle faisait de lui le véritable « Numéro un » du pays après la neutralisation des plus remuants de ses compagnons. Et surtout elle lui conférait une côte extraordinaire auprès de ses concitoyens qui jusque là l’avaient perçu comme un dirigeant un peu falot et velléitaire.

La quatrième vie de Moussa Traoré débuta lorsque s’acheva l’état de grâce qui avait suivi les événements de février 1978. L’agitation estudiantine de 1980 s’acheva sur la mort du leader du mouvement Abdoul Karim Camara dit « Cabral ». Le président Moussa Traoré dans cette crise avait dû se sentir bien démuni puisque le parti unique et constitutionnel qu’il avait créé l’UDPM n’avait su se poser ni en intercesseur, ni en mobilisateur de l’opinion publique. Moussa Traoré, qui était devenu général de brigade en octobre 1978 (il sera promu général d’armée en mars 1982) commençait alors son apprentissage de la solitude du pouvoir. Celle-ci allait lui faire abandonner ses réelles aspirations d’ouverture de 1978 pour se laisser enfermer peu à peu dans la logique du cénacle. Au début des années 90, cette logique atteignit sa forme la plus aboutie. Au-delà du parti et plus que le gouvernement, c’était un cercle restreint de proches et d’intimes qui exerçait la réalité du pouvoir et le guidait sur la conduite des affaires du pays.

Comme tous les leaders qui se sont laissés user par l’exercice de l’autorité Moussa s’est certainement à plusieurs reprises et pour des décisions importantes référé à son groupe de confiance avant d’agir. Il s’est de plus en plus coupé des réalités du pays, dont il ne perçut pas les modifications en profondeur. Il connut son chant du cygne en 1988, année où il assuma la présidence de l’Organisation de l’unité africaine en même temps que se fêtait le 20ème anniversaire de sa prise de pouvoir.

Deux ans plus tard, les associations politiques lançaient les revendications pour l’ouverture politique. Imperméable à l’air du temps, sourd aux avis favorables au multipartisme qui surgissaient au sein de son propre camp, Moussa Traoré laissa passer deux occasions historiques d’accepter l’ouverture et sans doute de la contôler. Voulant à tout prix retarder l’échéance jusqu’au congrès de l’UDPM de mars 1991, il se fit déborder par la montée des revendications. La répression sanglante de la marche estudiantine du 22 mars 1991 allait sonner le glas de son régime.

Renversé par le coup d’Etat du 26 mars, Moussa Traoré sera condamné à mort lors du procès « Crimes de sang » et du procès « Crimes économiques » (les peines furent ensuite commuées en détention à perpétuité). En ces deux occasions, il essaya de justifier et de valoriser sa gestion des affaires maliennes pendant 23 ans, mettant sa chute au compte d’un complot ourdi de l’extérieur. Le second procès le trouva aussi très plongé dans la lecture des Saintes écritures.

Pour entamer une cinquième vie ?

A la suite d’une grâce présidentielle décidée en sa faveur par le Président Konaré, Moussa Traoré a été libéré en 2002.

Alpha Oumar Konaré

Alpha Oumar Konaré

Président de la République du Mali de 1992 à 2002

Né le 2 Février 1946 à Kayes (Mali), de Feu Dougoukolo Konaré, instituteur et de Feue Binthily Diallo, ménagère, Monsieur Alpha Oumar Konaré est marié, depuis le 15 Juillet 1971, à Adame Ba, professeur d’Histoire, et est père de 4 enfants. Il est Professeur d’Histoire et d’Archéologie.

Etudes

Etudes Primaires

1951- 1957 : Ecole Régionale de Kayes Khasso

Etudes Secondaires

1957-1960 : Lycée Terrasson de Fougères de Bamako (Mali) et Collège des Maristes de Dakar (Sénégal)

1960-1962 : Collège Moderne de Kayes (Mali)

1962-1964 : Ecole Normale Secondaire de Katibougou, Section Lettres

Etudes Supérieures

1965-1969 : Ecole Normale Supérieure de Bamako, Section Histoire-Géographie

1971-1975 : Institut d’Histoire, Université de Varsovie (Pologne)

Diplômes

Diplôme de fin d’Etudes de l’Ecole Normale Secondaire de Katibougou, Section Lettres (Mali,1964)

Diplôme de fin d’Etudes de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako, Section Histoire-Géographie ; équivalence Maîtrise en Histoire- Géographie. (Mali,1969)

Doctorat-Es-Lettres (Spécialité Archéologie), de l’Université de Varsovie (Pologne, 1975)

Vie Professionnelle

1964-1965 :       Instituteur (Maître de Second Cycle) à l’Ecole Fondamentale de Kayes Khasso

1968-1969 :        Professeur Stagiaire à l’Ecole Normale Secondaire ( E.N.SEC.) de Badalabougou, Bamako

1969-1970 :       Professeur au Lycée de Markala, Mali

1970-1971 :       Professeur au Lycée de Badalabougou, Bamako

1974 :   Chargé de recherche à l’Institut des Sciences Humaines du Mali

1975-1978 :       Chef du Patrimoine Historique et Ethnographique au Ministère de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture (M.J.S.A.C.)

1980 :   Chercheur à l’Institut Supérieur de Formation en Recherche Appliquée (I.S.F.R.A), et Professeur au Département Histoire-Géographie de l’Ecole Normale Supérieure ( E.N.S.U.P) de Bamako

1981-1992 :       Expert Consultant de l’Unesco, de l’Institut Culturel Africain, (I.A.I), de l’ACCT et du PNUD

2002 :   Directeur de Recherche, Spécialité Histoire/Archéologie

Associations Professionnelles

1976 : Président de l’Association des Historiens-Géographes du Mali

1977 :   Président de l’Association Ouest-Africaine des Archéologues

1977 :   Membre du Conseil d’Administration du Centre Mondial d’Education Islamique de la Mecque

1989 : Membre du Conseil d’Administration de la Fondation Afrique en Création

1980-1992 :       Vice-Président du Conseil International des Sites et Monuments (ICOMOS)

1989-1992 :       Président du Conseil International des Musées (ICOM)

1996 :   Président du Comité politique de la Coalition Mondiale pour l’Afrique

1998 :   Co-Président de la Coalition Mondiale pour l’Afrique

2000 :   Membre du Comité Exécutif de la Fondation Gateway pour le Développement des Nouvelles Technologies, de l’Information et de la Communication

2000 :   Co-Président du « Groupe d’éminentes personnalités pour la lutte contre le trafic illicite d’armes de petit calibre et d’armes légères » ;

2001 :   Président d’Honneur de l’Union des Chercheurs d’Afrique de l’Ouest (UCAO).

2001 :   Membre du Jury International pour la Proclamation des Chefs d’Œuvre du Patrimoine Immatériel de l’UNESCO

2001 :   Co-Président du Partenariat de lutte contre la faim et la pauvreté en Afrique

2002 :   Membre du Groupe de Travail sur la Faim ; Projet du Millénium des Nations Unies

2001 :   Président de la Commission e-Africa (Nouvelles Technologies de l’Information, Siège Afrique du Sud.)

2002 :   Membre du Collegium International Ethique, Politique et Scientifique

Vie Militante

1967-1968 :       Secrétaire Général de la Jeunesse U.S.R.D.A de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako

1967-1969 :       Secrétaire Général du Comité du Syndicat National de l’Education et de la Culture (SNEC/UNTM) de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako

1967-1991 :       Militant du Parti Malien du Travail ( PMT), parti clandestin

1968-1969 :       Secrétaire Général de l’Association Des Elèves et Etudiants de l’Ecole Normale Supérieure (ADEENSUP)

1983 :   Directeur Fondateur de la Revue Culturelle « Jamana », du Journal des Jeunes, « GrinGrin » et de la Coopérative Culturelle « Jamana »

1987-1992 :       Membre Fondateur et Président de la Mutuelle des Travailleurs de l’Education et de la Culture, MUTEC

1989 :   Fondateur et Directeur de Publication du Quotidien « Les Echos »

1989 :   Membre du Bureau de l’Association Malienne de Lutte contre la Déficience Mentale (AMALDEME)

1989-1991 :       Président de l’Alliance des Intellectuels Maliens pour les Enfants

1990 :   Membre Fondateur de l’Association Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA)

1991 :   Membre Fondateur de la Radio Associative « Bamakan », première radio libre du Mali

1991 :   Membre Fondateur et Premier Président du Parti ADEMA, Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, ADEMA/PASJ

1991 :   Délégué de l’ADEMA/PASJ à la Conférence Nationale du Mali

Homme d’Etat

1978-1979 :       Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture

1979-1980 :       Ministre des Sports, des Arts et de la Culture

1992-2002 :       Premier Président élu de la IIIème République du Mali en 1992, réélu en 1997 pour un second mandat arrivé à son terme normal le 8 Juin 2002

1996 :   Membre du Groupe des Chefs d’Etat africains Médiateurs pour la Centrafrique

1992-2002 :       Président en exercice de l’Autorité du Bassin du Fleuve Niger (ABN)

1995-1998 :       Président de la Conférence des Chefs d’Etat de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS)

1999,2000 :       Président en exercice de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

1999,2000 :       Président en exercice de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)

2001-2002 :       Président en exercice du Comité Inter-Etats de lutte contre la Sécheresse au Sahel (C.I.L.S.S)

2002 :   Membre du Comité des 15 Chefs d’Etat et de Gouvernement chargés de la mise en œuvre du NEPAD

Distinctions

Titulaire de plusieurs distinctions décorations nationales, africaines et internationales dont :

› Grand Commandeur de l’Ordre National du Mali (1992)

› Docteur Honoris Causa de l’Université du Michigan (Etats-Unis d’Amérique,1998)

› Docteur Honoris Causa de l’Université de Rennes II (France,1999)

› Citoyen d’Honneur de la Ville de Montreuil (France, 2000)

› Citoyen d’Honneur de la Commune du Mandé (Mali, 2001)

› Citoyen d’Honneur de Miami et de l’Etat de Floride (USA, 2002)

› Ordre du Mérite de la Confédération Africaine de Football (18 janvier 2001.)

› Ordre du Mérite de l’Association Africaine des Comités Nationaux Olympiques, 2001

› « Life Time Achievement Award » ou Prix Kora. (Afrique du Sud, Novembre 2002)

Principales publications

Auteur de nombreux articles et préfaces et d’ouvrages dont :

› Le Concept du Pouvoir en Afrique, Ouvrage Collectif, Presse-Unesco, 1981.

› Bibliographie archéologique du Mali, Editions Imprimeries du Mali ( EDIM), 1981.

› Les Grandes Dates du Mali, en collaboration avec Adame Ba Konaré, EDIM, 1983.

› Les Constitutions du Mali, EDIM, 1983.

› Sikasso Tata, EDIM, 1983.

› Alpha avec vous, Recueil de Discours (1992-1997) de Son Excellence Alpha Oumar Konaré, Président de la République du Mali, Edition Afrique Presse Paris, 1997.

› Vision de presse, Editions Jamana, (tome 1 : 1997 ; tome 2 : 1998 ; tome3 : 1999.)

Sources : Secrétariat du Président Alpha Oumar Konaré (février 2003).

Amadou Toumani Touré

ATT Président de la République du Mali de 2002 à 2012

Amadou Toumani Touré est né le 4 novembre 1948 à Mopti, dans l’ancien Soudan français, où il fréquente l’école fondamentale. Entre 1966et 1969, il est inscrit à l’école normale secondaire de Badalabougou à Bamako pour devenir instituteur.

 

Finalement, il intègre l’armée en entrant à l’école interarmes de Kati. Au sein du corps des parachutistes, il grimpe rapidement les échelons. Après plusieurs stages en URSS et en France, il devient commandant des commandos parachutistes en 1984.
En mars 1991, après les manifestations populaires réprimées dans le sang, il participe au coup d’État contre Moussa Traoré, prend la présidence du Comité de transition pour le Salut du peuple et assure les fonctions de chef de l’État pendant la transition démocratique.
Il organise la conférence nationale (qui s’est déroulée du 29 juillet au 12 août 1991), puis des élections législatives et présidentielle en 1992. À l’issue de ces élections, il remet le pouvoir au nouveau président élu Alpha Oumar Konaré. On le surnomme alors le « soldat de la démocratie ».
Il fonde et dirige une fondation pour l’enfance.
En juin 2001, il est l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en République centrafricaine, après un coup d’État manqué contre Ange-Félix Patassé.

Formation militaire

› 1969 – 1972 : Elève officier à l’Ecole militaire interarmes (EMIA) de Kati au Mali ;
› 1974 – 1975 : Ecole Supérieure des Troupes aéroportées à Riazan en URSS ;
› 1978 : Centre National d’Entraînement Commando (CNEC) à Montouis en France ;
› 1989 – 1990 : Ecole Supérieure de Guerre Inter- armes (17ème Promotion) à Paris en France ;
› 1990 : Cours Supérieur Inter – armes (42ème Promotion) à Paris en France.

Sous – Lieutenant le 1er Octobre 1972, Amadou Toumani Touré, est successivement promu :

› Lieutenant le 1er Octobre 1974
› Capitaine le 1er Octobre 1978
› Chef de bataillon le 1er Janvier 1984
› Lieutenant – Colonel le 1er octobre 1988
› Général de Brigade le 08 Juin 1992
› Général d’Armée le 1er Octobre 1996

Président de la République – Premier mandat (2002-2007)

Le 1er septembre 2001, il demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l’armée. Il décide de se lancer dans la vie politique en posant sa candidature pour l’élection présidentielle de 2002. Il est élu président de la République le 12 mai 2002 avec 64,35 % des voix au second tour. Son adversaire Soumaïla Cissé, ancien ministre, obtient 35,65 % des voix.

Sa présidence est assez atypique, il n’appartient à aucun parti politique et son gouvernement regroupe tous les partis du pays. Lors de son élection en 2002, il nomme Ahmed Mohamed ag Hamani comme Premier ministre. Celui-ci démissionne le 28 avril 2004 et il est remplacé par Ousmane Issoufi Maïga.

Président de la République – Deuxième mandat (2007-2012)

Amadou Toumani Touré annonce sa candidature à l’élection présidentielle malienne de 2007 lors d’un déplacement à Nioro du Sahel le 27 mars 20072.
Soutenu par de nombreux partis politiques, dont quatorze sont rassemblés à l’initiative de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/Pasj) et de l’Union pour la république et la démocratie (URD), au sein de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) mais également par le Mouvement citoyen et plusieurs associations, le président sortant a axé sa campagne sur son bilan qu’il qualifie de positif, sur son modèle de gouvernance basé sur le consensus et sur un « programme pour le développement économique et social » autour de neuf priorités : le renouveau de l’action publique en matière de démocratie et de gouvernance ; une plus forte croissance économique avec à la clef un taux de croissance d’au moins 7 % l’an ; le développement du secteur privé ; celui des ressources humaines ; l’emploi des jeunes ; une plus grande implication des femmes dans le développement ; le soutien aux initiatives culturelles et au sport ; la participation des Maliens de l’extérieur au développement du pays et l’institution d’une diplomatie plus agressive.
Amadou Toumani Touré a été réélu président de la République le 29 avril 2007 dès le premier tour. Il a obtenu 71,20 % des votes, tandis que son principal concurrent, Ibrahim Boubacar Keïta, qui n’a recueilli que 19,15 % des voix, conteste, comme les autres candidats de l’opposition réunis au sein du Front pour la République et la démocratie, les résultats en raison de fraudes.
Dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, un peu plus de deux mois avant la fin de son mandat, il est renversé par un coup d’État. Les mutins du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État, dirigé par le capitaine Amadou Sanogo, dénoncent la gestion du conflit au nord Mali entre l’armée et la rébellion touareg.
Le 8 avril 2012, il annonce officiellement qu’il démissionne de ses fonctions présidentielles.

Exil

Il est depuis le coup d’État du 22 mars 2012 en exil au Sénégal.

Le 27 décembre 2013, le gouvernement malien a saisi l’Assemblée nationale, où siège la Haute cour de justice, pour juger l’ancien président Amadou Toumani Touré.

Décorations et Distinctions

Maliennes

› Chevalier de l’Ordre National du Mali (1981) ;
› Médaille d’Or de l’Indépendance du Mali (1992) ;
› Grand – Croix de l’Ordre National du Mali ;
› Prix Chaba SANGARE (2001) pour ses Actions Humanitaires en Commune IV du District de Bamako ;
› Prix du Rotary International ’Paul Harris Fellow’, Bamako, Mali ;
› Prix du Ciwara d’Exception, Bamako, Mali (1997) ;
› Médaille d’Or décernée par les Chambres Consulaires du Mali (Fév. 2011)

 

Etrangères

› Médaille de Sauvetage (USA)- Campagne contre la famine 1973 au Mali ;
› Lauréat du Diplôme de Promoteur de la Culture de la Démocratie en Afrique, remis par l’Observatoire Panafricain de la Démocratie (OPAD) – 12 juillet 1996 à › Lomé (Togo) ;
› Prix international « le Juste d’Or » décerné par l’Association SOS Injustice International (1994) ;
› Commandeur de la Légion d’Honneur – France (1994) ;
› Lauréat du 10ème Prix Leadership Afrique pour l’élimination permanente de la Faim (1996) ;
› Grand Officier de l’Ordre du Mérite Centrafricain (1996) ;
› Médaille Commémorative de la Campagne de la MISAB, Bangui (RCA), 1997 ;
› Grand Officier du Mérite du Tchad (1997) ;
› Grand Officier de la Légion d’honneur, France (1998) ;
› Docteur Honoris Causa de l’Université Internationale Euro-Américaine de Panama (2005) ;
› Grande Médaille de l’Ordre Mondial des Juristes (2005).
› Membre associé de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer de Paris (2007) ;
› Docteur Honoris Causa de l’Université de Lyon III (2007).
› Docteur Honoris Causa de L’Université de Moncton, Canada (2008) ;
› Médaille de l’Ordre José Marti de Cuba, Sept-Oct. 2009 ;
› Prix Kébé MBAYE pour l’Ethique, Sénégal, Avril 2011 ;
› Grand-Croix de l’Ordre national du Liberia, Avril 2011.
› Grand-Croix de l’Ordre Saint Charles de la Principauté de Monaco, Février 2012

Amadou Toumani Touré est marié à Madame Touré Lobbo née Traoré. Il est père de deux filles.
Source Wikipédia

Dioncounda Traoré

Dioncounda Traoré

Président de la République par intérim d’avril 2012 à septembre 2013

Né le 23 février 1942 à Kati, Dioncounda Traoré poursuit ses études à Kati, puis à Nara, Kayes et en France à Fréjus. Il obtient le bac au lycée Terrasson de Fougères à Bamako en 1961. Il poursuit ensuite des études supérieures et obtient un doctorat en Mathématique.

Formation académique

ETUDES PRIMAIRES

1948-1953 : à Kayes, Fréjus et Bamako sanctionnées par le CEPE

1955-1961 : Lycée Terrason de Fougères à Bamako sanctionnées par le BEPC et le BAC Mathématique Elémentaires

 

ETUDES SUPERIEURES :

1962-1963 : Faculté de langue Russe à Moscou

1963-1965 : Université d’Etat de Moscou (Faculté de Mécanique et Mathématiques)

1965-1970 : Université d’Alger (Faculté des sciences) Licence d’Enseignement

 

ETUDES POST-UNIVERSITAIRES

1970-1973 : DEA Analyse Numérique
DEA Algèbre
DEA Analyse Fonctionnelle et Topologie Algébrique

1971-1973 : Professeur au Lycée OKBA d’Alger

1973-1975 : Assistant à la Faculté des Sciences d’Alger

1975-1977 : Thèse de Doctorat de Spécialité en Mathématiques Pures «le problème de DIRICHELET pour l’équation de Poison dans des domaines convexes non bornés» à l’Université de Nice (France)
(Mention très Honorable).

Carrière administrative

1977-1980 : Professeur à l’Ecole Normale Supérieur de Bamako (ENSUP)

1980 : Arrêté pour activités Syndicales Déporté au Nord du Mali
Suspendu de ses fonctions jusqu’en 1982

1982 : Professeur de Maths à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Bamako (ENI)

1983 : Chef Option de Mathématiques

1984 : Chef DER des Sciences Fonctionnelles

1986 : Arrêté pour faits de grève

1991-19992 : Directeur Général ENI

1992-1993 : Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration

1993-1994 : Ministre d’Etat, Ministre de la défense

1994-1997 : Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangère, des Maliens de L’Extérieur et de l’Intégration Africaine

Activités politiques et syndicales

1960-1961 : Secrétaire général des Elèves au Lycée Terrason de Fougères

1962-1964 : Secrétaire à la presse de la S/des Elèves et Etudiants Maliens en URSS

1964-1965 : Secrétaire Politique de l’Association des Elèves et Etudiants Maliens en URSS

1965-1967 : Secrétaire Politique de l’Association des Etudiants Malien en Algérie

1967-1969 : Secrétaire Général de l’Association des Etudiants Maliens en Algérie

1977-1980 : Membre du Comité Syndicale de l’ENSUP

1980 : Co-président chargé de la Communication des Enseignants des Trois Ordres

1990-1991 : Vice-président chargé de la Presse et de la Formation de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA), Directeur de Publication «ALTERNANCE)

Mars 1991 : 2ème Vice Président du Parti ADEMA PASJ

Septembre 1994 : 1er Vice Président du parti ADEMA PASJ

Juillet 1997 : Elu Député à l’Assemblée /Circonscription de Nara

1997-2002 : Président du Groupe parlementaire ADEMA PASJ

2001-2012 : Président du Parti ADEMA PASJ
2002 : de nouveau candidat aux élections législatives dans la circonscription de Nara, il est battu.
2007 : Dioncounda Traoré est élu président de l’Assemblée nationale le 3 septembre 2007, par 111 voix, contre 31 pour Mountaga Tall du Congrès national d’initiative démocratique (CNID) et cinq bulletins nuls.

 

Candidat de l’ADEMA-PASJ à l’élection présidentielle de 2012

Figure de consensus, il est désigné candidat de l’ADEMA pour l’élection présidentielle de 2012, à l’issue des primaires face à des têtes comme Iba Ndiaye ou Sékou Diakité.
Président de la République du Mali par intérim d’avril 2012 à septembre 2013.

Dioncounda Traoré a été investi le jeudi 12 avril 2012, chef de l`Etat par intérim du Mali. Aux termes de l`accord négocié de la CEDEAO avec les putschistes du capitaine Amadou Haya Sanogo, le mandat de Dioncounda Traoré qui devait expirer dans un délai de 40 jours a été prorogé jusqu’à l’organisation d’élections présidentielles devant mettre un terme à la transition.

Formations militaires

1959 : Formation Militaire Elémentaire

1960 : Formation Militaire Supérieur 

1961 : Formation de Parachutiste